Polnareff, le retour après 34 ans d'absence

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On ne pouvait pas passer sous silence cet évènement d'autant que Dominique de Villepin assistait au spectacle. Il est revenu. Enfin. Et la salle de Bercy était hyper comble, tout le monde l'attendait. Comme quoi la distance ne fait pas oublier celui qui a du talent. Merci d'être revenu Michel... une de nos photos préférées...

 et une sans ses lunettes pour ceux qui ne l'ont jamais vu ainsi...

Polnareff retrouve le public français,

 après 34 ans d'absence

"J'ai pas préparé de discours, mais je dirais: +Enfin!+". C'est par ces mots que Michel Polnareff a fêté ses retrouvailles avec son public vendredi dans un Palais Omnisports de Paris-Bercy comble, 34 ans après le dernier concert qu'il avait donné en France.

A 21H05, les accords de la "Poupée qui fait non" résonnent dans un Bercy qui bout d'impatience. La scène est surmontée d'une immense paire de lunettes de soleil blanches, réplique géante de celles qui suffisent presque à elles seules à dresser le portrait de Polnareff.

Le rideau se lève, accompagné par une énorme ovation. L'idole s'avance sur scène, auréolée d'un halo lumineux. L'image a des allures de résurrection. Des gestes de la main au public, sa phrase introductive: ces retrouvailles sont sobres et l'artiste ne joue pas sur le pathos, pour laisser place à la musique.



La tignasse blonde et les fameuses lunettes sont là, identiques à ce qu'elles étaient il y a 35 ans. La silhouette s'est épaissie sous l'action conjuguée des ans et du body-building que Polnareff, 62 ans, pratique assidûment en Californie, où il réside.

Mais la voix est intacte, comme il le prouve en attaquant ce premier concert de sa tournée par "Je suis un homme", planté sur scène, micro en main. 

Les sept musiciens sont dans l'ombre et tous les projecteurs sont focalisés sur Polnareff, chemise blanche et gilet en python noir créé pour lui par Jean-Claude Jitrois. Il enchaîne par son tout premier tube, "La poupée qui fait non".

L'impression est étrange de voir prendre corps sur scène, littéralement s'incarner, un artiste dont l'image s'est essentiellement construite sur l'absence pendant tant d'années.

Suivent "L'amour avec toi" et "Sous quelle étoile suis-je né?". Puis le piano s'avance pour un passage plus intimiste. Polnareff en profite pour s'adresser à la salle. "L'Amiral vous salue!" lance-t-il en référence au surnom que lui ont donné ses fans sur son site internet polnaweb.com.

Les célébrités sont venues nombreuses: le Premier ministre Dominique de Villepin, Patrick Bruel, Laurent Voulzy, Guillaume Canet, Catherine Frot, Christian Karembeu, Laura Smet, Robert Hossein, Florent Pagny, Alain Corneau et Nadine Trintignant, parmi bien d'autres.

Car la date est importante: Polnareff n'avait plus chanté en France depuis 1973, année de son départ aux Etats-Unis pour des problèmes fiscaux, réglés depuis, et son dernier concert en Europe remontait à 1975, à Bruxelles. 



 "Le Roi des fourmis" empile les classiques: "Qui a tué grand'maman?", "Lettre à France", "Love me, please love me", "Le bal des Laze", "Holidays", "Y a qu'un ch'veu", "Goodbye Marylou", "Tout, tout pour ma chérie"...

Il n'oublie pas des titres moins connus, comme "L'homme qui pleurait des larmes de verre", qu'il affectionne particulièrement.

Parfois, il s'adresse aux 15.000 spectateurs de Bercy, pour leur parler de son site internet ou remercier le chirurgien qui lui a rendu la vue en 1994 en l'opérant d'un double cataracte.



Musiciens et choristes, en majorité américains, sont désormais en pleine lumière, dans un décor de vaisseau spatial. La musique est carrée et offre un écrin de modernité à des chansons qui datent pour certaines d'il y a 40 ans.

Le concert se clôt par "On ira tous au paradis" en version karaoké, chanté par des milliers de spectateurs extatiques tandis que tombent des cintres des confettis argentés en forme de lunettes.

Le chanteur semble ne pas se résoudre à quitter la scène. "J'ai pas envie de partir, franchement", lance-t-il, avant de conclure sur un énigmatique: "2 mars 2007, le premier retour".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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