Sarkozy-Obama, le rendez-vous de Normandie

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On en apprend un peu plus concrètement avec les articles du Figaro mais, de toute façon, rien que dans la politique internationale et notamment envers Israël, on voit bien que les orientations d'Obama sont différentes de celle de la France. Son discours du Caire aux musulmans du monde entier en est la preuve flagrante. Lui, il veut unifier là où d'autres passent leur temps à désunir. Ceux qui oeuvrent pour la paix seront appelés FILS DE DIEU... cette phrase prononcée par Yeshoua, citée par Obama n'est pas un hasard. Il faut savoir lire entre les lignes et comprendre tout ce qu'il ne dit pas. Mais une chose est sûre, c'est que tous ceux qui ne sont pas dans cette ligne en prennent pour leur grade. Or l'Humanité, à ce moment précis où tout va très mal, qu'attend-elle ? Des paroles d'apaisement et non des menaces de bombarder d'autres pays comme on nous le rabâche depuis des mois. L'attitude d'Obama est donc le contraire de celle de Sarkozy. Sur tous les sujets ou presque.





Sarkozy-Obama, le rendez-vous de Normandie


par Bruno Jeudy



Le président français ne verra pas son homologue américain à Paris. Leur rencontre ne durera qu'un peu plus de quatre heures lors des cérémonies du 65e anniversaire du Débarquement.

PEUT-ON séjourner dans la capitale d'un pays allié sans aller dire bonjour à son voisin ? Barack Obama, qui est arrivé vendredi soir à Paris et loge au 41 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans la résidence de l'ambassadeur américain, c'est-à-dire à quelques centaines de mètres de l'Élysée, n'a pas prévu de rencontrer son homologue français. Tout se passera en Normandie. À son arrivée à l'aéroport d'Orly, le président américain n'a pas souhaité d'accueil protocolaire. Du coup, c'est le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui s'est chargé d'aller le saluer. Barack Obama a ensuite rejoint la résidence de l'ambassadeur américain, où il a retrouvé pour une soirée privée son épouse, Michelle, et ses deux filles, Malia, 10 ans, et Sasha, qui aura 8 ans dimanche, arrivées dans un avion séparé vendredi en milieu d'après-midi.


Il faudra donc attendre ce midi pour voir les couples Sarkozy et Obama ensemble. Pour son séjour français, le président des États-Unis a privilégié la partie privée sur la diplomatie. Avec deux nuits et deux journées pleines en France, les numéros un américain et français ne se verront, a priori, qu'un peu plus de quatre heures. Le contact entre les deux hommes a beau, répète-t-on à l'Élysée, être « facile, chaleureux et amical », il reste pour l'instant uniquement professionnel.


Programme minuté


Les services de la Maison-Blanche ont décliné la proposition française d'une réception officielle samedi matin au palais présidentiel suivie d'une conférence de presse. L'accueil se déroulera donc, samedi midi, à Caen, en Normandie. « C'est la France qui a choisi de centrer cette journée sur la symbolique du Débarquement et il est donc normal que tout se passe à Caen et au cimetière américain de Colleville », explique le conseiller Jean-David Lévitte, plus diplomate que jamais. Le programme des festivités est calé à la minute près : vingt minutes de tête-à-tête à la préfecture de Caen ; un quart d'heure de point presse ; une heure de déjeuner. Place ensuite à la parade franco-américaine pour célébrer dans le cimetière de Colleville, en présence de vétérans, le 65e anniversaire du Débarquement allié. Une parade à laquelle participeront les premiers ministres britannique et canadien ainsi que le prince Charles, l'invité de dernière minute, qui représentera finalement sa mère, la reine d'Angleterre.


Sitôt la séquence normande terminée, Obama retournera à Paris, où il a prévu de passer la fin du week-end. Sans revoir Sarkozy. À l'Élysée, on renvoie avec agacement vers les services de l'ambassade américaine pour les questions concernant le « programme privé » de la famille Obama. Selon nos informations, le numéro un américain a prévu de visiter samedi soir la cathédrale Notre-Dame et, dimanche matin, le Centre Georges-Pompidou. Michelle Obama s'est concocté un programme parallèle. vendredi soir, elle devait visiter la tour Eiffel avec ses filles et, dimanche, faire du shopping chez Bonpoint, une marque chic de vêtements pour enfants. Entre-temps, la First Lady pourrait rendre visite à Carla Bruni-Sarkozy dimanche à l'Élysée.


Il n'est pas certain, en revanche, que Malia et Sasha Obama assistent aux cérémonies en Normandie. Elles pourraient à la place découvrir le Musée des arts premiers du quai Branly. Le plus récent des monuments parisiens, dont on doit la création à Jacques Chirac, était l'une des priorités de Barack Obama. Faute de temps, il ne devrait pas le visiter.


À ceux qui suggèrent que la popularité de l'Américain agace son homologue français, habitué à occuper seul le devant de la scène internationale pendant le crépuscule de l'Administration Bush, la réponse de l'Élysée claque : « Il n'y a aucune frustration. » Seulement de l'amertume. Et l'espoir qu'Obama accordera un peu de son temps privé pour une photo avec Sarkozy.


Sources Le Figaro  

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