"DDV" PASSERA SI LA FRANCE S'EN ENAMOURE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Voilà un très bel article de Challenges qui nous fait vraiment plaisir. "Lorsqu’il y a crise, les Gaulois cherchent un homme perçu comme providentiel. Et ils ont leur fierté : ils aiment les gens qui ont du panache. A droite, DDV, lettré courtois, au verbe haut, qui en impose à l’Onu autant qu’au jogging, sans afficher la suffisance d’un Balladur ou d’un Giscard, a d’évidents atouts." Nous ne démentirons pas ces propos qui traduisent ce que nous ressentons. Notre blog n'a d'ailleurs d'autres buts que de mieux faire connaître Dominique de Villepin et de poser le doigt sur les différences flagrantes qui l'opposent à Sarkozy.

Les vrais Français détestent profondément la brusquerie ou la brutalité. L'âme gauloise se plaît à vivre en paix, en bonne harmonie avec tout le monde et en toute Liberté sans pour cela dégénérer dans son libre-arbitre. Nous pensons que DDV représente bien cette France noble de coeur et d'esprit. Il calme, il rassérène... nous laisse entrevoir que tout est possible... mais surtout le moins pire pour les plus démunis. La tâche est ardue certes, mais reconnaissons qu'il est courageux et que rien ne le rebute. Il essaie de donner le meilleur de lui-même dans l'orientation politique qu'il s'est fixé : être à l'écoute du Peuple, de ses crises et de ses besoins. Nous sommes loin là des méthodes empiriques où l'on casse, nettoie, fustige, mène les gens à la baguette... diplomatie et calme, sérénité affichée... le parfait dosage pour contrer l'adversaire avec une main de fer dans un gant de velours.

Chronique de Patrick Fauconnier, fondateur de Challenges


 

Si la France s’en enamoure, « DDV » passera



Dominique de Villepin a si bien réussi ses premiers mois à Matignon que, d’ici peu, nous n’allons plus tarder à l’appeler « DDV ». Le recours aux initiales dans les entreprises ou les partis se fait souvent pour ceux (DPV, DSK…) qui perçoivent leur patron comme impressionnant et proche à la fois. Ce ne serait pas un mince exploit pour celui qui a fait sa carrière à l’ombre des palais nationaux ou à l’étranger, sans jamais briguer de suffrages. L’habileté de DDV, mesurable au travers de petits gestes, mais aussi à la souplesse de félin avec laquelle il s’est coulé dans le jeu et l’arène politique, est impressionnante. S’il marque des points contre le chômage, il a un boulevard pour 2007, face à une « machine Sarko » brouillonne et virevoltante. Car le concept de libéralisme, cher au patron de l’UMP, continue visiblement de faire épouvantail…


Lorsqu’il y a crise, les Gaulois cherchent un homme perçu comme providentiel. Et ils ont leur fierté : ils aiment les gens qui ont du panache. A droite, DDV, lettré courtois, au verbe haut, qui en impose à l’Onu autant qu’au jogging, sans afficher la suffisance d’un Balladur ou d’un Giscard, a d’évidents atouts. On rétorque : il n’a derrière lui aucun appareil. Certes. Mais dans l’état de désarroi de notre pays, la condition n’est peut-être pas indispensable.


Que ceux qui en doutent relisent Le Choc amoureux de Francesco Alberoni, expert en alchimie de séduction « providentielle » (Pocket éditions). Selon Alberoni, on tombe amoureux parce l'on prête à l'objet de son coeur un pouvoir magique capable de résoudre « comme par enchantement » ses malheurs. Pour le « professeur » Alberoni, les citoyens en désarroi sont comme les amoureux : « On s’enamoure d’un nouveau chef charismatique qui entraîne ses disciples dans une aventure héroïque suscitant chez les gens un renouveau intérieur […] Sous l’impulsion de ce chef, les soucis économiques cèdent la place à l’épanouissement d’un nouvel idéal, et nous imputons cette expérience extraordinaire aux qualités de l’être aimé. »


Ce que le charmeur François Mitterrand appelait « l’état de grâce » ne relève guère du rationnel, cette part d’illogisme compte quand on jauge les chances des politiques. Mais gare aux feux de l’amour : l’être providentiel ne fait pas de miracles à notre place, prévient Alberoni. Ceux qui s’étaient entichés d’Edouard Balladur lors de la récession de 1993 s’en souviennent.

 pfauconnier@nouvelobs.com

Sources : CHALLENGES

Posté par Adriana Evangelizt

Voir aussi nos sites :

Villepin, président en 2007

L'Eveilleur de Conscience

Le Porteur de Lumière

L'initiateur

Au  Nom de Dieu

Notre blog au Nouvel Observateur

 

Publié dans Le Ministre

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Barontini Liliane 29/09/2005 21:57

D'accord avec toi François pour l'urgence mais n'oublions pas qu'il a peu de marges de manoeuvre et il ne peut pas se permettre la moindre erreur.
En tout cas d'après l'analyse politique de sa conférence de presse il se montre vraiment en patron de Matignon dédaignant superbement les viles attaques!

Francois 29/09/2005 21:30

C sur que villepin a de grandes qualites.J avoue que sa position sur les effectifs de fonctionnaires me laisse neanmoins dubitatif.Peur de brusquer les choses?Volonte d imposer peu a peu un consensus?Il y a tout de meme urgence,car ce pays risque de mourir de sa dette publique.

Barontini Liliane 29/09/2005 17:26

Elogieux, l'article de P. Fauconnier...et pourtant il n'est pas une femme que je sache!