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Dimanche 20 août 2006

La réforme inachevée des retraites

par Nathalie BIRCHEIM


Trois ans après la promulgation de la loi Fillon du 21 août 2003, on sait déjà que la réforme ne suffira pas à financer les retraites à l'horizon 2020. Prévu par la loi, le bilan de 2008 pourrait donner lieu à une nouvelle réforme

Ce n’est pas un zélateur de la réforme du modèle social français qui le dit, mais Jean-Christophe Le Duigou, le spécialiste retraite de la CGT : « En 2008, le réveil risque d’être douloureux car, malgré la potion amère de 2003, les problèmes de financement des retraites sont loin d’être résolus. »

En 2008 en effet, la loi Fillon du 21 août 2003 prévoit ce qu’il est désormais coutume d’appeler une « clause de revoyure », pour faire le bilan de l’efficacité de la réforme et envisager, le cas échéant, de nouvelles dispositions. Désormais, alors que la quasi-totalité des mesures décidées par la réforme Fillon (1) sont entrées en vigueur, on sait déjà qu’elles ne suffiront pas à équilibrer les comptes.

Petit retour en arrière. En 2003, un constat implacable s’impose à tous : alors qu’on comptait alors quatre personnes de plus de 60 ans pour dix personnes d’âge actif, en 2040 ce rapport doit grimper à sept pour dix. Corollaire : la masse des pensions de retraite à financer va augmenter beaucoup plus vite que celle des cotisations payées par les actifs. D’où un déficit prévisible dès 2010 pour le régime des salariés du privé et dès 2005 pour les fonctionnaires.

Pour retrouver l’équilibre financier du système par répartition, le législateur a fait le choix d’allonger la durée de cotisation à 40 ans pour tous en 2008, excepté les assurés des régimes spéciaux non concernés par la réforme, puis à 41 ans en 2012. Cela ne suffira qu’à éponger une partie des besoins.

Trois ans après, les chiffres publiés en mars dernier par le Conseil d’orientation des retraites (COR) précisent cette préoccupante perspective. Pour le régime général, la réforme aura permis, comme c’était l’objectif, d’économiser 5 milliards d’euros ; mais il reste 4 milliards à trouver.

Pour la fonction publique et hospitalière, les mesures Fillon ont dégagé 12 milliards d’économie, mais 18 milliards sont toujours non financés. Bref, si l’on additionne tous les régimes (salariés du privé, indépendants, artisans, agriculteurs…), il subsiste un « besoin de financement » de 18 milliards d’euros à l’horizon 2020 et de 112 milliards à l’horizon 2050 !

Les "quinquas" semblent pressés de prendre leur retraite

Et encore ce scénario se fonde-t-il sur l’hypothèse – extrêmement optimiste – d’un taux de chômage ramené à 4,5 % en 2015. Ainsi, avec un chômage à 9 %, il faudrait consacrer un point de PIB supplémentaire au financement des retraites en 2050. Un tel niveau de chômage ruinerait également les espoirs de «nouvelles ressources» qui découleraient d’une augmentation des cotisations vieillesse à mesure que la santé de l’emploi et donc la diminution des besoins de l’Unédic permettraient une baisse des cotisations chômage.

Autant dire que l’on ne pourra pas faire l’économie de décisions douloureuses à l’occasion du rendez-vous de 2008. D’autant que les comptes se dégradent plus vite que prévu. « En 2006, on devrait atteindre 2,4 milliards d’euros de déficit pour le régime général, puis dépasser les 3 milliards en 2007, » détaille Danièle Karniewicz, présidente de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (Cnav).

Le plus inquiétant n’est cependant pas dans ce nouveau bilan comptable, mais dans ses causes. En effet, alors que la philosophie de la réforme Fillon repose sur le pari que les gens vont travailler plus longtemps, tout se passe au contraire comme si les quinquagénaires cherchaient à partir à la retraite le plus vite possible.

