Villepin à Beyrouth pour exprimer la solidarité de la France

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il est bien que Jacques Chirac ait envoyé Dominique de Villepin au Liban pour exprimer la solidarité de la France et des Français à ce Pays crucifié au nom d'une idéologie destructrice. D'ailleurs qui aurait-il pu envoyer à part lui ? A bien y réfléchir qui est capable de représenter la France à l'étranger mieux que lui ? Il l'a déjà prouvé à l'ONU et à maintes reprises dans d'autres pays. Car il est bien évident, de surcroît, que ce voyage n'était pas sans risques car comme vous devez vous en douter, cette démonstration de solidarité de la France ne doit pas plaire à tout le monde. Aussi était-il encadré d'hommes en armes pour sa protection personnelle...

Oui, il est bien que le président Chirac ait eu ce courage car nous sommes les seuls dans l'immédiat à "essayer de faire quelque chose" même si c'est peu. Même si cela n'arrête pas les bombardements car ceux qui les pratiquent ont bien autre chose en tête que de libérer des soldats retenus en otage. Nous noterons que nous rapatrierons aussi 50 américains ce qui prouve notre solidarité bien que d'après un expert de l'International Crisis Group, Bush et son équipe n'ont rien fait pour arrêter la destruction du Liban, bien au contraire... "Israël n'a exprimé aucun intérêt pour un cessez-le-feu rapide et, de surcroît, les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils voulaient que ce conflit continue pour fournir à Israël une chance de l'emporter"... il est donc clair et net que la visite du Premier Ministre aura amené un peu de beaume au coeur à ceux qui vivent au Liban et à ceux qui doivent le quitter...

Villepin à Beyrouth pour exprimer "la solidarité de la France"

Dominique de Villepin s'est rendu lundi en visite éclair à Beyrouth pour exprimer la "solidarité de la France" au peuple libanais, alors que commençaient les premières évacuations de Français fuyant les violents affrontements entre Israël et le Hezbollah.

Après une entretien avec son homologue libanais Fouad Siniora dans le centre de Beyrouth, M. de Villepin a appelé à "une trêve humanitaire immédiate" pour mettre fin aux "souffrances de la population civile".

"Notre priorité, c'est le cessez-le-feu", a ajouté M. de Villepin dans une conférence de presse avec M. Siniora, tout en appelant Israël, "qui a le droit à se défendre, à faire preuve de la plus grande retenue".

M. de Villepin s'est ensuite rendu au port sur le Iera Petra, le ferry affrété par la France pour évacuer ses ressortissants au Liban désireux de quitter le pays.

Le navire devait appareiller de Beyrouth dans la soirée pour une première rotation vers Chypre, avec 1.250 personnes à bord, dont 800 Français (parmi lesquels 300 enfants), 400 ressortissants européens et cinquante Américains.

Dans une visite éclair de moins de dix minutes, le chef du gouvernement a prodigué encouragements aux passagers et remerciements aux personnels médical, diplomatique et militaire.

M. de Villepin a été applaudi plusieurs fois par les passagers durant sa visite sur le quai et dans le ferry.

Dominique de Villepin avait quitté Paris dans la matinée en compagnie de Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères. Il avait auparavant présidé une deuxième réunion de crise à Matignon avec le chef de la diplomatie française et le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.

Son voyage-éclair a été décidé à la demande du président de la République Jacques Chirac, qui l'a annoncé depuis Saint-Petersbourg (Russie) où il assistait au sommet du G8.

A l'issue de ce sommet, Jacques Chirac a estimé que le rétablissement de la stabilité au sud Liban devrait nécessiter "quelques moyens de coercition" pour désarmer les milices sur place.

Le ferry Iera Petra est l'une des pièces maitresses du dispositif d'évacuation des ressortissants français lancé samedi, qui comporte également d'important moyens militaires, mobilisant quelque 800 hommes.

La frégate Jean-de-Vienne doit arriver sur zone mercredi matin, et le transport de chalands de débarquement Siroco jeudi. Le Mistral, un navire doté d'importantes capacité hospitalières, a été "mis sous alerte à 24 heures", a précisé le ministère de la Défense.

Deux hélicoptère EC 725, bourré d'équipements d'auto-protection, et des avions de transport militaires sont également arrivés à Chypre, selon le ministère.

La visite du chef du gouvernement à Beyrouth est intervenue le jour même où le Liban était frappé par de nouveaux raids israéliens en riposte aux tirs de roquettes du Hezbollah sur son territoire, tandis que de nouvelles roquettes étaient tirées par la milice chiite sur Israël.

Au moins 43 personnes, dont neuf soldats libanais, ont été tués lundi par les raids israéliens, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées.

Au total, 192 civils ont été tués et 433 blessés au Liban depuis le début de l'offensive israélienne le 12 juillet.

La France compte quelque 20.000 ressortissants au Liban.

La situation au Liban préoccupe la classe politique française qui s'alarme des risques d'embrasement général au Proche-Orient et réclame des initiatives internationales.

Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jean-Baptiste Mattéi, la France doit évacuer ce lundi 1.250 personnes, dont 800 Français (parmi lesquels 300 enfants), 400 ressortissants européens et cinquante Américains souhaitant quitter le Liban, soumis à des bombardements israéliens.

"Plus de la moitié", soit environ 600 de ces ressortissants, avaient embarqué à 20H00 (17H00 GMT) à bord du premier ferry affrété par la France pour ces opérations, a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Stéphane Vogelsinger, de la mission militaire près l'ambassade de France à Beyrouth.

"Plus de 8.000 personnes, en majorité françaises, ont contacté l'ambassade française à Beyrouth pour demander une aide au départ", a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Vogelsinger, ce qui pourrait conduire à organiser "encore six rotations" entre Beyrouth et Larnaca (Chypre) dans les prochains jours.

L'embarquement se déroulait dans le calme dans le port de la capitale libanaise, et le départ pour Larnaca, initialement prévu autour de 19H00, devrait avoir lieu dans la soirée.

Sources : AFP

Posté par Samuel Davis Roth et Adriana Evangelizt

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phiconvers 21/07/2006 07:52

Pioché dans l'AFP ce matin :
L'Allemagne, publiquement contactée jeudi par Israël, pourrait être amenée à jouer un rôle de médiateur. Mais en absence de tout commentaire tant au gouvernement qu'au BND, les services de renseignement extérieurs, les informations sont indirectes. Le Berliner Zeitung écrit ainsi vendredi que les services allemands travaillent avec leurs homologues russes pour tenter d'obtenir la libération des soldats israéliens.
 
Voilà, ça ne fait pas de bruit mais ça fait avancer les choses : tout le contraire d'un show de Villepin

laetitia 19/07/2006 20:19

Je ne vois pas en quoi il décrédibilise la France? Il essaye simplement de faire avancer les choses et de rétablir la communication! N'est-ce pas la moindre des choses au vue des liens que nous entretenons avec ce pays? N'est-ce pas faire preuve de noblesse, de respect et de responsabilité politique?
 

phiconvers 18/07/2006 19:34

une fois de plus, Villepin fait son cinéma sans produire d'effet. Il contribue avec d'autres à décrédibiliser la France, en répétant des discours convenus qui ne font guère avancer les choses.