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  • : Que va devenir la France sous la présidence de Nicolas Sarkozy ? Sera-t-il un bon père pour les Français ? Ce blog aura pour but de rendre compte de la politique du nouveau Président. Politique nationale et internationale.
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Sarkozy/Israel

Mercredi 9 mai 2007 3 09 05 2007 01:28

Israël - France :  Plus de 90 % pour SARKOZY !

Par Youval Barzilaï

Record du Monde pour Nicolas Sarkozy qui a remporté sa plus belle victoire avec un record absolu de votes en sa faveur (90,7 %).

Israelvalley présente les résultats officiels du 2ème tour des élections présidentielles en Israël. Nicolas Sarkozy sort grand vainqueur avec souvent plus de 80 % des votes à Haïfa, Tel-Aviv, Jérusalme, Natanya. Ce n’est donc pas par hasard qu’une rupture de stock a eu lieu en Israël lors de l’émission d’un timbre à l’effigie de “Saint” Nicolas Sarkozy. Bientôt une pièce de monnaie à l’effigie du nouveau Président pour annoncer une ère nouvelle entre la France et Israël ?

Résultats officiels par bureaux de vote :

TEL-AVIV
Nombre d’électeurs inscrits : 22604
Nombre de suffrages exprimés : 3511

Nombre de suffrages exprimés par candidat :
M. Nicolas Sarkozy : 3160
Mme Ségolène Royal : 351

NETANYA
Nombre d’électeurs inscrits : 3273
Nombre de suffrages exprimés : 1277

Nombre de suffrages exprimés par candidat :
M. Nicolas Sarkozy : 1223
Mme Ségolène Royal : 54

HAÏFA
Nombre d’électeurs inscrits : 7274
Nombre de suffrages exprimés : 1457

Nombre de suffrages exprimés par candidat :
M. Nicolas Sarkozy : 1282
Mme Ségolène Royal : 175

JERUSALEM

Nombre d’ inscrits sur la liste d’émargement : 8.407

Nombre de bulletins ou enveloppes annulés : 30
Nombre de suffrages exprimés : 2.445

CANDIDATS - SUFFRAGES

1 – NICOLAS SARKOZY : 2.126
2 – SÉGOLÈNE ROYAL : 319 .-

Sources Israël Valley

Posté par Adriana Evangelizt


Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 05 2007 01:36

On va rigoler dans quelques temps... vous verrez qui avait raison !

E. Olmert : quand Israël se met à aimer un Président Français

Par Dan Assayah

Israël et la France retrouvent les déclarations d’amour…en attendant la prochaîne bagarre. Alors que la presse israélienne à déjà mis en place la guillotine pour achever le Premier Ministre israélien, celui-ci vient d’avoir une grande joie venant de France.

Ce matin le Premier ministre Ehud Olmert s’est dit certain que les relations d’Israël avec la France, “l’un des pays les plus importants et influents en Europe et dans le monde, se renforceraient pendant le mandat de Nicolas Sarkozy à la présidence”.

L’ancien Premier Ministre d’Israël Benjamin Netanyahu (le prochaîn bourreau de Ehud Olmert), s’est “félicité de l’élection de M. Sarkozy. C’est une bonne nouvelle pour les relations entre Israël et la France. Sarkozy est un ami d’Israël, et un ami personnel, et veut oeuvrer à la paix et à la sécurité d’Israël”.

Pendant les fêtes, les enfants chantent en Israël une chanson ” David Roi (melekh) d’Israël”. La chanson du jour sur la radio Kol Israël semble être “Sarkozy Roi d’Israël”.

Profitons-en car ce moment est assez rare entre la France et Israël.

Par ailleurs, un excellent article est paru dans Agoravox et qui donne un son de cloche intéressant sur Nicolas Sarkozy :

EXTRAIT : ” Depuis Beyrouth, Damas ou Riyad, c’est un très prudent “wait and see” qui prévaut sur les intentions d’un nouveau président qui avait accueilli récemment les ambassadeurs arabes en France par un franc et clair “je suis un ami d’Israël” mais pour mieux affirmer par la suite “je suis aussi l’ami des Arabes”.

