Concours

Présentation

  • : Que la France soit !
  • villepin
  • : Politique
  • : Que va devenir la France sous la présidence de Nicolas Sarkozy ? Sera-t-il un bon père pour les Français ? Ce blog aura pour but de rendre compte de la politique du nouveau Président. Politique nationale et internationale.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

W3C

  • Flux RSS des articles
Dimanche 9 novembre 2008



Obama-Sarkozy: rêve américain contre cauchemar français


par Juan

Sarkofrance




79ème semaine de Sarkofrance pour Juan qui se livre à une cruelle comparaison entre Obama et Sarkozy. Cruelle pour Sarkozy, s'entend. Mais pas seulement pour lui : pour les Français aussi, ça risque d'être dur. Très dur.


Cette 79ème semaine de Sarkofrance, nos regards étaient ailleurs. En Amérique, Barack Obama a été finalement été élu 44ème président des Etats-Unis. La quasi-totalité de la classe politique française, président compris, avait déjà tenté de récupérer le phénomène depuis des mois. Le contraste avec la France, président compris, est pourtant saisissant.

Slogan contre slogan
«Yes, we can» serait la version américaine du sarkozyste «Ensemble, tout est possible.» L'analogie s'arrête à cette comparaison publicitaire sans valeur. En France, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse que de chercher des boucs-émissaires aux difficultés du pays : les fraudeurs en tous genres,
les chômeurs qui ne trouvent pas assez vite un boulot, les seniors en pré-retraite, les traders, les malades qui coûtent trop cher, les criminels et la petite «racaille.» Cliver la société française en permanence est la quintessence du Sarkozysme politique. Le malentendu sarkozyste est là. Il défend le clivage contre le rassemblement.
Obama lui n'a promis aucune «rupture», un concept qui clive et qui oppose. Il a promis un rassemblement, un dépassement. Il a aussi prévenu qu'il se tromperait,
qu'il ne réussirait pas à tous les coups: «il y aura des échecs et des désaccords. mais je vous préviendrai pour en discuter.» Il a assumé les contradictions de son pays. Bref, il a tenu un discours adulte à un électorat qui ne l'est pas toujours.

Le rêve américain de Sarkozy
Sarkozy admire l'Amérique. Moi aussi, mais pas pour les mêmes choses. Sarkozy rêve de Reagan et Bush;
l'Amérique vote Obama. A peine élu, Sarkozy est allé faire acte d'allégeance chez Bush, barbecue inclus. A peine élu, il rappelait qu'il voulait que le crédit hypothécaire se développe en France comme aux Etats-Unis. Pas encore élu, il excusait l'arrogance française vis-à-vis de la guerre en Irak. Sarkozy revendiquait le modèle américain: le faible chômage, les subprimes, ou Tom Cruise, tout est bon de l'autre côté de l'Atlantique. Pendant la campagne, il se montrait même en jean, à cheval en camargue, comme un Georges W. Bush de pacotille.
Obama élu fera de l'ombre à Sarkozy. Président du conseil européen pour encore quelques semaines, ce dernier espère encore briller, sa Carla à ses côtés.

Flegme contre agitation
Puisque le monde s'amuse à des comparaisons hasardeuses, poursuivons l'exercice. En France, Nicolas Sarkozy s'agace, menace, s'agite. Il porte plainte contre une poupée, une pancarte, un texto. Il cherche à asphyxier et déstabiliser ses opposants. Tous les coups sont permis.
Barack Obama lui conserve un style détendu.
Son flegme et son humour participent à son charisme. Et pourtant, la pression fut autrement plus forte: au plus fort de la campagne, il s'est fait traiter de communiste, de castriste, de fondamentaliste musulman. A chaque fois, il a affiché son calme et son sourire. En France, il suffit qu'un opposant tienne une pancarte «Casse-toi pov'con» sur le passage du cortège présidentiel pour qu'il soit poursuivi ... et condamné !
Bref, Barack est poli, tranquille et drôle.
Nicolas est agité, parfois grossier, toujours rancunier.

