Tarbes. Le chômage en hausse de 26 %

Publié le par Adriana EVANGELIZT




Tarbes. Le chômage en hausse de 26 %


Pôle Emploi. Fin mars, il y avait 12.047 demandeurs d'emploi inscrits.



Fin mars, il y avait 12.047 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi, soit une progression de +26 % (1). « Un chiffre qui s'explique notamment par la fin de CCD et de missions d'intérim. Et aussi par des licenciements économiques. Même si on s'attend à un pic de licenciements économiques pour septembre-octobre », indique Catherine Guilbaudeau, directrice du Pôle Emploi. En effet, il y a actuellement de nombreuses mesures de chômage partiel, notamment dans l'industrie. Et, l'on sait malheureusement - l'exemple d'ESK le confirme - que le chômage partiel se transforme en ce moment un peu trop souvent en licenciements économiques. L'industrie, le bâtiment, l'intérim, sont les secteurs les plus touchés par la récession.


Dans le département, le chômage des jeunes est en très forte hausse : +33 % pour 2.108 demandeurs d'emplois de moins de 25 ans. « D'où la nécessité du plan jeunes. Nous travaillons beaucoup sur l'apprentissage, les contrats de professionnalistation », explique Catherine Guilbaudeau. Reste que les métiers de l'artisanat n'attirent guère les jeunes. Ensuite, les entreprises ne jouent guère le jeu de la formation. Les entreprises veulent des gens avec 10 ans d'expérience et payés au SMIC. Le Pôle Emploi finance pourtant la formation des jeunes.


« Souvent, les entreprises nous appellent pour des recrutements quand elles sont au pied du mur. Nous arrivons à satisfaire 94 % des offres mais on ne capte que 25 % à 30 % des offres d'emplois ». Catherine Guilbaudeau entend développer la force de prospection de son service auprès des entreprises.


Car le volume des offres d'emplois diminue de 8 %. Fin avril, le Pôle Emploi enregistrait 4.395 offres, surtout sur le bassin de Tarbes. Il y a une nette diminution sur Lourdes par rapport à 2008, année du jubilé. 40,6 % des offres sont supérieures à 6 mois, 16,2 % pour des CDI, les contrats aidés représentent 11 % des offres et l'intérim 9,4 %.

S'agissant des métiers en tension - c'est-à-dire où l'on a du mal à satisfaire les offres d'emplois - on retrouve toujours les mêmes secteurs d'activités. Ce sont ceux qui recrutent. à savoir : hôtellerie-restauration (cuisiniers, serveurs), santé (infirmiers, aides-soignants, orthophonistes), bâtiment (maçons, couvreurs, peintres), industrie (chaudronniers, soudeurs), et tous les métiers de bouche.


(1) Depuis le début de l'année, il y a eu 117 radiations administratives.


Sources La Dépeche

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