Logements : L'Abbé Pierre à l'Assemblée

Publié le par Adriana EVANGELIZT

On pourra dire que jusqu'au bout de sa vie, le pauvre homme n'aura pas ménagé sa peine et qu'il se sera battu contre la misère autant qu'il l'aura pu. Mais voilà, il devrait y avoir davantage d'Abbé Pierre et de Coluche, davantage de gens se sentant concernés par la souffrance de notre pays voire du monde. Mais l'égoïsme des occidentaux n'est pas une légende. Chacun s'enferme chez soi devant sa télé, bien au chaud et l'entraide, la générosité, ne sont plus que de vains mots. L'Abbé Pierre se déplace donc à l'Assemblée Nationale pour discuter du logement vu que les députés veulent "limiter les obligations aux communes" en la matière... quand on voit que Sarkozy à Neuilly préfère payer des amendes et ne concéder que 2,5 pour cent -en lieu et place des 20 exigés- aux logements sociaux, on comprend sans peine qu'il n'a pas connu le problème dans son enfance ni dans sa vie d'adulte. On suppose aussi qu'il est bien logé et qu'il n'a aucun souci à se faire. Et après, il vient nous bassiner en disant qu'il comprend le Peuple ! Quel peuple ? Les riches et les aristo sans doute... mais il ne doit pas souvent visiter les taudis pour comprendre le petit Peuple. Tant que des gens irresponsables et non impliqués seront à la tête de notre gouvernement, les choses n'avanceront pas, nous en sommes certains...

Les amendements sur le logements social "ne sont pas acceptables", dénonce l'abbé Pierre

L'abbé Pierre sera à l'Assemblée nationale mardi pour dénoncer les amendements présentés par des députés pour limiter les obligations incombant aux communes en matière de logement social.

"J'y vais pour dire avec quelle gravité m'apparaît ce débat qui touche ce pour quoi je me suis battu toute ma vie", explique à "Libération" l'abbé Pierre, qui se rendra à l'Assemblée mardi à l'occasion du débat sur le projet de loi Borloo intitulé "engagement national pour le logement".

Interrogé sur les amendements déposés par des députés UMP pour limiter les obligations des communes en matière de construction de logement social, le fondateur d'Emmaüs juge que "ce n'est pas acceptable". Pour celui qui fut six ans député sous la IVe République, "toute révision à la baisse serait une indication d'une volonté moins forte dans le combat contre le mal-logement".

L'abbé Pierre juge que les violences urbaines de l'automne "sont bien sûr la conséquence de plusieurs phénomènes liés à la crise de l'emploi, de l'école, du rôle des parents, mais nul ne peut occulter le lien avec la crise du logement". Il rappelle à "M. et Mme Tout-le-monde" que "la nécessité d'avoir des villes équilibrées dans leur population doit venir en première préoccupation de tous les habitants".

Le projet de loi Borloo, déjà adopté par les sénateurs, veut accélérer la construction de logements par différents mécanismes. Les députés UMP en ont profité pour présenter plusieurs amendements revenant sur la loi "Solidarité et renouvellement urbain" (SRU) de décembre 2000, qui impose 20% de logements sociaux dans les communes.

Sources : YAHOO

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA MISERE EN FRANCE

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