Dans ces capitales orientales, tout le monde a acté que Nicolas Sarkozy -qui ne cache pas non plus son souci de ranimer l’amitié avec les États-unis – a concédé à Jacques Chirac la justesse de sa position d’il y a quatre ans contre le déclenchement de la guerre en Irak.

Sources
Israel Valley

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 05 2007 01:52

“Je défends le droit d’Israël à se protéger”

Interview de Nicolas Sarkozy au Jerusalem Post

Nicolas Sarkozy, le candidat de l’Union pour un mouvement populaire, s’adresse aux Israéliens entre les deux tours. Etape choisie du sprint final.

Les résultats du premier tour des élections présidentielles en France témoignent de la popularité de Nicolas Sarkozy auprès des électeurs franco-israéliens. 82 % ont voté pour lui. A la veille du second tour des élections, le candidat UMP a tenu à partager sa vision de la France, de l’Europe et du Moyen-Orient par le biais du Jerusalem Post, édition française.

Vous avez en Europe et ailleurs dans le monde l’image d’un homme de droite aux positions sécuritaires et libérales, sans oublier votre “atlantisme”, pro-israélien et pro-américain qui plaît à beaucoup aux franco-israéliens mais moins à la gauche européenne. Jugez-vous cette perception fidèle et juste ?

Eh bien dites moi, je crois que vous n’avez rien oublié. Il y a là la liste complète des traits les plus caricaturaux généralement utilisés par tous ceux qui en général ne sont pas très bien intentionnés à mon égard. Cette perception n’est évidemment ni fidèle ni juste. J’ai voulu être le candidat d’une droite républicaine enfin décomplexée de ne pas être la gauche, d’une droite sûre de ses valeurs : le travail, l’autorité, la primauté de la victime sur les délinquants, l’effort, le mérite, le rejet de l’assistanat, de l’égalitarisme et du nivellement par le bas. Cela fait-il de moi un homme de la droite dure ? Je me suis employé dans mes responsabilités ministérielles à combattre et à faire reculer une insécurité qui avait littéralement explosé sous le gouvernement de gauche de Lionel Jospin.

J’ai obtenu des résultats significatifs et j’estime qu’ils devront être confortés demain par une amélioration de l’ensemble du fonctionnement de la chaîne pénale, en particulier pour mieux lutter contre la récidive et le sentiment d’impunité des mineurs multi-réitérants. Cela fait-il de moi un homme aux positions sécuritaires ?

En matière économique, je suis avant tout un adepte du pragmatisme. Je crois aux libertés économiques. Je crois à l’économie de marché. Mais je sais aussi que le marché ne dit pas tout et ne peut pas tout. Je crois au volontarisme politique en matière industrielle et technologique, et je ne regrette pas d’avoir fait le choix d’intervenir pour sauver Alstom, une entreprise redevenue florissante. Cela fait-il de moi un libéral ?

Je suis viscéralement attaché à l’indépendance de la France et de l’Europe vis-à-vis de quelque puissance que ce soit. Et je déplore que l’Union européenne ne fasse pas preuve de davantage d’unité, de réalisme et d’autonomie dans ses relations économiques et commerciales avec les autres régions du monde, comme dans sa politique étrangère et de défense. Je ne vois pas là d’incompatibilité avec le fait de considérer les Etats-Unis comme une grande démocratie avec laquelle nous avons beaucoup de valeurs communes et des liens historiques indéfectibles. Pas plus que je ne vois d’incompatibilité entre la reconnaissance du droit des Palestiniens à disposer d’un Etat viable et le fait de considérer la sécurité d’Israël comme non négociable. Cela fait-il de moi un “atlantiste”, un “pro-israélien” et un “pro-américain” ? C’est une lecture qui à tout le moins manque de la plus élémentaire subtilité. La vérité, c’est que ceux qui disent cela sont des anti-Israéliens et des anti-Améri cains. Qu’ils s’assument au lieu de dénigrer les autres.

Pouvez-vous dresser un bilan et une prospective pour le futur de l’institution du Conseil français du culte musulman et du dialogue entre le gouvernement français et le chef du conseil, Dalil Boubaker ?