En témoigne l’énorme succès du dispositif des départs anticipés pour carrières longues, créé par la loi Fillon pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir avant 60 ans sans pénalité (lire les Repères), qui a concerné 16,2 % des départs en 2004 et 14,8 % en 2005. De même, le relatif succès des rachats de trimestres (2 227 rachats en 2004, 4 200 en 2005), malgré le caractère très onéreux de l’opération (le rachat moyen est de 26 013 €) comme, à l’inverse, la faible utilisation de la surcote (1,58 % des liquidations en 2004, 5,4 % en 2005), qui permet de majorer une pension en acceptant de travailler plus longtemps, militent pour la même conclusion.

« Alors qu’auparavant les salariés n’étaient pas à deux mois près pour liquider leur retraite, désormais ils veulent partir dès que possible. Ils savent qu’avec les réformes de 1993, de 2003 et les mesures à attendre en 2008, chaque année qui passe dégrade leurs conditions de liquidation », résume Danièle Karniewicz.

Or le Conseil d’orientation des retraites a bien prévenu dans son rapport de mars : « Le relèvement du taux d’emploi des seniors (NDLR : qui plafonne en France à 37 % pour les 55-64 ans) est un élément essentiel » de la réussite de la réforme Fillon.

Une première étape vers davantage de capiatalisation ?

Pour stopper l’hémorragie, le gouvernement a donc décidé au printemps dernier d’augmenter la surcote dès 2007. Mais le ministre délégué à la Sécurité sociale, Philippe Bas, ré- fléchit à une nouvelle piste : il s’agirait de dispenser des durcissements à attendre en 2008 les personnes ayant 60 ans en 2007 ou 2008 qui choisiraient de prolonger leur activité.

Le gouvernement doit redresser la barre, s’il veut laisser dans la boîte à outils de 2008 la possibilité de jouer à nouveau sur l’allongement de la durée de cotisation. Restent ensuite deux variables sur lesquelles les ajustements peuvent également jouer : l’augmentation des cotisations et la baisse du niveau des pensions.

Tous les syndicats sont vent debout contre cette dernière éventualité qui, résume Jean-Louis Deroussen, chargé des retraites à la CFTC, « n’est pas acceptable alors que beaucoup de salariés ont déjà une retraite inférieure au smic ». De fait, 4,7 % des retraités (tous régimes confondus) touchent le minimum vieillesse, rappelle Danièle Karniewicz, qui ajoute que « le taux de remplacement entre le dernier salaire et la pension est tombé à 70 % : on ne peut guère descendre plus bas ».

Pour le cégétiste Jean-Christophe Le Duigou, la marge de manœuvre réside plutôt dans les cotisations retraite : « Elles n’ont pas augmenté depuis dix ans (NDLR : mis à part un petit relèvement de 0,2 % sur la part salariale en janvier dernier), il faut qu’elles reviennent dans le débat. » Simple augmentation du taux, élargissement de l’assiette à d’autres rémunérations que les salaires, les pistes sont nombreuses. Mais elles se heurtent toutes à un refus de la part du patronat. Comme en 2003.

Celui-ci pourrait d’ailleurs à nouveau pousser une autre piste : le développement de l’épargne retraite individuelle. En créant le plan d’épargne retraite populaire (Perp, 1,3 million d’euros d’encours fin 2005), et le plan d’épargne retraite collectif (Perco, 300 millions d’euros à la même date), la loi Fillon a introduit une petite dose de capitalisation dans le système par répartition. Une première étape ?

Nathalie BIRCHEIM

***

Les principales mesures de la loi Fillon

Des clauses de revoyure : la loi précise qu’« avant le 1er janvier 2008 », le gouvernement élabore un rapport pour tirer le bilan de la réforme. Un rendez-vous similaire est prévu en 2012 et 2016.

Une durée de cotisations allongée : l’âge légal de la retraite reste à 60 ans, mais la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier du taux plein passe à quarante ans en 2008 pour les fonctionnaires, comme elle l’est déjà pour les salariés du privé. À partir de 2009, elle est à nouveau majorée pour tous d’un trimestre par an pour atteindre quarante et un ans en 2012, sauf si, au vu du bilan de 2008, « un décret ajuste le calendrier de mise en œuvre de cette majoration ».

Des incitations à la prolongation d’activité : le cumul emploi-retraite est facilité. Un système de décote et surcote encourage les actifs de plus de 60 ans ayant suffisamment cotisé à prolonger leur activité en majorant leur pension de 3 % par année supplémentaire.

