Sarko et Rudy : même combat

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Où l'on apprend que Rudolf Giuliani en Français se dit Nicolas Sarkozy. Vous parlez d'une référence, Giuliani, le nettoyeur de pauvres doublé d'un mafioso...

Sarko et Rudy : même combat

par Richard Hétu


L'un est venu y chercher des idées, l'autre, l'amour. La ville de New York occupe une place singulière dans les ambitions et les rêves de Nicolas et Cécilia Sarkozy.

En août 2002, sitôt nommé à la tête du ministère de l'Intérieur français, le premier a effectué une visite de trois jours à New York, où il a notamment eu un entretien privé avec Rudolph Giuliani, l'ancien maire de la ville.

Son prédécesseur socialiste, Daniel Vaillant, avait trouvé qu'il en faisait «un peu beaucoup». «Je ne suis pas sûr que les policiers français, qui ont besoin de stabilité, de reconnaissance, de signes de confiance, apprécient que le ministre de l'Intérieur aille chercher des recettes à l'étranger.»

De fait, à son retour en France, le ministre français a prôné la «tolérance zéro» et la «culture du résultat», emboîtant le pas à Giuliani, surnommé le «maire de l'Amérique» depuis le 11 septembre 2001.

Aujourd'hui, les deux hommes poursuivent le même objectif, la présidence. Et la presse américaine mentionne rarement Sarkozy sans le comparer à Giuliani. «Comment dit-on Rudy Giuliani en français? La réponse est Nicolas Sarkozy», a révélé à ses lecteurs un éditorialiste du Dallas Morning News, le jour du premier tour de l'élection présidentielle française.

En 2005, Adam Gopnik avait déjà écrit dans le New Yorker, à propos de Sarkozy : «Il voudrait se faire passer pour le Giuliani français, le dur à cuire qui ne pratique pas la langue de bois, qui remet de l'ordre et insuffle une nouvelle dynamique quand partout règne le découragement.»

Cette semaine, le magazine électronique Salon a renchéri : «En clair, cet homme semble avoir façonné son modèle politique sur le modèle de l'ancien maire de New York. Comme ce dernier, il veut être dur avec la criminalité (et) n'hésite pas à polariser l'électorat.»

Nicolas Sarkozy est revenu à New York à l'occasion du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre. Il a profité de l'occasion pour proclamer son admiration pour les États-Unis. «Oui, a-t-il dit, j'aime les Américains. J'aime leur énergie. J'aime le fait que tout soit possible. J'aime la fluidité de la société américaine. On peut partir d'en bas et monter haut, on peut être haut et descendre très bas.»

Cécilia Sarkozy a sa propre histoire d'amour avec New York et les États-Unis. Le 12 mai 2006, elle est passée à l'émission de télévision française Petites Confidences entre amis. On lui a demandé où elle s'imaginait dans 10 ans. «Aux États-Unis, faisant un jogging dans Central Park», a-t-elle répondu.

Dans une entrevue à Télé-Star, Cécilia a également dit : «Je ne me vois pas en First Lady : cela me rase.»

La semaine dernière, dans un article publié en une, le New York Times a rappelé ces déclarations de Cécilia Sarkozy, histoire d'expliquer qu'elle ne serait pas une première dame à l'américaine. Le quotidien new-yorkais n'a pas précisé que la femme du candidat français s'était retrouvée à Manhattan avec un autre homme que son mari, en l'occurrence Richard Attias. Le 25 août 2006, Paris Match avait montré en couverture Cécilia et son compagnon, à New York.

Les Sarkozy peuvent quand même se consoler. Ils n'ont pas à composer avec le New York Post ou le Daily News, qui ne cachent rien de la vie conjugale des politiciens. Rudy Giuliani en sait quelque chose. Récemment, les tabloïds new-yorkais ont révélé à la une que sa troisième femme, Judith Nathan, n'en était pas à son deuxième mariage, comme elle le prétendait, mais à son troisième.

N'empêche. Les Sarkozy et les Giuliani se rencontreront peut-être un jour, à New York, Paris ou Washington. Le «maire de l'Amérique» demeure en tête des sondages chez les prétendants républicains à la Maison-Blanche. Ses partisans admirent son travail sur la criminalité et sa gestion du 11 septembre 2001.

Ses détracteurs craignent son élection à la Maison-Blanche, voyant en lui un politicien brutal. La semaine dernière, Giuliani a alimenté leurs peurs, lançant une attaque à la Dick Cheney contre les démocrates. Selon le candidat républicain, l'élection à la Maison-Blanche d'un politicien de l'autre parti exposerait les États-Unis à de nouvelles attaques terroristes.

Pourquoi? Parce qu'un président démocrate agiterait le drapeau blanc en Irak et changerait le Patriot Act, la loi antiterroriste, ainsi que les techniques d'interrogation et de surveillance approuvées par l'administration Bush.

C'est du moins ce que Giuliani a déclaré la semaine dernière. Forcément, les relations franco-américaines changeraient s'il se retrouvait à la Maison-Blanche et Sarkozy à l'Élysée.

Sources
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt


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