Je me suis effectivement fortement impliqué dans la création du CFCM, l’instance représentative des musulmans de France et de ses prolongements régionaux que sont les 25 CRCM. Pourquoi ? Parce que je préfère un islam de France, en phase avec les valeurs et les règles de notre République, à un islam en France qui resterait soumis à des influences étrangères. Le CFCM rassemble les différents courants de pensées des musulmans et permet qu’un dialogue s’instaure entre eux, mais aussi, bien sûr, avec les pouvoirs publics et les autres composantes de la société française.

Concrètement, le CFCM s’occupe de la construction de mosquées, de la gestion des carrés musulmans dans les cimetières, de l’organisation des fêtes religieuses, de la nomination des aumôniers dans les hôpitaux, les lycées et les prisons, mais aussi de la formation des imams.

Le bilan du CFCM depuis sa création en 2003 est pour moi positif et encourageant. D’ailleurs, je suis persuadé qu’aucun gouvernement à l’avenir, quel qu’il soit, ne remettra en cause son existence et ses finalités.

La sécurité et l’immigration sont les thèmes sur lesquels vous avez le plus travaillé en tant que ministre de l’Intérieur. Que pensez-vous de la directive européenne, qui porte à la fois sur l’échange des données entre les divers services d’intelligence et sur l’harmonisation des lois qui règlent l’arrivée des clandestins ?

Vous faites sans doute allusion à la proposition de directive concernant le retour des immigrés en situation irrégulière. La Commission européenne a estimé qu’il était nécessaire de franchir un nouveau cap dans l’harmonisation des procédures d’éloignement.

C’est indéniablement une bonne chose, à condition toutefois que les Etats puissent conserver encore une certaine marge de manœuvre.

Quant à la coopération en matière d’échange d’informations entre les différents pays européens, je la crois indispensable, que ce soit pour lutter contre l’immigration clandestine, notamment au moyen du futur système d’information sur les visas, ou contre les réseaux de criminalité organisée qui prospèrent en exploitant la misère et le désespoir des hommes.

Plus largement, je souhaite que les Etats européens puissent aller plus loin demain dans l’approfondissement de la coordination de leurs politiques en matière d’immigration, d’asile et de contrôle des frontières. Dans mes responsabilités de ministre de l’intérieur, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de soumettre à nos partenaires des propositions en ce sens.

Vous avez souvent déclaré vouloir revoir la loi sur la laïcité de 1905. Comment pensez-vous que celle-ci puisse être modifiée et vers quelle direction ?

Il n’a jamais été question pour moi de toucher aux principes fondamentaux de la loi de 1905. Cette loi n’est pas une loi de prohibition mais une loi de clarification des relations entre l’Etat et les religions. C’est une loi de tolérance qui assure tout à la fois la liberté de conscience et la neutralité de l’Etat, autrement dit l’égalité des cultes devant la puissance publique. J’ai simplement souhaité qu’une réflexion s’engage sur la nécessité de procéder à un nouveau toilettage, afin de prendre en compte une réalité nouvelle : le fait que la religion musulmane, qui est aujourd’hui devenue la deuxième religion de France après la religion catholique, était quasiment inexistante sur notre territoire en 1905. Je rappelle d’ailleurs que cette loi a été amendée à treize reprises ! Un rapport d’experts, qui m’a été remis en septembre dernier me recommandait d’aménager la législation afin de donner aux communes la possibilité, dûment encadrée, d’aider si nécessaire à l’investissement cultuel.

Si cette question mérite sans doute d’être étudiée, c’est notamment parce qu’il n’est pas juste que les fidèles de certaines confessions apparues récemment sur notre territoire rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. Je ne pense pas néanmoins qu’il soit opportun de légiférer sans avoir auparavant obtenu un très large consensus. Pour légiférer sur ces questions délicates, l’accord de la grande majorité des Français et des différentes communautés cultuelles me semble indispensable.

Vous savez que la question du Liban nous préoccupe beaucoup en tant que pays voisin. Au Liban, les soldats européens se sont conformés à la résolution de l’ONU pour une force multilatérale le long de la frontière avec Israël. Certains rapports des Nations unies signalent le réarmement du Hezbollah. Pensez-vous que la mission Finul doive être repensée afin d’être efficace ?

La mission “Finul 2”, mise en place par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, s’était vu confier un mandat réaliste, celui d’assurer un cessez-le-feu durable entre parties libanaises et Israël. Elle y est globalement bien parvenue jusqu’à aujourd’hui, sans aucun doute d’ailleurs parce que la France, sous l’impulsion vigilante de Jacques Chirac, avait exigé dès le départ que les conditions d’efficacité de l’action de la force internationale soient réunies : un mandat clair et renforcé par rapport à la Finul, des règles d’engagement prédéfinies.

