Tollé en Turquie après le vote français

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Pour dire la vérité, il y en a marre de toutes ces lois à caractère plus ou moins racial qui sont votées. Ce n'est pas en votant des lois que l'on mettra fin au racisme. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans certains pays avec qui la France est amie. On ne peut pas dire qu'ils donnent vraiment le bon exemple, ils votent même des lois contre les mariages mixtes. Avant de voter des lois, il faudrait peut-être appliquer la Fraternité... c'est ce qu'était venu Enseigner le Galiléen... in memoriam...

Avec la loi sur le voile, on s'est mis toute la communauté musulmane à dos, on récidive avec la Turquie... et aux Etats-Unis, on légalise carrément la discrimination... tandis qu'en Italie on à décoré en 2005 de la médaille d'or divers auteurs racistes dont Oriana Fallaci... alors les pauvres lois françaises à quoi servent-elles ? Mais surtout qui les orchestre ?

Tollé en Turquie après le vote français

sur le génocide arménien





ANKARA (AFP) - 12/10/2006 14h30 - L'adoption jeudi par les députés français d'une proposition de loi punissant la négation du génocide arménien a provoqué une levée de boucliers en Turquie, qui récuse catégoriquement ce qualificatif pour désigner les massacres commis aux dernières années de l'empire ottoman.

Pour le ministère turc des Affaires étrangères, le vote à une large majorité du texte proposé par l'opposition socialiste a asséné un "coup dur" aux relations franco-turques.

"Les relations turco-françaises ancestrales (...) se sont vu infliger aujourd'hui un coup dur par les démarches irresponsables de certains politiques français au sujet d'allégations infondées", a souligné le ministère dans un communiqué.

"Avec ce projet de loi, la France perd malheureusement sa position privilégiée au sein du peuple turc", ajoute le texte.

Ankara avait averti par la voix de ses dirigeants, et notamment le chef de la diplomatie Abdullah Gül, qu'une adoption de la loi aurait pour effet d'exclure des firmes françaises de marchés potentiellement fructueux en Turquie.

La Turquie musulmane mais laïque, qui a entamé en 2005 de difficiles négociations d'adhésion à l'Union européenne devant durer dix, voire 15 ans, estime que le texte français, qui doit encore être adopté par le Sénat, avant une deuxième lecture, est une entorse à la liberté d'expression.

"A une période où l'on conseille (à la Turquie) de renforcer davantage la liberté d'expression, l'adoption de ce texte en France constitue un double langage", selon le ministère turc.

"La crédibilité des Etats passe avant tout par le respect des principes qu'ils professent", ajoute le communiqué.

Le président du parlement turc Bülent Arinç s'est joint aux multiples critiques en dénonçant une attitude "hostile" envers la Turquie.

"C'est une décision honteuse", de nature à "endommager globalement" les relations bilatérales, a-t-il estimé.

La Turquie est un partenaire commercial privilégié de la France qui est son 5è fournisseur avec 4,7 milliards d'euros d'exportations. Les échanges se sont chiffrés en 2005 à 8,2 mds d'euros.

En 2001 déjà, le vote par les députés français d'une loi reconnaissant le caractère génocidaire des massacres d'Arméniens avait suscité l'ire d'Ankara.

Plusieurs entreprises françaises comme Thomson ou Alcatel avaient alors été exclues d'appels d'offres publics.

Les chances des sociétés françaises de remporter de lucratifs contrats publics pourraient se voir compromises, comme par exemple la construction de trois centrales nucléaires pour un montant d'environ 4 milliards d'euros.

Un projet Airbus est d'autre part actuellement à l'étude avec la compagnie aérienne nationale Turkish Airlines.

Depuis plus d'une semaine, des manifestations ont été organisées à travers la Turquie pour dénoncer le projet sur le dossier arménien, une question très sensible en Turquie malgré des premiers débats académiques.

De nombreuses associations d'hommes d'affaires ont appelé à un boycott des produits français, tandis que des personnalités ont exprimé leur intention de se rendre en France pour nier le génocide arménien, afin de protéger la liberté d'expression.

Parmi eux se trouve le journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink, qui a lui-même eu des démêlés avec la justice turque pour des propos sur la question arménienne.

Les Arméniens estiment que jusqu'à 1,5 million des leurs ont péri dans un génocide orchestré aux dernières années de l'Empire ottoman entre 1915 et 1917.

La Turquie rejette catégoriquement le caractère génocidaire de ces violences, affirmant que 300.000 Arméniens et au moins autant de Turcs ont trouvé la mort à l'occasion de troubles internes dus à des soulèvements d'Arméniens indépendantistes soutenus par les envahisseurs russes dans l'est de la Turquie, alors que l'empire ottoman se désintégrait.

Sources : TV5 MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans EUROPE-TURQUIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Un génocide complètement nié par l'état turcs et les descendants de ceux qui l'ont commis, même les américains reconnaissent avoir massacré les indiens ou  encore les vietnamiens .<br /> Pourquoi les turcs veulent-ils à tout pris passer pour des saints !?<br /> Les turcs  veulent rentrer dans l'europe... dans une europe majoritairement chrétienne, il est donc temps pour eux de montrer patte blanche et de nous montrer qu'ils ont aussi de l'honneur car c'est un honneur pour un fils innocent de reconnaître les meutres et génocides commis par son père !<br /> La FRANCE, restant fidèle à ses principes, a finalement rendu service aux turcs en leur faisant comprendre qu'en europe personne n'est dupe du génocide des arméniens et qu'il est temps pour eux de faire amende honorable des crimes du passé avant de prétendre devenir d'honorable citoyens européens pour le présent et l'avenir, n'en déplaise aux loups gris !<br />  <br />  <br />  
Répondre
M
Même si l'on pense qu'il s'agissait bien d'un génocide (et ça l'était) est-il juste d'interdire à ceux qui ont d'autres opinions,, à des chercheurs,  des historiens d'exprimer ces opinions et les menacer de prison. Est-il juste et démocratique d'enfermer l'histoire dans une version officielle et définitive? <br /> marc d'Héré<br /> <br /> http://initiativeeuropeenneetsociale.over-blog.com<br />
Répondre