Des départs anticipés autorisés : les salariés ayant commencé à travailler à 14, 15 et 16 ans et cotisé au moins quarante ans sont autorisés à partir avant 60 ans sans pénalité. Par ailleurs, depuis juillet, tout assuré a le droit de racheter des trimestres d’année cotisée de façon incomplète ou d’année d’études pour avancer son âge de départ (mais pas en deçà de 60 ans) ou majorer sa pension.

Un filet de sécurité amélioré pour les smicards : un salarié ayant cotisé toute sa vie au smic ne pourra pas toucher une pension inférieure à 85 % du smic net.

Une meilleure information : les régimes sont tenus d’adresser tous les cinq ans un relevé de situation individuelle à chaque assuré, à commencer par les plus de 50 ans dès 2007. Depuis juin, un simulateur sur Internet permet à chacun d’estimer sa pension.

La création de produits de retraite par capitalisation : l’épargne retraite individuelle est encouragée avec la création de deux produits de placement destinés à la retraite (Perp et Perco) et bénéficiant d’avantages fiscaux.

***

Le cas des régimes spéciaux

Épargnés par la réforme de 2003, les salariés des régimes dits spéciaux (SNCF, RATP, Banque de France…) pourraient être au centre des débats de 2008. Car des nouvelles normes comptables font obligation à ces entreprises de provisionner leurs futures dépenses de retraite, dans leurs bilans dès la fin 2007.

La plupart ne peuvent pas l’envisager sans faire exploser leurs comptes : d’où l’idée d’adosser d’ici là leur caisse au régime général en échange du paiement d’une soulte, correspondant au surcoût des avantages conservés à ces salariés, comme une durée de cotisation de 37,5 ans par exemple.

Or, si EDF et GDF ont déjà payé la somme nécessaire, la plupart des autres entreprises concernées n’ont pas les moyens et c’est l’État qui devra payer, donc le contribuable. Celui-ci acceptera-t-il de financer par l’impôt les avantages de régimes non réformés, quand lui-même pourrait voir ses conditions de retraite à nouveau durcies en 2008 ?

Sources : LA CROIX

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : REFORME DE L'ETAT
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Vendredi 10 février 2006

Commençons donc par les mauvaises nouvelles... le déficit du commerce extérieur français atteint un record pour l'année 2005. On importe plus que l'on exporte. Et ce n'est pas la faute du pétrole, non, c'est notre manque de compétitivité qui nous fait défaut. Alors au lieu de nous bassiner avec le chômage, on ferait mieux de plancher ailleurs... voici quelques articles pour vous éclairer sur la question...

Déficit record du commerce extérieur français en 2005

Le commerce extérieur français a enregistré un déficit record de 26,459 milliards d'euros en 2005, après 8,284 milliards en 2004 (révisé), selon les données communiquées vendredi par les Douanes.

En décembre, le déficit du commerce extérieur s'est établi à 3,102 milliards d'euros contre 3,058 sur la même période de 2004 (révisé), selon les données corrigées des variations saisonnières.

Au mois de décembre, les exportations se sont montées à 31,308 milliards d'euros et les importations à 34,410 milliards.

Sources : AFP

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Le déficit commercial de la France a presque quadruplé en 2005, l'alourdissement de la facture pétrolière n'expliquant que pour moitié cette contre-performance.

 

 

 

Les échanges commerciaux de la France ont dégagé un déficit cumulé de 24,222 milliards d'euros en données brutes sur les onze premiers mois de l'année dernière contre – 6,661 milliards d'euros sur la période correspondante de 2004, selon les chiffres publiés, mercredi 11 janvier, par la direction des douanes.

En données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés, le déficit atteint 22,825 milliards d'euros contre 5,959 milliards pour les onze premiers mois de 2004. "Le déficit énergétique s'est, à lui seul, creusé de plus de 8 milliards d'euros entre ces deux périodes", écrivent les douanes dans un communiqué.

L'alourdissement de la facture énergétique n'explique donc que pour un peu plus de la moitié le creusement du déficit commercial. L'autre moitié est imputable à la perte de compétitivté des entreprises françaises à l'export et au dynamisme des dépenses de consommation des ménages français qui alimente les importations.