Intégration contre identité nationale
Brice Hortefeux aura beau jeu de souligner que l'identité étasunienne transcende les races, les religions, les communautés. Le 5 novembre au matin, il a commis ce lapsus malheureux, en laissant clairement entendre que le métis Obama avait réussi son intégration. «C'est le témoignage que le défi de l'intégration peut être relevé.» L'Amérique «de souche» serait-elle blanche pour Brice Hortefeux ? Lundi et mardi, le ministre de l'identité nationale recevait à Vichy ses homologues européens en charge de l'immigration pour leur faire signer un pacte communautaire. Hortefeux a dû faire des
concessions depuis plusieurs mois, pour convaincre ses confrères. Mais son Pacte reste stupide et dangereux. Comme l'écrit Joël Roman, «l'immigration économique non-qualifiée et le regroupement familial basculent dans l'immigration « subie », à vocation irrégulière.»
En France toujours, la précarisation de la société se lit aussi à l'aune de la politique judiciaire. Mercredi, Rachida Dati a ainsi présenté,
sans plus de concertation qu'un communiqué sur le site Web de l'Elysée, son nouveau projet de loi sur la «rétention de sûreté». Ce projet vise à enfermer à vie des criminels ayant purgé leur peine, qu'un panel de magistrats et experts jugera dangereux. Jeudi, Rachida Dati a fait visiter l'une de ces prisons pour «détenus libérés». Quelle est la différence avec Guantanamo ? Le confort des chiottes individuelles ?

Protection contre précarité
Aux Etats Unis, Barack Obama a promis un retour de l'État et la réduction des inégalités fiscales. Même si personne ne s'attend à ce que le futur président américain nationalise l'économie américaine, il a proposé une rupture idéologique avec les 8 années d'iniquité fiscale et sociale de Georges W. Bush. Ce dernier a fait payer au monde, par l'accroissement de l'endettement public dans des proportions inconsidérées, l'allègement de la fiscalité des plus riches et le désengagement de l'Etat dans son propre pays. Obama a annoncé qu'il fallait revoir les impôts. Barack Obama défend une vision différente de l'Amérique idéalisée par Sarkozy. Il promeut davantage de
régulation, comme une assurance maladie accessible au plus grand nombre car sponsorisée par l'Etat (quand son rival McCain en restait à soutenir le «marché libre» pour baisser les coûts de santé), ou le développement des médicaments génériques
En France, Nicolas Sarkozy a promis un chemin exactement inverse: défiscalisation, surtout pour les plus riches, et réduction de l'assurance sociale (chômage, retraites, assurance maladie). Même la crise financière puis la récession qui creusent le déficit budgétaire faute de croissance ne lui ont pas fait renoncer à son coûteux et inutile paquet fiscal.

En bref, l'État vu par Obama doit réinvestir la sphère sociale et économique. L'État version Sarkozy renforce son pouvoir de répression (Edvide, la nouvelle Direction du Renseignement intérieur, présidentialisme du régime) et se dégage de ses filets sociaux historiques.

Obama promet la relance
En France, Nicolas Sarkozy exclut toute relance. Aux Etats-Unis, Obama la promet. En France, le gouvernement fait voter un budget qui intègre une
taxe sur le chiffre d'affaires des mutuelles (que ces dernières répercuteront sur leurs tarifs aux assurés), une autre sur l'épargne d'entreprise (primes de participation, intéressement, abondements des employeurs sur les plans d'épargne entreprise), jusqu'ici exonérés de cotisations sociales, mais une exonération des parachutes dorés inférieurs à 1 million d'euros; une réduction de la prime pour l'emploi (cf. l'Observatoire des inégalités) ; la quasi-absence de revalorisation faible augmentation du traitement des fonctionnaires (5 millions de personnes); la fin «des réseaux d'aide aux enfants en difficulté» (Rased); la baisse des budgets des ministères de l'emploi et de la Ville.

