Prodi consulte de Villepiin

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Prodi consulte de Villepin sur le Liban et la crise iranienne

par Christian Spillmann

Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a reçu vendredi à Rome son homologue français Dominique de Villepin, mais les deux hommes se sont montrés peu diserts sur les risques de leur mission de paix au Liban, centrant leurs interventions sur la crise avec l'Iran.

L'Italie est en première ligne au Liban avec l'envoi d'un contingent de 2.500 militaires pour renforcer la Finul, actuellement sous commandement français.

Les premières unités, environ un millier de soldats du bataillon San Marco, une unité d'élite de fusiliers marins, débarqueront samedi matin dans le port de Tyr avec leur matériel et leurs armements, a annoncé Romano Prodi au cours de la conférence de presse commune avec son homologue français.

Au bout d'un processus de déploiement en deux phases étalé sur quatre mois, «l'opération Leonte» (nom italien du fleuve Litani) prévoit que le contingent italien comptera 2.450 soldats sur le terrain, soit la contribution la plus importante de la force internationale. L'Italie prendra le commandement de la Finul en février 2007.

Dominique de Villepin a rendu hommage à l'engagement italien. «Le président de la République française Jacques Chirac a eu l'occasion d'exprimer ses remerciements personnels de la part de notre pays à Romano Prodi. Et c'est vrai que l'engagement de nos deux pays sur le plan diplomatique comme sur le terrain (...) est un élément tout à fait important pour avancer vers la paix et la stabilisation de cette région», a-t-il déclaré.

La France doit pour sa part déployer au total 2.000 soldats au sein de la Finul, et 900 militaires partiront le 4 septembre de France pour le Liban, afin d'être opérationnels à partir de la mi-septembre.

À l'issue d'un premier entretien de près d'une heure, les deux dirigeants ont toutefois surtout abordé vendredi au cours de leur conférence de presse commune la crise du nucléaire iranien.

M. De Villepin a condamné le refus des dirigeants iraniens de respecter leurs engagements sur leur programme nucléaire, mais il n'a pas fermé la porte au dialogue.

«Nous ne pouvons pas accepter que l'Iran puisse reprendre ses activités sur le plan nucléaire», a averti le premier ministre français.

«Je regrette très vivement la réponse insatisfaisante qui est celle de l'Iran. La communauté internationale doit marquer sa détermination», a-t-il ajouté.

«La porte doit toujours rester ouverte au dialogue, mais la communauté internationale ne peut accepter que les engagements pris ne soient pas respectés», a-t-il averti.

«Nous avons affronté le problème du Proche-Orient avec la grande satisfaction d'un travail accompli, ensemble, en parfaite harmonie entre les deux pays», a pour sa part déclaré Romano Prodi.

«Cette coopération, nous nous promettons de la rendre encore plus intense dans le futur et de l'étendre au problème iranien, que tous deux ressentons comme un des grands défis (...) pour le futur», a-t-il ajouté.

«Les intérêts, l'expérience, les rapports que la France et l'Italie ont eu dans cette zone, sont un élément de fond dont il faut tenir compte pour construire un travail commun», a-t-il ajouté dans une nouvelle invitation à associer l'Italie aux négociations avec l'Iran.

L'Italie n'est pas membre du groupe des Six (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) qui négocient avec Téhéran sur le dossier nucléaire.

Vainqueur des élections législatives italiennes en avril, Romano Prodi a opté pour une rupture radicale avec la politique étrangère très atlantiste de son prédécesseur Silvio Berlusconi et l'a recentrée sur l'Europe.

La crise au Proche-Orient lui a permis de ramener l'Italie au premier plan sur les scènes européenne et internationale et ont permis à Romano Prodi de jouer un rôle majeur.

Sources : Cyberpesse

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Le Ministre

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