Washington surpris par la nouvelle position de la France sur l'Iran

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ca, nous nous  doutons bien qu'ils doivent être surpris et surtout ennuyés par notre position...

Washington surpris par la nouvelle position française sur l'Iran

par Corine Lesnes

A la veille de la rencontre entre le président américain, George Bush, et son homologue français, Jacques Chirac, les responsables américains ont minimisé, lundi 18 septembre, la portée des déclarations de Paris sur l'Iran. Dans un entretien à Europe 1 avant son départ pour New York, M. Chirac a appelé à renoncer à rechercher des sanctions immédiates contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU, alors que Téhéran n'a pas rempli ce qui était considéré par l'Europe et les Etats-Unis comme le préalable à toute négociation : la suspension de l'enrichissement de l'uranium.

Les chaînes de télévision ont fait part, avec surprise, de la déclaration du président Chirac, l'interprétant comme une concession à l'Iran. Le conseiller à la sécurité nationale du président Bush, Stephen Hadley, a répété la position américaine : pas de négociation sans suspension préalable, celle-ci devant avoir été vérifiée. Selon The Washington Post, les responsables américains ont été "surpris" mais attendent de discuter avec leurs homologues français pour se prononcer.

DÉLAI PROLONGÉ

Pour Washington, le changement se situe dans le droit-fil de l'action européenne depuis que l'ultimatum mettant l'Iran en demeure de suspendre l'enrichissement a expiré, fin août. Les Européens discutent déjà avec les Iraniens, par l'intermédiaire de leur négociateur, Javier Solana, qui est en contact permanent avec son homologue iranien, Ali Larijani.

M. Chirac n'a fait que plaider pour un nouveau délai pendant que les Européens travaillent à l'ordre du jour de futures négociations pour lesquelles les Iraniens feraient le geste demandé. L'administration Bush, de son côté, ne se joindrait aux négociations que dans cette phase. La face aurait été sauvée. Dans une déclaration faite le 11 septembre au Canada, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, n'avait d'ailleurs pas rejeté l'idée que Washington se joigne aux pourparlers même si la suspension n'était que temporaire. Le délai de deux mois avait été mentionné.

Alors qu'en 2002 le président Bush était venu à New York pour mettre l'ONU en demeure d'agir pour "désarmer l'Irak", il apparaît cette fois dans une position nettement plus modeste. L'Iran ne devait d'ailleurs pas occuper la position centrale d'un discours présidentiel sur la démocratisation, consacré d'avantage aux objectifs futurs qu'aux succès enregistrés.

Le dossier des sinueuses négociations iraniennes devait être laissé aux ministres des affaires étrangères. Mme Rice a prévu d'y consacrer le dîner de mardi, avec ses homologues des pays membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne et l'Italie. Il y a peu, le département d'Etat expliquait encore que cette réunion devait être consacrée à l'examen de la résolution demandant des sanctions contre l'Iran au Conseil.

Le président Bush, tout comme le président français, avait prévu d'éviter de croiser dans les couloirs le chef de l'Etat iranien, Mahmoud Ahmadinejad.

Sources : Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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J
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