Questions autour de l'affaire de L'Arche de Zoé

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Questions autour de l'affaire de L'Arche de Zoé

par François Béguin


D'où viennent les 103 enfants que l'association L'Arche de Zoé a tenté de ramener en France ?
Les 103 enfants sont en majorité "tchadiens avec des parents tchadiens" et non des orphelins du Darfour, a affirmé mardi 30 octobre un conseiller du ministre français des affaires étrangères.


"Ces enfants sont des réfugiés de la guerre au Soudan. (...) On a voulu leur servir de pont aérien entre le Soudan et la France en utilisant l'aéroport le plus proche de la frontière soudanaise", soutenait Eric Breteau, le président de l'association, depuis Abéché.

Sont-ils orphelins ?
"On pense de plus en plus que ce ne sont pas des orphelins", expliquait, lundi 29 octobre, Annette Rehrl, une porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), mais "on doit le vérifier tout de même dans les villages".

L'Arche de Zoé prétend elle avoir simplement omis "de recueillir l'autorisation du gouvernement tchadien d'évacuer ces enfants à qui [les autorités] reconnaissent un statut d'enfant en danger et orphelins mais pour lesquels ils ne reconnaissent pas d'urgence à l'évacuation".

Les enfants devaient-ils être adoptés ?
Dans un communiqué publié le 28 octobre, l
'association L'Arche de Zoé assure que "le projet n'a jamais été un projet d'adoption mais d'accueil bénévole d'enfants orphelins en danger de mort et que le soutien financier de chaque famille participant au projet d'évacuation ne doit en aucun cas être assimilé à un achat d'enfant".

Pourtant, dans le document explicatif qui accompagnait la fiche d'inscription à l'opération, L'Arche de Zoé expliquait qu' "à l'issue [des] procédures, lorsque l'enfant sera régularisé, les familles qui le souhaitent pourront alors entamer les démarches en vue d'une adoption".

Combien a coûté l'opération "humanitaire" lancée par l'association ?
Une somme de 2 400 euros aurait été demandée à chaque famille d'accueil. Le budget total de l'opération se monterait à 550 000 euros, pour 258 familles candidates.

"Des familles bénévoles ont (...) effectué spontanément à L'Arche de Zoé des dons aléatoires dont le montant n'a jamais été imposé", affirme l'association dans un communiqué daté du 26 octobre. Quelques mois plus tôt, elle affichait pourtant clairement le prix de la participation : "L'évacuation d'un enfant coûte 1 400 euros seulement."

Quel est le degré d'implication ou de connaissance dans ce dossier des autorités françaises ?
Le 26 octobre, Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, assure que les autorités françaises ont "tout fait" pour empêcher les responsables de l'opération de réaliser leur projet.

De son côté, l'association affirme que "cette action humanitaire a été financée pour partie par des dons matériels de l'armée française et du HCR". Elle reconnaît cependant ne pas "avoir besoin de l'accord du pays d'accueil pour organiser l'évacuation des enfants. Nous avons encore moins besoin de l'accord du pays d'origine puisque c'est lui qui justement, aujourd'hui, attente à la vie de ces enfants. Cette opération a réellement et pleinement un caractère d'urgence vitale".

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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