Les exportations ont affiché en novembre une progression de 5,1 % en glissement annuel alors que les échanges commerciaux internationaux devraient augmenter de 7,3 % cette année, selon les prévisions de l'OCDE. Les importations affichent quant à elle une progression de 9 % en glissement annuel.

LE POIDS DE LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE

Sur le seul mois de novembre, c'est toutefois l'alourdissement de la facture énergétique qui explique intégralement l'augmentation du déficit commercial par rapport au mois précédent.

Les échanges commerciaux ont dégagé un solde négatif de 3,138 milliards d'euros après 2,434 milliards d'euros en octobre (2,463 milliards d'euros en première estimation). Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un déficit commercial de 2,1 milliards d'euros en novembre.

"La facture énergétique s'alourdit de 700 millions d'euros [en novembre] dans un contexte de forte augmentation des quantités importées et de prix toujours élevés", expliquent les douanes.

Le déficit énergétique est en effet ressorti à 3,855 milliards d'euros en novembre contre 3,153 milliards d'euros le mois précédent.

LE TALON D'ACHILLE DE L'ÉCONOMIE FRANÇAISE

Pour plusieurs économistes, ces chiffres traduisent la perte de compétitivité de l'économie française.

Selon Nicolas Bouzou de Xerfi, " les chiffres de ce matin le confirment bien : le commerce extérieur demeure le talon d'Achille de l'économie française. Car il ne faut pas s'y tromper : même si les exportations sont élevées [30,4 milliards d'euros en novembre], on voit bien qu'elles ne décollent pas depuis six mois. Alors même que trois éléments devraient se conjuguer pour les soutenir : une croissance mondiale qui reste très forte [plus de 4 %], des économies allemande et italienne qui accélèrent, ce qui est favorable à la demande adressée à la France, et enfin la remontée du dollar depuis un peu plus d'un an. En dépit de tous ces éléments favorables, le déficit commercial de la France sur les onze premiers mois de l'année frise les 23 milliards d'euros. (...) La contre-performance des exportations montre par ailleurs que la facture energétique n'explique pas à elle seule les mauvais résultats du commerce extérieur francais. D'ailleurs, le solde de l'industrie civile [celui qui capte certainement le mieux la compétitivité des entreprises industrielles] est de nouveau déficitaire. On remarque notamment l'essoufflement des exportations d'automobiles."

Même constat pour Marc Touati, économiste chez Natexis Banques Populaires. "Le déficit extérieur français n'est pas simplement dû à la facture pétrolière et à la demande intérieure appréciable de la France, mais surtout au manque de compétitivité structurelle de ses exportations. Et ce non seulement en termes de prix et de qualité, mais surtout en matière de positionnement sectoriel et géographique. En d'autres termes, nos exportations sont trop eurolandaises [plus de 50 % d'entre elles], or la zone euro est la lanterne rouge de la croissance mondiale depuis quatre ans. De plus, la part des biens d'équipement est trop faible : seulement 22 %, contre près de 45 % des exportations allemandes. Enfin, lorsque les entreprises françaises réussissent à vendre leurs produits à l'étranger, c'est de plus en plus parce que ces derniers sont fabriqués sur place ou dans d'autres pays beaucoup plus compétitifs que l'économie française. Et dire cela n'est certainement pas adhérer à la thèse du déclin, mais simplement décrire une réalité, pour justement éviter le déclin."

Sources : LE MONDE

 

Zone euro: déficit du commerce extérieur de 2,3 milliards d'euros en novembre

La zone euro a accusé un déficit de son commerce extérieur de 2,3 milliards d'euros en décembre, après un excédent de 0,6 milliard en octobre, selon les premières estimations de l'office européen des statistiques Eurostat publiées jeudi.Ce déficit est nettement supérieur aux prévisions des économistes interrogés par AFX, filiale d'informations financières de l'AFP, qui tablaient sur un solde négatif de seulement 600 millions d'euros.

Les exportations ont progressé de 4,0% par rapport à octobre et les importations de 3,0%, en données corrigées des variations saisonnières.

