AF 447: la mesure de la vitesse des A 330 sous examen, l'épave introuvable

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Si par malheur, la "disparition" de l'avion était due à un "défaut de fabrication", vous allez voir le scandale que cela va être pour Airbus. Car il y a déjà eu des anomalies signalées sur d'autres Airbus 330 mais apparemment, rien n'a été changé sur les avions, ON s'est contenté de donner des recommandations aux pilotes ! Voyez un peu le truc. Nul doute que les grossoums d'Airbus et d'EADS doivent se faire du mourron avec toutes les commandes qui ont été passées. Et le nombre d'avions en ligne. Il ne nous manquerait plus que ça.





AF 447: la mesure de la vitesse des A 330 sous examen, l'épave introuvable



L'enquête sur le crash de l'avion d'Air France Rio-Paris se concentrait samedi sur les problèmes de mesures de la vitesse de l'appareil, et des Airbus A330 plus généralement, alors que l'épave est toujours introuvable près d'une semaine après la catastrophe.


Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique française, a confirmé samedi que le vol AF 447, qui transportait 228 personnes dans la nuit de dimanche à lundi, avait rencontré de sérieux problèmes techniques, en particulier concernant la mesure de sa vitesse.


L'avionneur européen Airbus et les exploitants de l'appareil disposent de "programmes de remplacement et d'amélioration des détecteurs de vitesse" des A330, car des problèmes avaient été déjà rencontrés auparavant sur d'autres appareils de la gamme, a révélé le directeur du BEA Paul-Louis Arslanian.


"Sur l'A330, nous avons constaté un certain nombre de pannes de ce type (des détecteurs de vitesse, ndlr)", a-t-il indiqué. Les pannes, jusqu'à présent, ont amené Airbus à diffuser des consignes aux pilotes sur les mesures à prendre dans ces cas-là, a-t-il précisé.


"Cela ne veut pas dire que sans le remplacement, l'avion est dangereux, et qu'avec il ne l'est pas", a tenu à souligner M. Arslanian, notant que les incidents constatés "n'ont pas conduit à une perte d'altitude de l'avion" qui a été "récupéré" à chaque fois.


Le BEA avait révélé vendredi que, selon les premiers éléments de l'enquête, l'A330 d'Air France avait souffert d'une "incohérence" entre les vitesses mesurées par les calculateurs de l'avion, et Airbus avait diffusé à ce sujet une recommandation à ses clients.


Le lien entre ces problèmes de mesure de vitesse et la catastrophe n'est cependant pas établi et le crash demeure inexpliqué.


Les enquêteurs savent que l'avion a envoyé 24 messages techniques d'anomalies, avant de s'abîmer au milieu de l'océan Atlantique.


Vingt-quatre messages ACARS (messages d'anomalies, de pannes ou d'arrêt de système) ont été envoyés par l'avion lundi entre 2H10 et 2H14 GMT, a indiqué Alain Bouillard, chargé de mission auprès du directeur du BEA.


Le dernier message de position a été donné à 2H10 GMT. Selon M. Arslanian, différents systèmes, dont celui du pilotage automatique, ont été signalés "en panne ou en arrêt".


Ces messages envoyés par l'avion le sont même lorsqu'un système est arrêté "volontairement" par les pilotes, a-t-il souligné.


Par ailleurs, revenant sur les conditions météorologiques, Alain Ratier, directeur général adjoint de Météo France, a déclaré que "rien n'indique" que le vol ait rencontré sur son trajet "un amas orageux d'une intensité exceptionnelle" pour un mois de juin.


Parallèlement, la quête de débris de l'avion se poursuivait samedi. La flotille internationale d'avions et de navires a repris ses recherches dans la zone supposée du crash, à un millier de kilomètres environ des côtes brésiliennes.


Pour tenter de retrouver les boîtes noires, des moyens acoustiques prêtés par les Etats-Unis vont être acheminés vers la zone de recherches, a indiqué M. Arslanian.


La France a déjà dépêché le sous-marin nucléaire d'attaque français Emeraude --doté de sonars-- qui doit arriver sur zone la semaine prochaine, et un navire de recherches, le "Pourquoi pas".


Ce dernier transporte un sous-marin spécialisé dans les recherches dans les grandes profondeurs, le "Nautile", et un robot, le "Victor 6000", qui peuvent tous les deux opérer jusqu'à 6.000 mètres.


"Nous n'allons pas +taper+ au hasard", a souligné M. Arslanian, précisant que la zone de recherche se situait à cent miles nautiques à l'est de la dorsale médio-océanique où la profondeur des fonds est de 4.606 mètres.

 
Sources AFP

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