Videos : Sarkozy augmenté, régime spécial des députés, le "tous pourris" repart à la hausse

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors tout le monde doit soit-disant travailler 40 ans pour toucher la retraite. Voilà deux videos qui en disent long sur le "faîtes ce que je dis mais pas ce que je fais." il peut aller voir les cheminots, Sarkozy, il n'a pas honte ! Ainsi  combien doit travailler un député pour toucher sa retraite ? Un seul mandat de 5 ans leur donne à soixante ans une retraitre mensuelle de 1548 euros par mois. Et vous doublez pour 10 ans. Soit plus de 3000 euros. Particulièrement énorme par rapport au montant cotisé sachant que cette retraite représente la retraite de quelqu'un qui aura travaillé dans le privé pendant 40 ans. Ils empochent 6 fois la mise par rapport aux cotisations versées.

Penchons-nous sur la retraite de Chirac :

En tant que président de la République, il va palper 5350 euros par mois + une retraite de député de 5031 euros + 35 00 euros de magistrat à la cour des comptes + 5000 euros parce qu'il a été conseillé général et maire de Paris + 12 000  parce qu'il a été membre du Conseil Constitutionnel.  Total de la bricole := 30 800 euros par mois ! On suppose que Chirac arrivera à joindre les deux bouts.

Passons  maintenant à Sarkozy :

4000 euros parce qu'il a été député

5250 euros parce qu'il a été président

2000 euros au minimum  pour les mandats locaux

12 000 euros du Conseil Constitutionnel

23250 euros de retraite.

Sarkozy peut aujourd'hui retourner voir les cheminots sur leur lieu de travail ! Qu'il y aille. Nous leur avons envoyé un e-mail pour qu'ils lisent cet article.  Et qui paye tous ces individus ? Nos ancêtres ont-ils fait la Révolution en 1789 pour qu'à l'aube du 21ème siècle ceux qui règnent sur le Peuple vivent comme Louis le quatorzième ?

Pour quelqu'un qui gagne le smic net  1300 euros par mois, enlevez 800 euros de loyer au minimum, eau, gaz, électricité, téléphone... qu'est-ce qu'il lui reste ? On va vous le dire. Rien pour bouffer. Il est obligé de faire des crédits pour y arriver. Et Sarkozy veut augmenter le pouvoir d'achat en refusant d'augmenter les salaires ? Avec ses 140 % d'augmentation, combien dépense-t-il personnellement pour le pouvoir d'achat ? Pas grand-chose parce qu'il se fait tout payer. Plus ils sont riches et moins ils dépensent, c'est reconnu. Du profit. Toujours du profit. Et le Peuple n'a qu'à suer sang et eau et crever ! C'est un scandale !

 

 

 

 Sarkozy augmenté, régime spécial des députés,

le "tous pourris" repart à la hausse

par Philippe Cohen

Le Président défend son pouvoir d'achat, les élus leur régime spécial de retraite, et les internautes hurlent au scandale. Abus de pouvoir ou abus d'opinion ? Les deux mon général !

 C'est LA nouvelle de ce début de semaine : le projet de Nicolas Sarkozy de faire adopter par l'Assemblée une augmentation de 140% de ses émoluments révolte des dizaines de milliers d'internautes.


Révélée par Profession politique, la note interne rédigée par la conseillère Emmanuelle Mignon prévoit cette augmentation de salaires dans le cadre d'une clarification budgétaire qui verrait le budget de l'Elysée réintégrer les rémunérations des quelque 800 salariés actuellement prêtés par les administrations. Il n'en faut pas plus pour déchaîner les passions. D'abord parce que, durant sa campagne, le candidat Sarkozy avait affirmé qu'il réduirait le train de vie de l'Elysée. Ensuite parce que cette éventuelle réforme s'ajoute à d'autres informations sur la rémunération des hommes politiques qui agacent énormément. Ainsi du maintien du régime particulier des députés au moment où on demande aux salariés des entreprises publiques d'y renoncer. La vidéo du site iPol, qui dénonce le régime de retraite des parlementaires, a été regardée par 300 000 internautes, qui ont ainsi été informés du montant de la pension de
retraite de Jacques Chirac (30 000 euros).

 

 
 
Un ouvrage intitulé Abus de pouvoir, écrit par Vincent Quivy (Editions du Moment, septembre 2007), recense les cumuls de rémunérations autorisées par le fonctionnement actuel de la démocratie française.