En novembre 2004, le solde commercial était excédentaire de 2,6 milliards d'euros.

Pour l'ensemble des 25 pays de l'Union européenne (UE-25), le déficit extérieur atteint 14,3 milliards d'euros en novembre 2005, en dégradation par rapport à octobre (-11,1 milliards d'euros).

Les exportations ont augmenté sur le mois de 3,0% et les importations de 1,8%, en données corrigées des variations saisonnières.

En novembre 2004, le solde commercial était déficitaire de 8,5 milliards d'euros.

De janvier à octobre 2005, le déficit de l'UE-25 dans le domaine de l'énergie a fortement augmenté, atteignant 177,4 milliards d'euros, contre 119,4 milliards pour la même période en 2004.

En revanche, l'excédent enregistré pour les machines et véhicules s'est accru, à 85,8 milliards (contre 66,7 mds). L'excédent dans le domaine des produits chimiques a légèrement augmenté (+57,6 mds contre +54,0 mds).

Eurostat note que les échanges de l'UE-25 avec ses principaux partenaires ont été orientés à la hausse.

Les augmentations les plus importantes ont concerné les exportations vers l'Inde (+25%), la Russie (+23%), la Corée du Sud (+12%) et la Norvège (+11%), ainsi que les importations en provenance de Russie (+33%), de Chine (+23%), de Norvège (+19%) et d'Inde (+17%).

L'excédent commercial de l'UE-25 vis-à-vis des Etats-Unis progresse, à 71,6 milliards d'euros (contre 62,6 milliards), ainsi qu'avec la Suisse (+13,4 mds contre +11,0 mds).

Le déficit de l'UE-25 s'est accru avec la Chine (-85,7 mds contre -63,6 mds), la Russie (-41,3 mds contre -28,3 mds) et la Norvège (-25,9 mds contre -20,0 mds), ces deux derniers pays, exportateurs de pétrole et de gaz, ayant profité de la hausse des cours en 2005.

Mais il s'est réduit avec le Japon (-23,9 mds contre -25,8 mds).

L'Allemagne, avec 135,9 milliards d'euros, affiche toujours le plus fort excédent commercial de l'UE-25, devant les Pays-Bas (+29,1 mds), l'Irlande (+28,3 mds) et la Suède (+13,8 mds).

Le Royaume-Uni a accusé le plus fort déficit (-80,7 mds), suivi de l'Espagne (-59,9 mds), la Grèce (-24,5 mds) et la France (-24,2 mds).

Sources : YAHOO

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : REFORME DE L'ETAT
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Jeudi 12 janvier 2006

Solder les déficits publics

par Patrice Biancone

A les regarder agir, on a l'impression que les ministres s'ennuient. Qu'ils cherchent toutes les occasions de se diviser, et donc de s'affaiblir en suivant l'exemple du numéro 1 et du numéro 2 du gouvernement, alors que rien de particulier ne les y invitent, pas même une participation à la course présidentielle prévu en 2007.

Il y a quelques semaines, après les émeutes dans les banlieues, c'était le langage à tenir face aux jeunes Français qui posait problème. Il y a eu également la question de la loi de 1905, l'immigration, la responsabilité pénale des mineurs, tous sujets qui ont provoqué des polémiques entre l'Elysée, Matignon et le ministère de l'Intérieur.

Hier, c'est la réglementation des soldes qui a divisé le gouvernement. Thierry Breton, le ministre de l'Economie se prononçant pour la multiplication des « phases », des périodes de soldes, alors que Renaud Dutreil, ministre du Commerce et des PME - les petites et moyennes entreprises - jugeait, pour sa part, que « l'état actuel de la législation, avec deux périodes de six semaines, est satisfaisant et équilibré ».

Qui a raison, qui à tort ? A regarder le porte-monnaie du consommateur, sans doute Thierry Breton. Les Français se réservent pour les soldes : ils ne consomment pas toute l'année. Une telle éventualité, celle d'une multiplication des périodes, permettrait donc d'étaler, voire d'augmenter leurs dépenses. Mais, il suffit ensuite de jeter un coup d'oeil sur le tiroir caisse des commerçants pour comprendre que vraisemblablement Renaud Dutreil a, lui aussi, de bonnes raisons de défendre la position qu'il défend, ne serait-ce que pour éviter les ventes à perte tout au long de l'année... Car solder, c'est avant tout sacrifier les invendus si l'on parle de marchandises. Alors qu'en termes comptables, solder, c'est faire la différence entre le gain et les pertes. Le crédit et le débit.

