ALAIN SORAL L'EVENEMENT

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Un peu de pub pour un écrivain sincère et de talent...

 

 

A NE MANQUER SOUS AUCUN PRETEXTE...

A partir du 4 octobre 2005

tous les mardis à 20 h 30...

N'ayons pas peur des mots... un chef-d'oeuvre !

Réservez dès maintenant... cliquez sur l'affiche.

Un pièce d'après son livre

MISERES DU DESIR

Dans son dernier livre, Alain Soral montre notamment comment des associations féministes comme Ni Putes Ni Soumises revisitent la crise des banlieues sous l'angle réducteur de la guerre des sexes.

Néo féminisme et crise des banlieues

Misères du désir (1) le dernier livre d'Alain Soral jette une pelletée de terre supplémentaire sur les "idéologies du désir" qui, après avoir jaille de Mai 68 et prospéré dans le sillage de L'anti-Oedipe de Deleuze et Guattari, ont dominé pendant plus de trente ans dans le débat intellectuel sous des formes diverses (féminisme, mouvement gay, permissivité des moeurs, exaltation de l'identité...) au point de l'appauvrir.


Précurseur depuis la publication de Vers la féminisation?, un livre dans lequel, dès 1996, il expliquait que la parité politique était inéluctable dans la mesure où elle était portée par une vision victimaire et idéalisée de la femme, Alain Soral est souvent très pertinent dans sa critique des excès féministes. Ainsi, dans Misères du désir, il montre à ses lecteurs comment le féminisme tend à polluer, et même à cannibaliser, des sujets politiques aussi délicats que la détresse économique ou l'intégration à travers une lecture originale et argumentée du "dernier mal des banlieues à la mode : celui des filles".

Selon Soral, en stigmatisant les mâles des banlieues, le féminisme jette un voile sur le mal des banlieues qui n'est plus envisagé que sous l'angle réducteur des rapports hommes/femmes, qui sépare artificiellement une population souffrant également du chômage et de la précarité en vraies (les femmes) et en fausses victimes (les hommes présentés comme des bourreaux) :

"Tous ces vilains machos exploiteurs issus du tiers-monde, qui se pavanent avec leur nonchalance toute méditerranéenne en bas des immeubles; et accessoirement sur nos chaînes de montage, dans nos boîtes d'intérim et autres entreprises de nettoyage. Pauvres petites Maghrébines et Africaines empêchées de s'intégrer à la merveilleuse République française citoyenne -et à Star Academy- par des islamo-bamboulas avides de méchouis d'adolescentes et de caves à tournantes, alors que la femme en string est l'avenir de l'homme".

Dans le prolongement de cette analyse, Alain Soral étrille particulièrement l'association Ni Putes Ni Soumises dans laquelle il dénonce l'instrument le plus emblématique de cette "manip". Selon lui, Ni Putes Ni Soumises, "association de beurettes télégéniques très soutenues par l'intelligentsia des centre-villes et le show-biz", est une créature fabriquée de toutes pièces par le parti socialiste comme autrefois SOS Racisme. Les temps ont simplement changé dit-il et, alors que SOS Racisme avait incarné une vision rousseauiste et victimaire des français maghrébins, Ni Putes Ni Soumises illustre la nouvelle ligne du PS sur la question des banlieues. Soral considère ainsi que le PS n'envisage plus la crise des banlieues que sous l'angle de l'oppression des femmes :

"Cette éternelle souffrance des femmes causée par les hommes (vieille antienne féministe), et plus précisément par ces hommes jeunes, nos anciens "potes", qu'il est désormais permis de "toucher" d'une main ferme (c'est même vivement conseillé par le PS au point que Le Pen en reste sans voix. Allez comprendre?)."

Soral relève d'ailleurs que Ni Putes Ni Soumises a un lien organique avec SOS Racisme à travers ses porte-paroles (Loubna Méliane, vice-présidente de SOS Racisme, et Fadela Amara, ancienne responsable de La Maison des Potes) et ses parrains (notamment l'ancien président de SOS Racisme, Malek Boutih, qualifié par Soral de "représentant des médias en banlieue plutôt que l'inverse").

Ce qui semble le plus révolter Soral dans ce nouveau regard porté sur les banlieues et les beurs, c'est que les accusés ne peuvent pas se défendre. Il en veut pour preuve la mise au rencart de l'éphémère association Ni Proxos Ni Machos qui avaient un temps rassemblé des jeunes beurs en réaction contre les simplifications des pasionarias de Ni Putes Ni Soumises. Désormais, le procès instruit contre les mâles de banlieues se tient à la télévision et dans la presse féminine sans les accusés. Pas étonnant, dit Soral :

"Le gros problème des mecs des cités, le problème de tous les dominés en fait, c'est qu'ils n'ont pas la maîtrise de leur image" (...) "L'info étant faite de plus en plus souvent par des filles de famille payées par leur père actionnaire - des Alix de, des Gwenaëlle, peu de Martine ou Janny-".

Avec Misères du désir, Alain Soral leur rend justice à sa façon. A la fois drôle et violente. Désabusée mais combative.

(1) Alain Soral, Misères du désir, Editions Blanche, 190 pages, 16 euros.

Acheter Misères du désir en ligne
Le site "off" d'Alain Soral

Sources : COMMUNAUTARISME NET

Publié dans EVENEMENTS

Commenter cet article