Israël se prépare à un second round avec le Hezbollah

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Grosso-modo, ils ont violé la résolution 1701 une fois et ils le referont quand il leur plairont. Ils vont jusqu'à empêcher l'armée libanaise de se déployer sur son propre sol. Les sionistes sont partout chez eux, ce n'est pas nouveau, il n'y a qu'à constater ce qu'il se passe en Palestine. Ils s'imposent par la force faute d'en avoir le droit. Et nous avons la même attitude pour le Liban. Toutes les excuses sont bonnes pour violer encore et toujours l'espace libanais tant aérien que terrestre, voilà des dizaines d'années que cela dure.

Israël se prépare d'ores et déjà à un "second round" avec le Hezbollah

Israël se prépare d'ores et déjà pour un "second round" des hostilités avec le Hezbollah et a mis en garde dimanche l'armée libanaise contre un déploiement immédiat de ses troupes sur la frontière.

Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a assuré le gouvernement qu'il examinera les échecs de l'offensive au Liban en vue d'un possible "second round" contre le Hezbollah.

"Nous allons examiner ce qui est apparu comme un échec. Nous allons tout mettre sur la table, car notre devoir est de nous préparer à un second round", a déclaré M. Peretz, cité dans un communiqué officiel.

"Cette guerre nous a été imposée et nous devons prendre des mesures qui n'avaient pas été envisagées dans le passé", a-t-il ajouté.

Le ministre a désigné une commission chargée d'enquêter sur la façon dont Tsahal a mené la guerre au Liban, présidée par l'ancien chef d'état-major Amnon Shahak, qui a commencé ses travaux dimanche et doit remettre un rapport sous trois semaines. La commission n'a cependant aucun pouvoir pour examiner la conduite de la guerre par le gouvernement.

M. Peretz a parallèlement annoncé que l'armée ne se retirerait pas des secteurs du Liban au proche voisinage de la frontière avant le déploiement de renforts de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

"Nous allons continuer à empêcher l'armée libanaise de se déployer à moins de deux kilomètres de la frontière avant le déploiement d'une force multinationale", a-t-il dit.

Le porte-parole du ministre a précisé que cette consigne s'appliquait aux secteurs du Liban sud où l'armée israélienne est toujours présente.

Tsahal avait déjà transféré à la Finul au 17 août la moitié des zones qu'elle occupait dans le sud du Liban. Un porte-parole militaire a refusé dimanche de préciser quelles positions l'armée tenait encore ni combien de soldats étaient encore au Liban.

Le ministre de la Défense a estimé que le renforcement de la Finul, qui doit passer de 2.000 à 15.000 hommes, était "un test de première importance" pour l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité sur l'arrêt des combats au Liban.

L'Onu peine à mobiliser cette force et le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül est venu à Jérusalem dimanche évoquer une participation de son pays.

Israël s'est dit "déçu" par la faible participation jusqu'ici annoncée par la France, un haut responsable parlant même de "stupeur" et "désarroi", sous couvert de l'anonymat.

L'Etat hébreu appelle à un déploiement rapide des forces libanaises et de la Finul renforcée à la frontière avec la Syrie, et réaffirme quotidiennement qu'il continuera jusque-là ses opérations militaires, pour "empêcher les transferts d'armes d'Iran et de Syrie" au Hezbollah.

"Tant que l'armée libanaise ou les forces internationales ne seront pas déployées, l'armée israélienne ne cessera pas ses vols dans la région pour empêcher les transferts d'armes en provenance de la Syrie, c'est ce qu'elle a fait et c'est bien", a prévenu dimanche à la radio publique Gideon Ezra, ministre de l'Environnement, un proche du chef du gouvernement Ehud Olmert.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu prévoit un embargo sur la fourniture d'armes à la formation chiite libanaise et demande au gouvernement libanais de sécuriser ses frontières pour empêcher leur acheminement.

Israël s'est abrité derrière un transfert d'armes au Hezbollah pour expliquer son opération de commando samedi près de Baalbeck, dénoncée comme une "violation de la trêve" par le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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