Obama-Sarkozy: les désaccords se multiplient

Publié le par Adriana EVANGELIZT

De toute façon, on ne peut pas comparer Obama et Sarkozy. C'est le jour et la nuit. On voit mal déjà Sarkozy tenir un discours d'une heure sans un bout de papier devant son nez. Ceci est déjà un détail de taille. Ensuite, il y a tout le reste. Les valeurs pour commencer. Il nous étonnerait fort qu'Obama se soit augmenté son salaire de 10 000 dollars dès qu'il aura été investi président. L'un est un Humaniste, l'autre un Matérialiste. Il est clair et net que Sarkozy préférait Bush, ce qui en soit est déjà un signe gravissime dans la déliquescence des valeurs. Et pour finir, puisqu'il est question du "voile", l'un est un tolérant, l'autre un intolérant clanique. L'un est calme, dit ce qu'il pense, est simple avec tous ses atouts naturels, l'autre est un grand nerveux, avec un Ego démesuré, moi je... moi je. On arrêtera là mais la liste est longue...





Obama-Sarkozy: les désaccords se multiplient



Entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui arrive à Paris dans quelques heures, les différends continuent de s'accumuler.

 

Après les débats sur l'entrée de la Turquie dans UE, sur l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan et sur la relance mondiale, voici le discours du Caire.

 

Le président américain a pris, hier, deux positions qui, à l'Elysée, ont sonné comme deux provocations, deux ingérences dans la politique intérieure française.

 

Sur le voile d'abord, interdit dans nos écoles publiques depuis une loi de mars 2004 (Nicolas Sarkozy était alors ministre de l'Intérieur).  

 

Barack Obama a déclaré: «Il est important pour les pays occidentaux d'éviter de gêner les citoyens musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple en dictant les vêtements qu'une femme doit porter (...) On ne peut dissimuler l'hostilité envers une religion derrière le faux-semblant du libéralisme

 

«Je rejette, a-t-il ajouté, les vues de certains en Occident» qui voient «comme une inégalité le fait qu'une femme choisisse de couvrir ses cheveux».

 

Sur le nucléaire ensuite, qui est au coeur de la doctrine militaire française.

 

Barack Obama a pris l' "engagement à ce (...) qu'aucun pays n'ait la bombe atomique."

 

Ce n'est pas nouveau, il l'avait déjà dit de façon plus développée à Prague, mais on avait espéré à Paris qu'il ne reviendrait pas aussi vite - et de cette façon - sur la question.

 

Il y a en outre l'imbroglio diplomatique concernant les cérémonies du 65ème anniversaire du Débarquement.

 

Non seulement la Maison Blanche a, officiellement, fait pression sur la France pour que celle-ci invite la reine d'Angleterre, mais, à en croire le Figaro de ce matin, elle ne dévoilera l'emploi du temps de Barack Obama qu'à la dernière minute.

 

On peut se consoler en lisant le New York Times.

 

Selon le quotidien américain, les relations entre Obama et Merkel sont encore pires...

Sources Blog Vincent Jauvert

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