Finalement c'est un peu la même chose que pour les déficits publics dont a parlé Dominique de Villepin devant les représentants des collectivités locales, ceux des organismes de Sécurité sociale et les partenaires sociaux... Pour bien vivre, il faut que les comptes soient en équilibre. Et pour trouver l'équilibre, il faut faire preuve de volontarisme et définir des priorités. Le Premier ministre s'y est employé, non pas à propos des soldes, mais en évoquant la mobilisation nécessaire pour en finir avec la dette nationale et atteindre l'équilibre des comptes d'ici 2010. L'objectif est plus qu'ambitieux. Disons même que devant la perspective d'une croissance faible, celle d'une insuffisante augmentation des recettes, il ne pourra être atteint qu'en comprimant les dépenses de l'Etat, ce qui ne se fera pas sans douleur. Plus de baisse d'impôt après 2007, soit l'abandon d'une promesse de Jacques Chirac. Un pacte avec les collectivités locales qui guerroient au principe que leurs charges ont fortement augmenté avec la décentralisation. Et une augmentation très maîtrisée du salaire des fonctionnaires, ce sont les choix de Dominique de Villepin pour ramener le déficit public à zéro en cinq ans.

Comme disait un ministre de Louis XVI, il faut comprendre les Etats et non médire des peuples qui ont, la plupart du temps, l'impression que tout va de plus en plus mal. Car si tel était le cas, alors notre monde aurait cesser d'exister ou menacerait de le faire.

Sources : RFI

Posté par Adriana Evangelizt

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Jeudi 12 janvier 2006

Alors les fonctionnaires, ces mal lotis à les entendre, veulent aussi une augmentation de salaire.... Nous préférons nous taire sur la question mais nous n'en pensons pas moins.

Deuxième séance de négociations consacrée aux salaires des fonctionnaires

 

Le ministre de la Fonction publique, Christian Jacob, doit présenter jeudi une proposition salariale chiffrée à des syndicats de fonctionnaires qui le mettent en garde sur la nécessité d'engager la discussion sur une base "acceptable".Les organisations syndicales avaient claqué la porte d'une première réunion, le 6 décembre, face au refus de M. Jacob d'avancer un chiffre quelconque.

Dans un premier temps, le ministre avait envisagé une négociation globale, combinant des mesures d'ordre tout à la fois salarial, social et statutaire pour garantir le maintien du pouvoir d'achat. Une méthode dénoncée par les syndicats à plusieurs reprises.

La réunion de jeudi sera donc exclusivement consacrée aux salaires, a-t-on fait savoir au ministère.

Les fédérations de fonctionnaires réclament en priorité une augmentation du point d'indice (qui sert de base de calcul aux salaires) compensant au moins l'inflation, prévue à 1,8% pour 2006. Elles demandent aussi le rattrapage d'une perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires qu'elles évaluent à 5% entre 2000 et 2004. "On ne peut pas indéfiniment reporter les échéances", juge Yves Missaire de la CFTC.

M. Jacob ne devrait pas prendre le risque de heurter à nouveau de front les syndicats en se présentant les mains vides, après que les sept fédérations (CGT, FO, FSU, CFDT, CFTC, CGC et Unsa) ont réitéré leur exigence commune de "propositions concrètes et chiffrées" sur les salaires.

Selon Charles Bonissol, de la CFE-CGC, M. Jacob aurait ainsi l'intention de proposer "une augmentation de 0,5% au 1er juillet", un chiffre que le responsable syndical juge "difficilement acceptable".

"J'espère que M. Jacob ira un peu plus loin, qu'il n'en restera pas à ces 0,5% et que derrière on pourra ouvrir une véritable négociation", a-t-il déclaré.

Jean-Marc Canon, de la CGT, juge également cette proposition "beaucoup trop éloignée du pouvoir d'achat pour que ça soit une base discutable".