La précision notariale de l'ouvrage et la jubilation avec laquelle l'auteur pourfend les passe-droits des politiques provoquent un malaise : enfonce-t-il des clous contre la corruption ou contre la démocratie ? À qui sert ce type de dénonciation sinon aux innombrables rhéteurs du « Tous pourris » ?
 
On comprend bien le sens et la portée de ces révélations : au moment où le pouvoir d'achat devient le problème numéro un des salariés, il est tentant d'orienter leur ire contre leurs représentants « qui se servent dans les caisses » au lieu de servir la fonction. Ainsi François Hollande a-t-il indiqué que «l'augmentation du salaire du Président serait un mauvais signe». La remarque, de bonne guerre, relève peut-être d'un mauvais procès. La note interne mentionne que l'augmentation du président aurait pour objectif de corriger une anomalie : actuellement, le salaire annuel du président est de 101 448 euros, nettement inférieur à celui du Premier ministre (240 000 euros). Il s'agirait donc simplement de mettre le Président au niveau de son Premier ministre, ce qui n'est pas forcément scandaleux. Le fait est que cette mesure s'inscrit dans une tendance générale à accompagner la répression de tout financement occulte et la limitation du cumul des mandats par une mise à niveau des moyens octroyés aux ministres et aux élus. La disparition des financements officieux imposerait donc d'augmenter les financements officiels. La logique n'est pas imbécile même si elle heurte beaucoup de citoyens. On devine aisément pourquoi : les révélations récentes sur les caisses noires de l'UIMM donnent à penser que la corruption se maintient et qu'elle prospère même malgré tous les dispositifs législatifs et réglementaires adoptés depuis une quinzaine d'années sur le financement des partis politiques et des campagnes électorales.


Nos concitoyens ont donc l'impression que la normalisation du financement de la vie politique ajoute une source supplémentaire aux financements occultes qui trouveraient, de toute façon, mille façons de persister ou de se renouveler. Certes, mais ne convient-il pas de distinguer une
délinquance marginale, qui ne concerne que quelques individus avec un système entièrement abondé par des financements occultes, comme ce fut longtemps le cas via les emplois fictifs dans les administrations ou les mairies ?

L'éclosion d'une grogne « anti-politique » est d'autant plus stimulée qu'elle peut s'appuyer sur de vrais abus. Ainsi du régime spécial des députés. Certes, l'Etat est, dans ce domaine, impuisssant : seul un vote des élus peut réformer ce régime, à la différence de ceux des agents d'EDF et de la SNCF, qui peut être modifié par la voie réglementaire, comme l'a exliqué le député René Dosière à MarianneTV (voir ci-dessous).
 
 

 

 


Pour autant, nos députés ont jugé urgent de laisser se perpétuer un régime qui accuse un déficit de 38 millions d'euros (sur un fonds de 60 millions d'euros) en leur octroyant une pension de 2400 euros pour sept années de cotisation. L'Etat pourvoira, là encore, au trou de la caisse. Pourtant ces mêmes députés, de droite comme de gauche, se sont généralement prononcés pour la suppression de régimes spéciaux bien moins avantageux pour leurs bénéficiaires. Dès que le sujet vient sur le tapis, les députés s'arc-boutent, criant au « populisme » si l'on envisage de mettre davantage d'équité dans le système.

Tout au plus viennent-ils d'accepter de faire passer de 55 à 60 ans l'ouverture de droits à la retraite, et de remettre en cause le cumul entre ce régime de retraite et d'autres régimes. En préservant leur système au moment où une réforme montre à la vindicte publique les soi-disant privilégiés des entreprises publiques, les députés risquent de perdre le peu de légitimité qui reste attachée à leur fonction. Mais quand le calcul égoïste devient le régulateur central d'une société, nos élus seraient particulièrement vertueux de manifester un sens de l'intérêt général partout ailleurs piétiné, méprisé et ignoré. C'est pourtant ce que l'on attend généralement des élites : qu'elles donnent l'exemple. Le drame est que ses représentants ont oublié cet axiome de base du fonctionnement social. Et qu'ils stimulent involontairement un « populisme » qu'ils
sont par ailleurs si prompts à dénoncer.

Sources Marianne
 
 

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