Vol AF 447: les problèmes techniques confirmés mais le mystère reste entier

Publié le par Adriana EVANGELIZT

L'A330 possèderait-il des défaillances ? Un incident aurait eu lieu sur un avion du même type d'une compagnie australienne...


Vol AF 447: les problèmes techniques confirmés

mais le mystère reste entier



L'Airbus d'Air France disparu lundi au-dessus de l'Atlantique avec 228 personnes a bien connu des problèmes techniques, mais le mystère reste entier sur l'origine de la catastrophe, aucun débris n'ayant encore été retrouvé vendredi.


Pour avoir un aperçu des opérations menées par la petite armada d'avions et de navires qui sillonnent la zone du crash, un groupe de familles de victimes a fait une visite de quelques heures à Recife, sur la côte nord-est du Brésil.


Ce groupe d'une dizaine de personnes s'est entretenu au Centre de commandement avec "un pilote qui a participé aux recherches visuelles des débris", à quelque 1.000 km de la côte, a indiqué un porte-parole de l'Aéronautique, le général Ramon Cardoso.


Pour aider aux recherches, la France a annoncé l'envoi d'un sous-marin nucléaire d'attaque qui devra tenter de localiser les boîtes noires, une priorité pour comprendre les raisons de la disparition toujours mystérieuse de l'appareil qui s'est abîmé entre Rio et Paris.


Les incertitudes et les doutes ont été relancés après que le Brésil a admis jeudi soir que les débris retrouvés quelques heures plus tôt ne provenaient pas de l'Airbus, comme l'armée l'avait annoncé.


Le ministre français de la Défense Hervé Morin a réitéré que la piste terroriste n'était pas exclue.


Mais l'hypothèse d'un problème technique majeur de l'Airbus A330 a été renforcée avec la divulgation de premiers éléments de l'enquête française. Celle-ci a mis en lumière des problèmes dans la mesure des vitesses de l'avion, et poussé le constructeur Airbus à envoyer une recommandation à tous ses clients sur les procédures à suivre en cas d'incohérence des vitesses mesurées.


L'A330 possédait différents calculateurs afin de mesurer la vitesse et "il s'avère qu'il y avait une incohérence entre ces vitesses", a expliqué une porte-parole du BEA, chargé de l'enquête technique française sur la catastrophe.


L'avion avait transmis une série de messages automatiques de maintenance, faisant notamment état de différentes pannes de systèmes.


L'enquête a aussi permis de confirmer "la présence à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique" de phénomènes orageux caractéristiques des régions équatoriales.


Le mauvais temps régnait aussi vendredi sur la zone des opérations, compliquant la recherche visuelle des débris et contraignant l'armée à élargir son périmètres de recherche à cinq nouvelles zones où les conditions météorologiques étaient meilleures.


La flotille composée de douze avions, un hélicoptère et trois navires devait recevoir un renfort de taille : le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français l'Emeraude, qui devrait être dans la région "dans le courant de la semaine prochaine", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.


"Le but est de détecter les émissions acoustiques des boîtes noires à l'aide des sonars dont dispose le sous-marin", a-t-il dit en soulignant qu'il faudra néanmoins "un sacré coup de chance puisqu'on ne dispose pas de la position exacte du crash".


L'avion français "Atlantic Rescue D" s'est déjà joint vendredi aux recherches.


La justice française a ouvert vendredi une information judiciaire contre X pour "homicides involontaires" sur la disparition de l'Airbus d'Air France, a annoncé le parquet.


Un cabinet d'avocats basé à Londres, Stewarts Law, a également annoncé débuter une enquête, estimant que la disparition de l'Airbus aurait un lien avec un incident ayant eu lieu en octobre dernier sur un avion du même type de la compagnie australienne Qantas.


Sources AFP
 

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