VILLEPIN DENONCE LES BATAILLES STERILES

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Eh oui... eh oui... même les jeunes filles le trouvent "beau" à notre ministre quinquagénaire, c'est dire qu'il dégage ! Normal son ascendant Poissons est le même que celui de Liz Taylor... voyez un peu... et c'est notre signe à nous aussi alors on en connait un rayon ! Sourire et décontraction... en attendant, les enchères commencent à monter et Sarko trépigne. Il tient absolument à faire choisir le prétendant au trône par les militants eux-mêmes. Soit 163 000 adhérents. Et ceux qui ne sont pas adhérents, combien sont-ils ? A-t-il pensé à cela ? Combien sont-ils de millions à ne pas être adhérents... à ne pas être de droite et qui voteraient pour Dominique de Villepin si on leur demandait leur avis ? On le voit venir avec ses gros sabots. Il pense très sérieusement que c'est lui qui sera élu par les militants ce qui veut tout dire :  "Ceci signifie que seul celui qui aura obtenu l'investiture du parti bénéficiera du soutien financier et logistique de l'UMP pour sa campagne." On ne comprend pas très bien pourquoi l'UMP soutiendrait un seul candidat si plusieurs se présentent. Voilà de drôles de méthodes mais qu'il ne se figure pas trop que c'est dans la poche...

Célébrant dans un lycée de Beauvais ses cent jours à Matignon, le premier ministre se présente en «rassembleur»

Villepin dénonce les «batailles stériles»

Des cent jours à l'état de grâce ? Hier à Beauvais (Oise), il soufflait un vent d'euphorie autour du premier ministre qui vient de franchir le cap des cent jours à Matignon. Discours enflammés, bains de foule, photos et autographes, élus enthousiastes... Quel changement avec les premiers déplacements juste après sa nomination. Dominique de Villepin, qui s'est forgé en trois mois une image de présidentiable, a beau affirmer qu'il «n'est pas dans un esprit de célébration», il n'a pas boudé son plaisir à Beauvais.


Pour fêter cette journée si particulière, ses conseillers lui avaient concocté une visite dans un lycée professionnel longtemps considéré comme un «lycée ghetto» avant de redresser son image grâce aux efforts conjugués des collectivités locales, des enseignants et des élèves (lire ci-dessous). Le décor idéal pour un premier ministre soucieux de montrer que tout peut changer en vingt mois si «nous savons nous rassembler». Accompagné du ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, le premier ministre se lance à la découverte des ateliers.


«Vos apprentis ont-ils respecté les règles de l'art pour faire ce coffrage en bois ?», demande-t-il à un professeur. «Non, ils vont devoir démonter et remonter», répond l'enseignant. «C'est ce qu'on fait tous les jours au gouvernement. On démonte et on remonte en essayant d'avancer», lance Villepin.


Plus loin, des jeunes filles réclament des photos. Angélique est sous le charme : «Il est beau, le premier ministre.» Vient l'inévitable «table ronde» avec enseignants, élèves et chefs d'entreprise. La question sensible du remplacement des enseignants par leurs collègues, mise en place à cette rentrée, est évoquée. «Il y aura toujours des volontaires. Mais ce système a des limites», soupire un professeur de génie civil. A l'heure du discours, Villepin n'oublie pas la politique et Nicolas Sarkozy qu'il rappelle à l'ordre sans le citer : «La clé, c'est la solidarité et le rassemblement. Ce n'est pas la polémique, ce n'est pas la surenchère. C'est la réponse aux préoccupations de nos compatriotes. C'est ce que fait le gouvernement, très simplement, sans fanfare, sans trompette.» Et de mettre en garde son numéro deux : «Je souhaite que notre pays ne se disperse pas, que nous ne nous égarions pas dans des batailles stériles.»


A l'heure du déjeuner, Dominique de Villepin entame un bain de foule sur le parvis de l'hôtel de ville. L'opération est rapidement interrompue par des militants CGT. «Je veux bien vous entendre», leur lance-t-il au milieu des slogans antigouvernementaux. Une conversation musclée s'engage. «22% de personnes en plus en dessous du seuil de pauvreté, c'est un scandale. C'est ça le résultat de votre politique !», assène la cégétiste. Villepin lui répond : «Vos chiffres ne sont pas exacts. Ce sont ceux de Bernard Thibault. – Donnez-moi votre adresse je vais vous les envoyer», s'énerve la femme. «Mon adresse ? Hôtel Matignon», dit-il avant de tourner les talons.


A la mairie, le député UMP de la circonscription, Olivier Dassault, file la métaphore napoléonienne pour célébrer les cent jours : «Vous ne contemplez pas une morne plaine. Vous quittez Arcole et Rivoli. Vous avez en vue les pyramides et le mont Thabor et, sur le chemin d'Austerlitz, évitez Leipzig et Waterloo !» Brandissant un coeur gravé dans l'ardoise que lui a offert une élève du lycée, Villepin retrouve alors ses accents lyriques : «Ce coeur de France, nous nous battons pour lui et nous voulons le servir.» Et, comme pris par l'ivresse des cimes, il se voit «en haut de l'Everest» : «Quand on est encordé, c'est bien l'unité, c'est bien le rassemblement qui, seuls, donnent la chance.»


Gilles de Robien, lui aussi, semble séduit : dans un entretien à La Croix, le seul ministre UDF du gouvernement répond «oui» à la question de savoir si Villepin ferait un bon président de la République. Quant à Jean-Louis Debré, invité de l'émission «Franc parler» de France Inter/Le Point/i-télé, il a conclu la journée en qualifiant le premier ministre d'homme «de rassemblement» doté d'une «stature d'homme d'Etat». Des qualités qui, selon lui, font défaut à Nicolas Sarkozy.

Sources : LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

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