Villepin dénonce la violence au Liban

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Villepin dénonce la violence au Liban

et s'engage à améliorer le quotidien des Français

 

Sur le plan international comme sur le plan national, aucune pause n'est possible. Seul un travail de tous les jours nous permettra de trouver les solutions et d'apporter des résultats", a déclaré, lundi 31 juillet, le premier ministre lors de sa treizième conférence de presse mensuelle depuis Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Le visage grave, costume sombre et cravate noire, Dominique de Villepin a ouvert ses propos sur la situation du Liban. "Israël a annoncé un arrêt des bombardements aériens durant 48 heures. C'est pour la France un premier pas, mais un pas insuffisant au regard des enjeux actuels", a déclaré le chef du gouvernement.

"Nous devons tous ensemble redoubler d'efforts pour parvenir à la cessation immédiate des hostilités", a-t-il dit, estimant toutefois que les conditions pour l'envoi d'une force internationale n'étaient actuellement "pas réunies". Le chef du gouvernement a réaffirmé la position de la France, à savoir que l'envoi d'une force internationale sous mandat des Nations unies avec une éventuelle participation française n'aurait de sens qu'à la suite d'un accord politique entre les parties.

Il a qualifié de drame "injustifiable" le bombardement mené dimanche par l'armée israélienne sur la ville de Cana, au Liban sud, qui a tué plus de 50 civils dont une trentaine d'enfants. Pour M. de Villepin, "cet engrenage choque profondément chacun d'entre nous". "J'en suis convaincu, la violence appelle la violence, elle nourrit le sentiment d'injustice et de haine de toutes les parties", a-t-il souligné, se félicitant de "l'unité de vue" dans la classe politique française sur ce dossier.

AMÉLIORER LE QUOTIDIEN DES FRANÇAIS

Sur la situation nationale, M. de Villepin s'est fixé comme objectif pour les prochains mois que "chaque Français puisse constater" des "améliorations" au quotidien. "Pour cela, il est indispensable de garder le rythme de notre action au cours des mois à venir. Car je sais que trop de Français ont encore le sentiment que rien ne change concrètement pour eux, que leur situation ne s'améliore pas", a-t-il poursuivi.

Il s'est félicité des bons chiffres de l'emploi, se déclarant "totalement en phase" avec le ministre de l'emploi, Jean-Louis Borloo, présent au point de presse, aux côtés de Thierry Breton (économie), Catherine Vautrin (cohésion sociale et parité) et Azoug Begag (égalité des chances). "Avec Jean-Louis Borloo, nous partageons la même façon de faire de la politique, la même éthique de l'action gouvernementale, et surtout le même souci d'apporter des réponses à nos compatriotes", a déclaré M. de Villepin.

Le premier ministre a également souligné l'importance du "combat pour l'égalité des chances", car "il y va, selon lui, de notre pacte national". Rappelant qu'en novembre "la crise des banlieues a profondément marqué notre pays", il a déclaré qu'il fallait "faire en sorte que chacun, quelle que soit son origine, le lieu où il habite, le collège ou le lycée qu'il fréquente (...) ait la possibilité de se former en fonction de ses aspirations (...) et de trouver une place dans notre société".

Il a par ailleurs abordé le dossier Suez-GDF, pour lequel "il faut trouver le meilleur projet possible" et le dialogue social qu'il a souhaité "apaisé et constructif". Le premier ministre a notamment annoncé la tenue d'une "série de concertations" à la rentrée pour préparer le projet de loi sur la modernisation du dialogue social, souhaité par le chef de l'Etat.

Sources : Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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MERENGUE 01/08/2006 07:30

Danss a concertation, il a oublié le FN. Je suis fort étonné qu'il ait parlé de consensus sans avoir consulter le parti arrivé second aux dernières élections présidentielles. Snobisme ou aveuglement ?