La poursuite du cauchemar français
Mardi, Nicolas Sarkozy s'est enthousiasmé pour la croissance verte. Il y mêle le développement des OGM en France et la prolifération nucléaire. Beaucoup de beaux mots. Le président français a raison de parler de croissance, concept en voie de disparition. Il n'a pas fallu un mois au gouvernement pour capituler et revoir ses prévisions à la baisse. Le budget établi en septembre, examiné depuis quelques semaines par le parlement est obsolète :
Pire, on apprend que les restrictions ne sont pas pour tout le monde.
Le député Vert François de Rugy a cette question délicieuse, il y a quelques jours, à l'Assemblée Nationale :

«Nous discutons en ce moment un budget placé sous le signe de la rigueur. Les crédits de l'emploi et du logement sont en baisse. Les réductions d'effectif frappent tous les ministères, y compris celui de l'éducation nationale ou celui de l'écologie.

Dans ce contexte, je voudrais soumettre aux membres du Gouvernement une petite devinette : quels sont les agents de l'État qui, en 2009, se verront octroyer une augmentation de salaire moyenne de 15 300 euros ? Quels sont les heureux gagnants de ce jackpot, qui représente, pour chacun de ses bénéficiaires, l'équivalent de la progression de rémunération annuelle de 300 salariés payés au SMIC ?

Je ne vous ferai pas davantage attendre la réponse : ce sont – on l'apprend à la lecture du budget – les quatre-vingt-dix-huit collaborateurs les plus proches du Président de la République.»


Effectivement, le gouvernement s'est promis une augmentation de ces effectifs et de leur bonus pour 2009. Fillon a pris exemple sur son patron, qui s'est acheté
un nouvel avion pour 280 millions d'euros, qui boit moins mais voyage plus, et qui a refait la déco de l'Elysée. La belle école !

Barack Obama est attendu comme le sauveur d'une Amérique en proie au doute, à la crise, et à deux guerres.

Mesurez-vous la différence avec le président français ?

Mesurez-vous la différence ?

Retrouvez toute la Sarkofrance en cliquant ici.


Sources Marianne

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Une politique pour les riches
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 7 novembre 2008

On continue dans la même veine. Allez voir l'infographie sur Le Monde, A Matignon, les primes ont augmenté de 45 %... très instructif. Pendant que la populace se serre la ceinture, CE qui nous sert de gouvernement pioche allègrement dans la caisse remplie par le contribuable obligé de gratter comme un malade. Pourvu que ça dure ! Parce que là, on est largement revenu au temps de Louis le quatorzième.





Les frais de personnel des ministres explosent




Bonne nouvelle : au moment où le gouvernement mène une politique de réduction des dépenses publiques et de diminution des effectifs de la fonction publique, un secteur reste épargné. On embauche dans les ministères, et les primes y ont explosé de 20 % en un an.

Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.

Parité et sobriété devaient être les deux règles des gouvernements de Nicolas Sarkozy. Le premier gouvernement formé par François Fillon, en mai 2007, comportait 8 hommes et 7 femmes ministres de plein rang. Sur la photo de groupe réunissant les 21 membres du gouvernement - premier ministre, ministres et secrétaires d'Etat -, les hommes (14) étaient cependant deux fois plus nombreux que les femmes (7). L'actuel gouvernement compte pas moins de 38 membres : 25 hommes et 13 femmes.

La parité oubliée, quid de la sobriété ? En mai 2007, M. Fillon demandait par circulaire à ses ministres de limiter les effectifs de leurs cabinets. Il établissait une norme de 20 conseillers par ministre de plein exercice et de 4 conseillers par secrétaire d'Etat. Pour leur installation dans les meubles, les membres du gouvernement s'efforcèrent tant bien que mal de "rester dans les clous".

Au fil des mois, ils se sont affranchis des consignes de rigueur. Même en tenant compte des nouveaux périmètres ministériels, la progression des effectifs a de quoi faire rêver dans les fonctions publiques : près de 20 % de membres supplémentaires répertoriés dans les cabinets et une augmentation de 15 % des personnels (sécurité, assistance administrative, intendance ou logistique) affectés dans les ministères.

Seuls Eric Woerth (budget), Brice Hortefeux (immigration), Rachida Dati (justice), Christine Boutin (logement), et Christine Albanel (culture) respectent le "plafond" fixé par la circulaire du premier ministre un an plus tôt. Pas un seul secrétariat d'Etat ne compte moins de 6 personnes dans son cabinet, le record étant détenu par Luc Chatel (18 conseillers), qui, il est vrai, cumule les fonctions de secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation et de porte-parole du gouvernement.