"Si le ministre fixe d'emblée comme limite de la négociation 0,5% d'augmentation, il est peu probable que la CGT reste longtemps en séance", a-t-il menacé.

Marie-Claude Kervella, de la CFDT, estime aussi que "ce n'est pas une base de discussion acceptable", avertissant: "si on part avec une proposition à 0,5% je ne vois pas comment on pourrait aller plus loin dans la discussion".

Pour Gérard Aschieri, de la FSU, une telle proposition équivaudrait à "programmer une perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires de 1,3% pour 2006".

Si ce scénario est retenu, "il faudra se poser la question de la grève ou de manifestations d'ampleur", prévient-il, les syndicats s'étant donné rendez-vous jeudi à l'issue de la réunion.

De son côté, la fédération Unsa-Fonctionnaires a demandé mercredi à M. Jacob d'augmenter les salaires des fonctionnaires d'au moins 1,8%.

Deux responsables confédéraux ont renforcé la pression sur le gouvernement.

Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a réclamé sur France 2 une "hausse significative des salaires". Evoquant "une proposition qui va peut-être avoisiner les 0,5%", M. Thibault "conseille vraiment" au ministre "de réfléchir avant d'annoncer ça comme mesure d'augmentation des salaires pour la Fonction publique".

Dans un même registre, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a prévenu sur France Info que "si le ministre ne vient qu'avec cette proposition-là, les négociations ne vont pas durer longtemps".

Sources : YAHOO FR

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : REFORME DE L'ETAT
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Jeudi 12 janvier 2006

Villepin dévoile sa tactique contre la dette

Dominique de Villepin a fixé mercredi un double objectif d’ici 2010 : ramener les déficits publics à zéro et ramener le poids de la dette publique en dessous de 60% du produit intérieur brut contre 66% aujourd’hui. 

Pour augmenter les recettes, le Premier ministre a exclu d’augmenter la CSG. L'Etat prévoit de céder entre 5 et 10 milliards d'euros d'actifs non stratégiques (recette des privatisations, vente du patrimoine immobilier) par an d'ici 2010 ...) et d'en affecter les recettes prioritairement au désendettement. Et les impôts ne baisseront plus après 2007.  

Côté dépenses, l'Etat va se donner pour règle de stabiliser ses dépenses en valeur, c’est à dire inflation comprise "à l'horizon de 2010", alors qu'elles sont actuellement stabilisées en volume. Autrement dit, les dépenses publiques réelles vont baisser. Le Premeir ministre a d'ailleurs annoncé que le budget 2007 serait préparé sur la base d'une évolution des dépenses de un point inférieure à l'inflation.

Le gouvernement préconise aussi une plus grande maîtrise des dépenses de sécurité sociale, avec une hausse limitée à 1% en volume, et de celles des collectivités locales, pour lesquelles il souhaiterait une évolution dans les limites de l'inflation. Ainsi, les déficits publics français devraient être ramenés à 2,6% du produit intérieur brut en 2007 puis à 1,9% en 2008, 1% en 2009 et 0,1% en 2010. A condition que la croissance annuelle moyenne atteigne 2,25%. Les prélèvements obligatoires redescendraient en 2010 à 43,4% du PIB contre 44% en 2006.

Le Premier ministre avait réuni mercredi pour la première fois, tous les grands acteurs de la dépense publique pour une conférence nationale des finances publiques. Le Premier ministre espère obtenir des collectivités locales et des organismes sociaux un consensus sur les enjeux de la maîtrise des dépenses, afin que leurs efforts convergent, même si c'est le déficit des administrations publiques qui pèse le plus dans la balance. 

Pour les engagements formels, il faudra attendre. Cette réunion devrait en effet être suivie par la mise en place d'un comité d'orientation des finances publiques, annoncé par le président de la République lors de ses voeux, puis par un engagement "chiffré" du Premier ministre devant le Parlement en juin, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire. C'est donc dans l'intervalle que les questions plus précises relatives aux économies que devra réaliser l'Etat -et éventuellement la réduction du nombre de postes de fonctionnaires- devraient être tranchées.  
Sources : L'EXPRESS
Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : REFORME DE L'ETAT
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