Pour Sarkozy, Villepin a ordonné la manipulation dit Lahoud

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Clearstream: pour Sarkozy Villepin a ordonné

la manipulation, dit Lahoud



Imad Lahoud a déclaré mardi aux juges chargés de l'affaire Clearstream que Nicolas Sarkozy lui avait affirmé en 2004 que c'est "sur ordre" de Dominique de Villepin que cette "manipulation" a été "montée" contre lui, selon des extraits de son audition à paraître jeudi dans l'Est républicain.

Imad Lahoud, mis en examen dans cette affaire politico-financière et suspecté (BIEN : suspecté) d'être le falsificateur des listings de Clearstream, ce qu'il nie, a déclaré aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons qu'il avait rencontré M. Sarkozy à l'initiative de ce dernier, le 16 septembre 2004 "à Bercy" au moment où il était ministre de l'Economie et des finances puis le 8 décembre 2004 "à l'Assemblée nationale".

"Le 16 septembre, Sarkozy voulait savoir quel était mon rôle ainsi que celui de Denis Robert (journaliste, ndlr), qui de nous deux avait remis les lettres du corbeau au juge van Ruymbeke et si l'autorisation de la manipulation venait du Président de la République", a déclaré M. Lahoud.

Le 8 décembre, "il n'était plus question du Président de la République mais de Villepin qui, selon Sarkozy, avait demandé à Gergorin (Jean-Louis, ex vice-président d'EADS mis en examen) de monter cette manipulation", a dit l'ancien directeur scientifique d'EADS.

"Sarkozy m'a conseillé de lui dire tout ce que je savais parce que l'affaire allait éclater, que pour lui le corbeau était Jean-Louis Gergorin et que c'est sur ordre de Villepin que Gergorin m'a demandé de rajouter les noms sur le listing du corbeau" dont le sien et de "toutes les autres personnes apparaissant sur ces listings", a également déclaré M. Lahoud.

Nicolas Sarkozy, officiellement candidat à la candidature UMP pour l'Elysée depuis jeudi, a toujours nié avoir rencontré M. Lahoud. Son avocat, Me Thierry Herzog, a qualifié mardi les déclarations de M. Lahoud de "fable" ajoutant que ce dernier "est apparemment en campagne". "Reste à savoir au profit de qui", s'est interrogé l'avocat dans un communiqué.

Toujours d'après les extraits parus dans l'Est républican, toujours lors de la rencontre du 8 décembre, Imad Lahoud affirme avoir dit au ministre "qu'il était lui-même manipulé dans ce dossier, que ceux qui lui disaient que c'était moi qui était à l'origine de la falsification le trompaient (...). Sarkozy m'a dit de me méfier, de tout dire à la justice parce que ça finira mal pour moi". Lors des deux rendez-vous, Imad Lahoud affirme avoir "défendu Gergorin" car "jusqu'à ce qu'il déclare être le corbeau", il "ne pouvait imaginer" qu'il le soit, "ce que Sarkozy soutenait".

Interrogé sur la raison pour laquelle il n'avait pas parlé de ces rencontres lors de sa garde à vue en juin, M. Lahoud, a soutenu: "J'avais peur des représailles que Sarkozy pouvait avoir sur ma famille".

Imad Lahoud a déclaré avoir été contacté les deux fois par "une personne" qui appelait "de la part de François Pérol", ancien directeur adjoint de cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy. M. Pérol a démenti avoir servi d'intermédiaire.

Les deux hommes se sont "croisés" le 5 février 2006 dans un restaurant parisien, se sont "salués de loin" mais ne se sont pas parlés, a affirmé M. Lahoud.



Sources AFP

Posté par   Adriana Evangelizt

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Vincent 30/11/2006 14:14

sources svp ?
On commence à y voir plus claire dans cette histoire ...