L'économie, le travail et la santé sont les points cardinaux des recrutements ministériels. Le pôle "économie et finances" dirigé par Christine Lagarde a embauché 21 nouveaux conseillers et ses effectifs globaux ont crû de 66 personnes. Le pôle "travail et solidarité" de Xavier Bertrand a contribué à la baisse du chômage en embauchant 36 personnes, dont 15 dans les cabinets. Enfin, le pôle "santé" de Roselyne Bachelot a recruté 52 personnes, dont 21 dans les cabinets.

Pas moins surprenante est la progression des "indemnités pour sujétions particulières" distribuées dans certains ministères, à commencer par le premier d'entre eux. Le montant des primes mis à disposition de Matignon en 2008 (+2,2 millions d'euros) a fait un bond de 45 %. Anciens socialistes tentant de refonder chacun une famille politique, Jean-Marie Bockel et Eric Besson ont eux aussi bénéficié largement de cette aide : les "primes" du secrétariat d'Etat aux anciens combattants (370 000 euros) ont progressé de 83 % et celles du secrétariat d'Etat à la prospective (684 000 euros) de... 125 %.

Patrick Roger

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt
Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Une politique pour les riches
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 7 novembre 2008

Si vous vous en sentez le courage, faites le total des montants d'indemnités pour sujétions particulières que l'on a mis en rouge... on l'a fait pour vous... 29 167 943 euros... soit 191 050 026,65 francs... juste pour les "frais de personnel". Ajoutez à ça les salaires. Et voyez combien CA nous coûte. Bossez bossez bossez nom de Dieu ! Jour et nuit,  vingt-quatre heures sur vingt quatre, y compris le dimanche et jusqu'à 70 balais. A eux, ça leur coûte pas cher !



Explosion des frais de personnel : le détail par ministère



Mercredi 5 novembre, Le Monde signalait "
l'explosion" des frais de personnel dans les différents ministères. Matignon a publié un communiqué contestant nos informations.

Voici l'évolution des effectifs des ministères entre le 1er septembre 2007 et le 1er juillet 2008 et des montants d'indemnités pour sujétions particulières (ISP, en euros). Ces chiffres ont été établis par Le Monde à partir des annexes aux projets de loi de finances pour 2008 et pour 2009.

Premier ministre : François Fillon
cabinet : 64 (+1)
personnels : 480 (+36)
ISP :  7 100 000 (+2 220 000)

Ecologie et Développement : Jean-Louis Borloo
cabinet : 27 (-6)
personnels : 272 (+45)
ISP : 1 326 200 (+137 000)

Transports : Dominique Bussereau
cabinet : 6 (=)
personnels : 16 (-9)
ISP : 219 720 (=)

Ecologie : Nathalie Kosciusko-Morizet
cabinet: 7 (=)
personnels: 15 (-22)
ISP: 195 650 (=)

Développement région capitale : Christian Blanc (création)
cabinet : 6 (+6)
personnels : 17 (+17)
ISP : 72 200 (+72 200)

Aménagement territoire : Hubert Falco (création)
cabinet : 7 (+7)
personnels : 21 (+21)
ISP : 190 000 (+190 000)

Intérieur : Michèle-Alliot-Marie
cabinet : 22 (+2)
personnels : 243 (+1)
ISP : 1 418 000 (+96 000)

Collectivités territoriales : Alain  Marleix (création)
cabinet : 9 (+9)
personnels : 25 (+25)
ISP : 185 000 (+185 000)

Outre-mer : Yves Jego
cabinet : 11 (+1)
personnels : 77 (+9)
ISP : 420 000 (+70 000)

Affaires étrangères : Bernard Kouchner
cabinet : 22 (=)
personnels : 209 (+11)
ISP : 1 306 400 (+146 400)

Affaires européennes : Jean-Pierre Jouyet
cabinet : 14 (+2)
personnels : 39 (-1)
ISP : 307 320 (=)

Droits de l'homme : Rama Yade
cabinet : 9 (+2)
personnels : 27 (+6)
ISP : 255 840 (+14 400)

Coopération francophonie : Alain Joyandet
cabinet : 11 (+1)
personnels : 51 (+4)
ISP : 324 000 (-76 000)