Pour autant, l’équilibre reste fragile dans la région. Le désarmement des milices en particulier, fondamental pour la stabilité, doit rester un sujet majeur de préoccupation pour le gouvernement libanais. Plus qu’à la Finul 2, c’est à ce dernier d’organiser l’abandon des armes par les milices et d’empêcher le réarmement de certaines d’entre elles en assurant un véritable contrôle de la frontière syro-libanaise.

Ce qui est souhaitable, c’est que le processus politique libanais puisse redémarrer, que les Libanais reprennent pleinement leur destin en mains et retrouvent le chemin du dialogue interne. Le dépôt des armes aux autorités légitimes du Liban serait le meilleur gage d’un retour durable à la paix.

Que pensez-vous du plan de paix saoudien lancé au printemps 2002 remis à l’ordre du jour, et plus particulièrement du “retour des réfugiés” comme “condition obligatoire*” ?

Comme vous le savez, la France a soutenu depuis 2002 l’initiative saoudienne en faveur de la paix, comme elle a soutenu les efforts de tous ceux qui ont cherché à régler par la voie pacifique le conflit israélo-palestinien.

Pour ma part, je considère cette initiative, récemment relancée au sommet de Riyad, comme utile pour permettre la relance du processus de paix. Si l’on veut la paix et la stabilité, il faut bien commencer par se parler, en particulier entre voisins. On ne sortira de l’impasse actuelle que par une solution négociée, dont le sort des réfugiés est un élément.

Ceci étant dit, je suis évidemment soucieux de l’équilibre entre d’une part, le droit d’Israël à la sécurité et à la reconnaissance de ses voisins, d’autre part le droit des Palestiniens à un Etat. Je suis très profondément attaché à cet équilibre.

Il n’y a de solution viable et durable que dans la garantie qu’Israël ne se verra pas menacé dans son existence, mais aussi dans la réaffirmation de la vocation des Palestiniens à s’organiser en un Etat viable.

La barrière de sécurité érigée par Israël relève-t-elle, selon vous, de l’article 51 de la charte des Nations unies, reconnaissant le droit de légitime défense d’Israël face aux attentats terroristes ? Pensez-vous que le Hezbollah devrait être inscrit par l’UE et la France sur la liste des organisations terroristes ?

Vous le savez, je défends le droit d’Israël à se protéger contre les agressions extérieures, en particulier lorsqu’elles prennent la forme d’actes aussi lâches et aveugles que des actes terroristes. Mais les mesures prises ne doivent pas condamner la recherche d’un règlement négocié de la paix. Elles doivent être appropriées et proportionnées.

Par ailleurs, la paix d’Israël dépend aujourd’hui largement du renforcement des capacités de police et de maintien de l’ordre dans les territoires palestiniens. Elle dépendra demain du caractère viable de l’Etat palestinien, notamment de sa continuité. S’agissant du Hezbollah, je comprends que l’on puisse se poser la question que vous évoquez compte tenu de l’attitude de cette organisation et des moyens auxquels il lui arrive de recourir. Je ne suis pas convaincu cependant de l’utilité d’avoir un tel débat dans le contexte libanais où il faut rechercher l’apaisement. Je ne peux qu’être favorable à l’application dans toutes ses dispositions de la résolution 1559, qui prévoit notamment le désarmement du Hezbollah. Si celui-ci est le parti politique qu’il dit être, qu’il se comporte vraiment comme tel et dépose enfin les armes.

Vous souhaitez relancer la construction de l’Europe par un traité simplifié, à soumettre au Parlement par le biais d’une convention démocratique nommée ad hoc. Quelles sont les alliances que vous allez bâtir, avec vos partenaires européens, pour y parvenir ? Contre la Turquie en tant que membre permanent de l’UE, vous avez lancé l’idée d’une Union de la Méditerranée. Avez-vous une politique méditerranéenne ?

