Jacques Chirac envoie des navires au Liban
Enfin un geste courageux. Merci Président Chirac. Merci. Nous avons eu des mots durs, hier, mais devant tant d'injustices et tant d'impuissance, nous sommes malheureux. Et aussi révoltés. En colère. Mais nous savons aussi que le sort du Liban touche le Président. Et qu'il n'est pas libre de faire tout ce qu'il veut. Nous avons compris comment fonctionne le monde et qui tire les ficelles, il y a longtemps déjà...
Mais c'est un geste fort que d'envoyer nos navires. Nous sommes d'autant plus fiers qu'un de nos cousins est sur un de ces bâtiments et qu'il a bien compris que ce n'était pas un voyage d'agrément... "Le Mistral emporte avec lui une unité du 2ème régiment d'infanterie de marine du Mans et ses véhicules blindés, un peloton du 1er régiment de spahis de Valence (avec trois chars AMX 10 RC), deux détachements du génie d'Angers et de Nîmes dotés notamment de bulldozers. 800 hommes au total sont mobilisés sur le navire." Nous répétons donc que c'est un geste fort et courageux et qu'aujourd'hui, nous sommes fiers d'être Français... fier que quelqu'un ait osé enfin se porter au secours du Peuple Libanais et que ce soit notre pays. Le Premier Ministre Fouad Siniora a imploré de l'aide au monde entier. Mais la communauté internationale fait l'autruche. C'est insupportable d'être ainsi muselé par des pays qui font le malheur des peuples et qui s'arrogent tous les droit, nous menant tout droit au chaos... lire l'article de Pascal Boniface "Il faut une réaction vigoureuse des grandes puissances"... peut-être que l'initiative de Jacques Chirac en entraînera d'autres...
Voir un extrait de l 'allocution de Jacques Chirac...
La France veut des corridors humanitaires au Liban, ses navires militaires arrivent
Le président de la République Jacques Chirac a demandé mercredi l'ouverture de "corridors humanitaires" au Liban pour permettre aux réfugiés qui fuient les bombardements israéliens de se déplacer, alors que les navires militaires envoyés par Paris arrivent sur place.
"Il faut établir des corridors humanitaires à l'intérieur du Liban pour permettre le déplacement de populations qui ont besoin de bouger (...) Et des corridors également entre le Liban et l'extérieur, c'est-à-dire essentiellement pour le moment entre le Liban et Chypre", a dit M. Chirac à la presse.
Le chef de l'Etat s'exprimait à l'issue d'une réunion de crise sur le Liban et la situation humanitaire, à laquelle participaient Dominique de Villepin et les principaux ministres concernés.
M. Chirac a également énoncé comme deuxième "urgence" l'imposition d'une "trêve humanitaire pour ne pas laisser la situation se développer comme elle se développe actuellement", alors que ce pays est quotidiennement bombardé par l'aviation israélienne depuis le début de l'offensive le 12 juillet.
Le chef de l'Etat a également annoncé l'envoi d'un avion gros porteur chargé de médicaments, d'installations pour l'eau potable et de groupes électrogènes pour les hôpitaux.
Pendant que M. Chirac s'exprimait, le premier des quatre navires militaires français envoyés au Liban, la frégate anti sous-marine Jean-de-Vienne, commençait à Beyrouth sa première opération d'évacuation de réfugiés.
Environ 300 personnes, Français et Européens se sont embarqués pour Chypre sur le Jean-de-Vienne, en complément des rotations effectuées depuis lundi par le ferry civil Iera Petra affrété par Paris.
Trois autres navires militaires français sont attendus d'ici le week-end. Le transport de chalands de débarquement Siroco doit arriver jeudi, avant la frégate anti-aérienne Jean-Bart, puis le porte-hélicoptères Mistral, qui est attendu dimanche.
Le Mistral, le deuxième plus gros navire de la Marine nationale française après le Charles-de-Gaulle, peut transporter jusqu'à 4.000 civils et dispose d'importantes capacités sanitaires avec à son bord deux blocs opératoires.
Le Mistral emporte avec lui iune unité du 2ème régiment d'infanterie de marine du Mans et ses véhicules blindés, un peloton du 1er régiment de spahis de Valence (avec trois chars AMX 10 RC), deux détachements du génie d'Angers et de Nîmes dotés notamment de bulldozers. 800 hommes au total sont mobilisés sur le navire.
Avec ce dispositif, il s'agit de pouvoir "faire face à un certain nombre de situations, comme sécuriser une plage ou un port d'embarquement", voire même le cas échéant "un convoi", a-t-on expliqué à l'état-major français.
"On a embarqué un spectre assez large" de moyens, a-t-on précisé de même source.
Selon le général (du cadre de réserve) Jean-Vincent Brisset, désormais chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), il s'agit du déploiement usuel pour des opérations d'évacuations de réfugiés.
"On met toujours des moyens de protection durs" pour "mettre la barre très haut" face à d'éventuels agresseurs, a-t-il expliqué. "Tirer sur des navires civils, on peut toujours expliquer qu'il s'agit d'un accident. Mais tirer sur des navires militaires, c'est autre chose", a-t-il expliqué.
Avec les moyens mis en place, la France à la capacité d'aller quelques kilomètres à l'intérieur des terres pour rechercher des réfugiés, a-t-il estimé. "Mais il s'agit toujours d'opérations extrêmement dangereuses", a-t-il souligné.
Sources : AFP
Posté par Samuel Davis Roth et Adriana Evangelizt