Economie, industrie et emploi : Christine Lagarde
cabinet : 27 (-6)
personnels : 109 (-13)
ISP : 1 335 000 (-157 000)

Emploi : Laurent Wauquiez
cabinet : 11 (-1)
personnels : 33 (-1)
ISP : 375 600 (-84 400)

Industrie, consommation : Luc Chatel (+porte-parole du gouvernement)
cabinet : 18 (+14)
personnels : 64 (+36)
ISP : 496 800 (+226 480)

Fonction publique : André Santini
cabinet : 10 (+4)
personnels : 40 (+7)
ISP : 360 000 (+54 000)

Commerce, artisanat et PME : Hervé Novelli
cabinet : 10 (+5)
personnels : 33 (+2)
ISP :: 420 000 (+70 000)

Commerce extérieur : Anne-Marie Idrac (création)
cabinet : 6 (+6)
personnels : 24 (+24)
ISP : 290 000 (+290 000)

Budget : Eric Woerth
cabinet : 20 (-1)
personnels : 112 (+11)
ISP : 1 020 000 (=)

Immigration et intégration : Brice Hortefeux
cabinet : 15 (-5)
personnels : 97 (+25)
ISP : 685 000 (+45 000)

Justice : Rachida Dati
cabinet : 19 (+1)
personnels : 171 (+4)
ISP : 972 700 (+25  080)

Agriculture, pêche : Michel Barnier
cabinet : 27 (+5)
personnels : 99 (+9)
ISP : 519 600 (=)

Travail, relations sociales et solidarité : Xavier Bertrand
cabinet : 22 (+2)
personnels :  105 (-5)
ISP : 950 000 (+120 000)

Solidarité : Valérie Létard
cabinet : 8 (+7)
personnels : 50 (+12)
ISP : 427 000 (=)

Famille : Nadine Morano (création)
cabinet : 6 (+6)
personnels : 29 (+29)
ISP : 274 000 (+274 000)

Education nationale : Xavier Darcos
cabinet : 22 (+1)
personnels : 59 (-1)
ISP : 770 000 (+110 000)

Enseignement supérieur, recherche : Valérie Pécresse
cabinet : 22 (+2)
personnels : 59 (+1)
ISP : 710 000 (=)

Défense : Hervé Morin
cabinet : 22 (+2)
personnels : 126 (+6)
ISP : 1 142 888 (+31 200)

Anciens combattants : Jean-Marie Bockel
cabinet : 10 (+3)
personnels : 55 (+11)
ISP : 370 000 (+168 100)

Santé : Roselyne Bachelot
cabinet : 36 (+11)
personnels : 107 (+6)
ISP : 1 412 585 (+46 000)

Jeunesse et sports : Bernard Laporte (création)
cabinet : 10 (+10)
personnels : 46 (+46)
ISP : 0

Logement et ville : Christine Boutin
cabinet : 20 (+1)
personnels : 75 (+5)
ISP : 755 000 (+115 000)

Ville : Fadela Amara
cabinet : 8 (+3)
personnels : 38 (+12)
ISP : 203 700 (=)

Culture et communication : Christine Albanel
cabinet : 20 (=)
personnels : 120 (+9)
ISP : 783 000 (=)

Relations avec le Parlement : Roger Karoutchi
cabinet : 12 (+1)
personnels : 43 (-2)
ISP : 520 000 (+40 000)

Prospective  et développement économie numérique : Eric Besson
cabinet : 13 (+5)
personnels : 37 (+11)
ISP : 684 000 (+378 180)

Solidarités actives : Martin Hirsch
cabinet : 10 (+1)
personnels : 35 (+11)
ISP : 370 740 (+96 380)


Patrick Roger

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt
Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Une politique pour les riches
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 7 novembre 2008

Ah !  Le Monde a mis le doigt sur quelque chose qui fait saigner et le Monde répond à Matignon qui met en garde contre une "interprétation erronée". Travaillez, prenez de la peine jusqu'à 70 balais, travaillez le dimanche, jour et nuit pour faire rigoler ceux qui glandent au gouvernement. Et il y en a !