Cela fera bientôt deux ans que l’Europe est en panne en raison du rejet par deux pays fondateurs, dont la France, du Traité constitutionnel européen. On peut le regretter, mais on ne peut pas faire autrement que d’en prendre acte et essayer d’imaginer des alternatives pour sortir ensemble de la crise actuelle. Car il ne sera pas possible de relancer l’Europe et de bâtir de grands projets européens pour préparer l’avenir avec les institutions actuelles qui n’ont pas été conçues pour une Union européenne à 27 membres.

Mais deux ans d’immobilisme, cela suffit. Quand le projet européen n’avance pas, il recule, et il recule d’autant plus vite que le monde évolue de façon accélérée et qu’il ne nous attend pas. Alors, en attendant des refontes plus ambitieuses qui ne pourront intervenir au mieux avant les prochaines élections au Parlement européen, c’est-à-dire pas avant 2009, je propose de reprendre sans tarder les dispositions les plus consensuelles de la première partie du projet de Traité constitutionnel. C’est que j’appelle le Traité simplifié. Je suis convaincu qu’un consensus entre les différents Etats membres peut être rapidement trouvé sur cette base. J’ai confiance dans la bonne volonté, le réalisme et le désir d’avancer de l’ensemble de nos partenaires.

S’agissant de la Turquie, c’est un grand pays et un grand allié pour lequel j’ai beaucoup de respect. Si je suis opposé à son adhésion, ce n’est pas parce que je suis contre la Turquie mais parce que je suis pour l’Europe politique. Il me semble en effet qu’il y aurait une contradiction fondamentale entre l’adhésion de la Turquie et le projet d’une Europe plus intégrée sur le plan politique.

L’Union européenne ne peut s’étendre indéfiniment et doit avoir des frontières. Et il me semble que pour des raisons historiques, géographiques et culturelles, la Turquie n’a pas vocation à se situer à l’intérieur de ces frontières. Sauf à ce que ces frontières soient communes demain avec la Syrie ou l’Irak, ce qui me semble difficilement acceptable. Je vous rappelle par ailleurs que lorsque la perspective d’une adhésion de la Turquie a été envisagée, c’était il y après de 45 ans et qu’à l’époque, il s’agissait d’adhérer à un marché commun, à une union douanière, pas à une union politique.

Je plaide donc pour l’établissement d’un partenariat stratégique, économique et aussi culturel privilégié avec la Turquie comme avec d’autres Etats du pourtour méditerranéen. L’union euro-méditerranéenne que j’ai proposée s’inscrit dans ce cadre. L’Europe à l’évidence, à commencer par la France et l’Italie, ne peut tourner le dos à la méditerranée qui est une donnée structurante de son identité comme de sa stabilité.

L’Iran est une menace toujours plus imminente. Certains pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie sont pour une ligne de dialogue plus accentuée par rapport à d’autres membres de la communauté internationale. Quelle est votre position par rapport au régime de Mahmoud Ahmadinejad ?

Sur l’Iran, je veux être une nouvelle fois très clair. Il est inacceptable et dangereux que l’Iran se dote d’une capacité nucléaire militaire. Il appartient à l’Iran de rétablir la confiance sur la nature de ses activités nucléaires. C’est ce que le Conseil de sécurité des Nations unies a signifié à Téhéran en votant à l’unanimité la résolution 1737.

L’important dans cette crise est de maintenir la fermeté et l’unité de la communauté internationale face à cette épreuve de vérité pour sa détermination à contenir les risques de prolifération. C’est bien le sens de l’action des Européens depuis 2003. Cette politique de fermeté et de dialogue est aujourd’hui partagée par l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité. C’est dans cette continuité que s’inscrira mon action si je suis élu.

S’agissant de M. Ahmadinejad, je vous rappelle les propos que j’ai déjà tenus sur son attitude et ses positions. Ses interventions appelant à la destruction d’Israël ou niant la réalité de la Shoah sont totalement inadmissibles et irresponsables. Je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’elles aient été partagées par une majorité d’Iraniens, loin de la même.

Interview exclusive de Nicolas Sarkozy accordée à l’hebdomadaire israélien Jerusalem Post, édition française. Propos recueillis par Alexandre del Valle et David Reinharc.

Jerusalem Post - Edition du mardi 1er mai 2007

Sources Info Palestine

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 05 2007 23:51

Français de l'étranger :

Sarkozy vainqueur en Israël, Royal en Islande

 



Si les Français de l'étranger ont voté Nicolas Sarkozy (53,99%), les disparités sont grandes selon les pays, Ségolène Royal signant son meilleur score en Islande (87%) pendant que le candidat de l'UMP frôle les 90% en Israël, selon des chiffres du Quai d'Orsay.

 Vainqueur dans les trois plus importants pays d'accueil pour les expatriés français, en Suisse (57,3%), aux Etats-Unis (63,7%) ou au Royaume-Uni (53,3%), le nouveau président de la République a par contre été devancé par la candidate socialiste en Allemagne (40,9%). De même, Mme Royal s'est imposée au Canada (53,9%), où on ne lui a visiblement pas tenu rigueur de ses propos sur "la souveraineté et de la liberté du Québec", fin janvier. Si Nicolas Sarkozy a drainé 70,9% des suffrages à Malte, où il vient de passer trois jours de repos sur le yacht de Vincent Bolloré, c'est en Israël (89,6%), à Monaco (83,4%) et en Arménie (79,8%) qu'il réalise ses meilleurs scores.


De son côté, Mme Royal a largement dominé l'Islande, le Népal (81,5%) et l'Algérie (80,5%). Egalement victorieuse en Tunisie (70,5%), la candidate socialiste est par contre devancée au Maroc (48,1%). Dominateur dans la plupart des pays d'accueil pour grandes fortunes françaises en exil, en Suisse, à Monaco, mais aussi au Luxembourg (61,4%), en Andorre (70%), aux Bahamas (78,1%) ou en Belgique (53,7%), le nouveau chef de l'Etat a également signé des scores importants dans des régimes partisans d'une économie moins libérale. Il atteint 70,1% en Chine, 69,1% au Venezuela de Hugo Chavez ou 54,1% au Brésil de Lula. C'est par contre Ségolène Royal qui s'est imposée chez Fidel Castro à Cuba (57,3%) ou chez Evo Morales en Bolivie (68,8%). De même, la candidate socialiste a gagné l'Afghanistan (68,9%), malgré sa phrase sur "le régime taliban". Epinglé en 2004 par la presse nippone pour ses propos désobligeants sur le sumo, le sport national de l'Archipel, M. Sarkozy a pourtant séduit 54,5% des Français installés au pays du soleil levant. Quant à Mme Royal, elle n'a pas bénéficié au Chili de son amitié avec la présidente socialiste Michelle Bachelet, n'obtenant que 40,4% des suffrages à Santiago.


Née au Sénégal, la candidate socialiste a par contre drainé la majorité des voix (54,8%) à Dakar. De même, Nicolas Sarkozy, fils d'un immigré hongrois, est en tête à Budapest, avec 61,9% des suffrages. Le nouveau président manque d'ailleurs de peu le grand chelem dans les anciens pays d'Europe de l'Est, où il s'impose largement en Pologne (70%) ou en Roumanie (69,6%), ne concédant à Mme Royal que la Macédoine (48,3%). Au sein de l'ex-URSS, les résultats sont à peine plus partagés, le candidat de l'UMP s'imposant largement en Russie (68,7%), en Ukraine (59,3%) ou au Turkmenistan (78,8%). Son refus de voir entrer la Turquie dans l'Union européenne a par contre pénalisé Nicolas Sarkozy, les Français d'Ankara ou d'Istanbul votant à 66,4% pour Mme Royal. La vieille amitié de Jacques Chirac pour le Liban a par contre servi le candidat de l'UMP, avec 71,5% des voix à Beyrouth.

Sources Tageblatt

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 05 2007 02:34

Une analyse israélienne de l'effet Sarkozy

par Bismi Info

Daniel Bensimon, journaliste, reporter et écrivain, analyste politique au Haaretz, a été invité par le CCIIF, la chambre de commerce et d'industrie Israël France, à répondre aux interrogations des Israéliens sur le succès de Sarkozy auprès de ses électeurs franco-israéliens. Compte-rendu

Pourquoi 90 % des personnes résidant en Israël inscrits au consulat général de France ont-elles voté pour Nicolas Sarkozy ? Daniel Bensimon, envoyé en France par le quotidien Haaretz pour couvrir les élections présidentielles françaises a rencontré plusieurs personnes qui ont étayé ses propres réponses.

