Sarkozy se prépare à une rentrée de ministre de l'Intérieur

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On comprend bien la tactique, il veut ménager la chèvre et le chou. Non seulement, il a fait le hold-up sur l'UMP mais en plus, il veut rester au gouvernement le plus longtemps possible. On notera le sans-gêne du type qui s'impose que cela plaise ou non.

Sarkozy se prépare une rentrée de ministre de l'Intérieur

par Judith Waintraub

 

Le ministre de l'Intérieur tiendra une conférence de presse vers le 12 janvier.

 
CHEZ LES SARKOZYSTES, on compte les jours. Le 31 décembre, il en restera cent-douze jusqu'au 22 avril, date du premier tour de la présidentielle. Il faut les remplir. Pour demain, c'est bouclé. Traditionnellement, ce jour est celui du président de la République, qui apparaîtra sur les écrans de télévision pour adresser ses voeux aux Français. Nicolas Sarkozy n'attend rien de Jacques Chirac.
 
Le locataire de l'Élysée a prévenu qu'il profiterait de son bail le plus longtemps possible. Évoquer sa succession dès dimanche reviendrait à installer l'idée de son départ dans toutes les têtes, alors qu'il entend conserver son autorité et exercer la plénitude de ses fonctions jusqu'au moment où la campagne battra son plein.
 
Le seul candidat au « soutien logistique et financier » de l'UMP, selon la formule consacrée par les statuts du parti, ne se résigne pas pour autant à laisser le chef de l'État occuper seul les écrans. Il a prévu de faire sa propre rentrée dès dimanche matin. Une rentrée de ministre de l'Intérieur, avec visite des dispositifs de sécurité mis en place pour le réveillon à Marseille et à Orléans. Lundi, il présentera ses voeux aux adhérents de l'UMP par Internet et enverra une vidéo dans les fédérations.
 
Sa grande rentrée politique, Nicolas Sarkozy l'a programmée vers le 12 janvier, pour un bilan de son action Place Beauvau couplé à ses voeux à la presse. Évoquera-t-il à cette occasion son départ du gouvernement ?
 
Partir en campagne le plus tôt possible
 
Le vote du projet de loi sur la prévention de la délinquance était le dernier rendez-vous inscrit à son agenda parlementaire. Les deux lois constitutionnelles en préparation sur la réforme du statut pénal du chef de l'État et sur le gel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie pour les élections provinciales ont été rajoutées au programme de cette fin de session par Dominique de Villepin. Avec l'accord, voire sur l'insistance de Jacques Chirac en ce qui concerne le statut pénal du président, mais au grand agacement d'une majorité de députés UMP, qui auraient souhaité partir en campagne le plus tôt possible.
 
En privé, Nicolas Sarkozy leur donne raison et s'interroge lui aussi sur l'opportunité de cet activisme législatif. Les tensions prévisibles entre les parlementaires de la majorité et le gouvernement peuvent-elles accélérer sa démission ?
 
« Ça n'aura pas d'influence sur son calendrier », affirme l'entourage du ministre, qui se borne toujours à indiquer qu'il peut décider de devenir candidat à plein temps « à tout moment » entre le congrès de l'UMP qui l'investira le 14 janvier et l'ouverture de la campagne officielle, le 8 avril.

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

 

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