Explosion des effectifs ministériels : "Le Monde" répond à Matignon


Matignon a publié un communiqué de réponse aux informations sur les effectifs des ministères parues dans Le Monde du 6 novembre, extraites des annexes aux projets de loi de finances pour 2008 et 2009 (les "jaunes budgétaires"). Ne pouvant contester des chiffres émanant de documents officiels, le cabinet du premier ministre met en garde contre une "interprétation erronée". Nous lui répondons point par point.

Matignon souligne que les effectifs globaux des cabinets sont en diminution sensible par rapport à ceux des gouvernements précédents. L'étude du Monde rappelait la circulaire de François Fillon, datant de mai 2007, demandant aux membres du gouvernement de limiter le nombre de conseillers à vingt par ministre et quatre par secrétaire d'Etat. Seuls cinq ministres respectent aujourd'hui ce plafond. Soit le premier ministre a eu le tort de fixer une norme qui n'était pas réalisable, soit il a eu la faiblesse de ne pas la faire respecter.

En septembre 2007, date à laquelle avaient été arrêtés les effectifs détaillés dans le "jaune" annexé au projet de loi de finances (PLF) pour 2008, les cabinets "n'étaient pas encore complètement constitués" et plusieurs postes de secrétaires d'Etat (cinq) ont été créés depuis, précise le communiqué. "Même en tenant compte des nouveaux périmètres ministériels", comme l'indiquait Le Monde, l'évolution des effectifs des cabinets excède le simple réajustement  : à périmètre constant, le nombre de conseillers est passé de cinq cent dix-sept à cinq cent quatre-vingt-trois, auxquels s'ajoutent trente-six postes dans les cabinets nouvellement créés, soit une augmentation totale de cent deux (+20 %) en dix mois. Dans le même temps, les effectifs globaux des ministères ont progressé de trois cent quatre-vingt-dix-sept personnes (+15 %).

Matignon "regrette" également une "interprétation erronée" de la hausse des indemnités pour sujétions particulières (ISP), en particulier de la progression de 45 % de l'enveloppe mise à disposition du premier ministre. Selon le communiqué, le chiffre de 4,9 millions d'euros en 2007 "correspond à une estimation pour les huit mois d'exercice du gouvernement Fillon", celui de 7,1 millions en 2008 portant sur une année pleine.

Aucun spécialiste des budgets des pouvoirs publics ne soutient cette explication. Les "jaunes budgétaires" font état des "montants décidés" pour l'année, par ministère et secrétariat d'Etat. Les documents budgétaires se réfèrent au fonctionnement des postes ministériels et non à ceux qui en ont la charge. Dans le cas contraire, l'ensemble des enveloppes d'ISP, pour chaque ministère, aurait dû enregistrer, entre 2007 et 2008, une évolution comparable. L'explication de Matignon, si elle porte uniquement sur le volume de primes mis à disposition du premier ministre, soulève par ailleurs un point intriguant : le communiqué indique que "l'enveloppe d'ISP des quatre derniers mois du gouvernement de Dominique de Villepin n'est pas prise en compte dans ce chiffre, comme c'est la coutume après un changement de gouvernement". Les services du premier ministre présentent ainsi comme une "coutume" ce qui semble la soustraction d'une partie de l'enveloppe, d'un montant indéterminé, au regard des documents budgétaires.

Enfin, le communiqué de Matignon justifie l'augmentation de 125 % du volume d'ISP décidé pour le secrétariat d'Etat chargé de la prospective et de l'économie numérique, détenu par Eric Besson, par l'extension de ses attributions, "le conduisant à recruter cinq collaborateurs supplémentaires". Or , les ISP figurant dans le "jaune budgétaire" sont indépendantes des "charges de personnel" comptabilisées dans le budget des ministères. Ces primes discrétionnaires sont complémentaires aux rémunérations : destinées à compenser des pertes de salaire pour des membres du cabinet venus du secteur privé ou pouvant prétendre à des émoluments plus importants, elles varient entre 2 000 et 2 500 euros net par mois pour les postes de conseillers et conseillers technique et peuvent être plus élevées pour les postes hiérarchiques supérieurs. Ce qui ne suffit pas à expliquer la progression de 378 180 euros de l'enveloppe mise à disposition de M. Besson.