En se rendant à un rendez-vous avez le philosophe Bernard-Henri Lévy, dans un café du boulevard Saint-Germain, il rencontre Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Jospin. Daniel Bensimon de lui demander : "Que s'est-il passé avec ces élections ?"

Hubert Védrine de lui répondre qu'il ne faut pas chercher de réponse du côté des émeutes de l'automne 2005. La raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a connu un tel succès est parce qu'il a promis un avenir meilleur. C'est l'économie libérale qui va s'intégrer dans une économie globale contre une économie sous gouvernement socialiste.

"Et je dis cela en tant que personne qui a travaillé 14 ans auprès de Mitterrand, et comme ancien ministre des Affaires étrangères." La France va-t-elle s'inscrire dans l'économie européenne ou bien restera-t-elle derrière ? Les Français ont voté pour qu'elle ne soit pas à la traîne.

A Bernard Henri-Lévy, il pose la même question. Pour le philosophe, la réponse est à trouver dans l'idée de l'identité nationale. C'est elle qui s'était exprimée dans le vote des Français. "Les Français ont choisi le modèle républicain qu'avait proposé Sarkozy." La France n'est pas une fédération d'étrangers. Peu importe qu'il soit musulman, juif ou italien. Le Français est français avant tout.

Et la France proposée par Ségolène Royal a fait peur et perturbé l'idée nationale, c'est-à-dire que chacun pratique sa langue, ait sa propre identité, sa propre culture. "Ça leur a fait très peur. Ils n'ont pas voté pour lui pour des raisons sociales ou économiques mais pour l'identité nationale", a conclu le philosophe.

Avant de retourner en Israël, Daniel Bensimon s'est aventuré en banlieue parisienne, à Drancy. Cette banlieue de Seine-Saint-Denis a été un des principaux lieux de déportation de Juifs vers les camps nazis. Et pourtant, constate Bensimon, les Juifs continuent d'y vivre. A la rencontre d'une communauté plutôt séfarade qu'ashkénaze, celle-ci a déclaré voter Sarkozy. "C'est sûr. Parce que lui, il va s'occuper des Arabes."

En cela, Daniel Bensimon a expliqué à l'assemblée que plusieurs problèmes se posaient sur le retour en force de l'identité, et ce dans une société laïque. Qui a ramené cette identité ? "Les juifs et les musulmans. Et les Français ne savent pas quoi en faire." Par exemple, comment soigner une femme couverte de la tête aux pieds, avec un Coran à sa gauche, un tapis de prière à sa droite ?

Un homme ou une femme doit-elle la soigner ? Une photo d'identité est-elle valide pour un passeport quand, de même, la femme est voilée ? Faut-il montrer un bout du front de la femme ? Un photographe a-t-il le droit de la photographier, ou est-ce réservé à un Photomaton ? A Marseille, certaines rues sont bloquées à certaines heures du jour parce que des hommes prient sur le trottoir.

Que faire ? Ces sujets sont traités dans les plus hautes sphères politiques. Parce que la société française a changé ces dernières années, et doit intégrer de nouvelles donnes.

A une quinzaine de stations de métro des Champs-Elysées, le maire de Montfermeil ne veut pas rentrer dans certains quartiers de sa ville, continue Daniel Bensimon. Les Français qui voulaient que leur président s'occupe des Arabes sont passés de Le Pen à Sarkozy. Le million qui n'a pas voté pour Le Pen a voté pour Sarkozy. Le Pen a déclaré qu'il n'avait pas perdu d'un point de vue personnel, mais que Sarkozy lui avait volé ses voix.

Nicolas Sarkozy est un président qui dit : "J'aime l'Amérique. J'aime Israël." C'est une nouvelle ère qui commence, une ère de l'abandon du double langage. Selon Bensimon, Nicolas Sarkozy n'est pas une personne qui parle pour ne rien dire.

Eu égard aux rapports avec Israël, cela dépendra du prochain ministre des Affaires étrangères. En effet, si Nicolas Sarkozy, le nouveau président de la République française aime Israël, il faudra voir ce qu'en pense le Quai d'Orsay, car, prévient Daniel Bensimon, si la France a un nouveau président
, le Quai d'Orsay, lui, ne change pas.

Sources Bismi Info

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT
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