Le Monde maintient en conséquence ses informations et publie sur Le Monde.fr l'évolution détaillée par ministère des effectifs des cabinets, des personnels et des enveloppes d'ISP. Tout en souhaitant que le débat, pour légitime qu'il soit, demeure serein.

Patrick Roger

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt
Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Une politique pour les riches
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008

Le directeur de cabinet de Sarkozy, Christian Frémont dit que tout est transparent. S'il est proche de Sarkozy, il ne va évidemment pas dire le contraire. Alors puisque tout est si transparent qu'il nous donne donc le nom des 150 clandestins qui sont passés à la trappe. Est-ce qu'Arno Klarsfeld est toujours "conseiller auprès du premier ministre", aux dernières nouvelles, aucun domaine en pariticulier ne lui était affecté. Avec ça comme explication, on est servi ! Peut-on franchement croire que Klarsfeld conseille Fillon ? On a beau essayer d'imaginer la scène, ça nous est difficile. Ce gouvernement nous aura tout fait ! Absolument tout. C'est la grosse gabegie. Même le tsar Nicolas II ne vivait pas comme eux, c'est dire !



L'Elysée affirme que son budget est «transparent»



«Il n'y a plus de fonds secrets, plus de prélèvements sur les ministères. L'Elysée est une administration comme une autre», souligne le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

L’Elysée, dont la réalité des finances est mise en cause par un rapport du député apparenté PS René Dosière, a souligné aujourd’hui disposer au contraire «pour la première fois» d’un budget pleinement «transparent».
 
«Je ne comprends pas qu’on puisse parler d’opacité et de retour à je ne sais quel obscurantisme, alors que c’est la première fois que le budget est vraiment transparent», a déclaré lors d’une rencontre avec la presse Christian Frémont, le directeur de cabinet du président Nicolas Sarkozy.

«C’est la première fois que la présidence a un budget qui est transparent, lisible, sans mystère», a-t-il insisté: «Il n’y a plus de fonds secrets, plus de prélèvements sur les ministères. L’Elysée est une administration comme une autre, soumise au contrôle du Parlement, soumise pour la première fois, et par la volonté du Président, au contrôle de la Cour des comptes».

Le député René Dosière, spécialiste de la question, présente aujourd’hui son rapport annuel sur les crédits de la présidence de la République, qu’il a intitulé «Le budget de l’Elysée ne connaît pas la crise».

60 millions d'euros pour l'achat d'un Airbus A330

L’Elysée avait contesté dès hier soir les conclusions du député de l’Aisne. Interrogé ce matin, l’entourage du Président a réaffirmé qu’en chiffres consolidés (définitifs), la hausse du budget de l’Elysée serait de 2% en 2009, et non pas de 11,45 %, ce dernier chiffre représentant la hausse du budget 2009 par rapport au budget 2008 initial.

Le chef de l’Etat viserait notamment une réduction des frais de personnel de l’ordre de 3% en 2009.

L’Elysée a également donné des précisions sur le renouvellement de la flotte aérienne utilisée par l’exécutif, qu’avait évoquée en juin le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. Les deux moyen-courrier Airbus A319 seront remplacés par un gros porteur long-courrier Airbus A330, acheté d’occasion par le ministère de la Défense et qui sera en service à partir de la fin 2010. Le prix de cet avion de ligne serait, selon l’Elysée, de 60 millions d’euros, hors coût de l’adaptation pour en faire un avion présidentiel. La valeur de revente des deux A319 serait d’environ 70 millions d’euros.

L’Elysée a également engagé une réflexion, qui n’est pas tranchée, sur la charge que représentent les trois domaines de Rambouillet (Yvelines), Marly-le-Roi (Yvelines) et Souzy-la-Briche (Essonne). Les deux premiers sont utilisés, mais l’entretien de leur parc est jugé coûteux. Quant au dernier, il n’aurait pas servi depuis la fin du mandat de François Mitterrand, en 1995.

(Source AFP)

Sources Libération 

Posté par Adriana Evangelizt  

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Une politique pour les riches
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

A voir absolument

Recherche

Catégories

création de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus