Interdiction totale du tabac dans les entreprises
On peut se demander quelle mouche à piqué le gouvernement pour que cette loi devienne si urgente mais surtout pourquoi empêcher les gens de fumer, maintenant ? Et pourquoi avoir tout simplement toléré le tabac à l'origine si c'est pour maintenant tout supprimer ? Il y a là un anachronisme qui mérite réflexion d'autant que, n'en doutons pas, cela s'étendra bientôt à l'alcool, ils en parlent déjà. Où va-t-on ?
Vous me direz que chacun prêche pour sa paroisse, nous mêmes sommes fumeurs et que l'on aime bien griller une cigarette entre deux plats au restaurant ou après le café. Nous sommes d'accord pour dire que le tabac contient des produits nocifs qui provoquent des cancers mais ceci n'est pas nouveau, on peut même dire qu'à la base le tabac était moins chimique que maintenant. Vous allez rire. On s'est intéressé à l'affaire Litvinenko et au fameux polonium 210 sur un autre blog. Le polonium était quelque chose que nous ne connaissions pas. Nous avons fait une recherche sur Google et ô surprise, figurez-vous que ceux qui fument en inhalent chaque jour avec leur cigarettes ! Voilà ce que l'on peut lire ICI..."Le polonium 210 est le seul composant de la fumée de cigarette qui a produit des cancers par lui-même chez des animaux de laboratoire par inhalation - les tumeurs apparaissent a un niveau cinq fois plus bas que celui d'un gros fumeur." On y apprend même que la présence du polonium a triplé depuis 1930 parce que les cultivateurs de tabac américains ont augmenté l'utilisation du phosphate... "Le cancer du poumon parmi les hommes restait rare en 1930 (4/100.000 par an)par rapport cancer numéro 1 qui tue le plus en 1980 (72/100.000) malgré presque 20 pour cent de réduction du tabagisme. Mais pendant la même période, le niveau du polonium 210 dans le tabac américain a triplé. Ceci a coïncidé avec l'augmentation de l'utilisation des engrais de phosphate par des cultivateurs de tabac - le minerai de phosphate de calcium accumule l'uranium et libère lentement le gaz de radon." Nous avait-on précisé ce fait à l'origine ? Non. Les lobbies du tabac ont préféré nous laisser nous intoxiquer et nous accoutumer à ce poison plutôt que de préserver la santé des humains. Dans quel monde vivons-nous ? Un monde matérialiste où en haut lieu, on fait du pognon au détriment de l'humanité. C'est une certitude.
Le tabac totalement interdit dans les entreprises
au 1er février 2007
Le décret interdisant de fumer dans les lieux publics, y compris les entreprises, est paru le 16 novembre 2006. Il ne sera plus question pour les salariés de se griller une cigarette dans un bureau, même individuel. Le point sur les nouvelles règles du jeu… et les dérogations.
Le compte à rebours a commencé avec la parution au « Journal officiel », le 16 novembre 2006, du décret interdisant de fumer dans les lieux publics à compter du 1er février 2007. Mis à part les cafés, tabacs et restaurants, qui bénéficient d’un sursis jusqu’au 1er janvier 2008, les entreprises seront donc obligées d’interdire totalement à leurs salariés de fumer sur leur lieu de travail.
Le décret prévoit bien qu’elles pourront installer des fumoirs mais, devant la rigidité des normes auxquelles ceux-ci devront répondre, on se demande bien quelles TPE et PME se lanceront dans une telle opération. Le décret impose en effet une pièce close, « équipée d’un dispositif d’extraction d’air par ventilation mécanique permettant un renouvellement d’air minimal de dix fois le volume de l’emplacement par heure » et « indépendant du système de ventilation ou de climatisation d’air du bâtiment ». Le local doit être doté « de fermetures automatiques sans possibilité d’ouverture non intentionnelle », « ne pas constituer un lieu de passage » et « présenter une superficie au plus égale à 20 % de la superficie totale de l’établissement [sans] dépasser 35 mètres carrés ». La mise en place de cette pièce fumoir s’avère de plus « soumise à la consultation du comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ou, à défaut, des délégués du personnel et du médecin du travail ».
Pour chaque infraction constatée, notamment en l’absence d’une « signalisation apparente rappelant le principe de l’interdiction de fumer » ou en cas de non-respect des normes de l’espace fumeur, l’employeur pourra être condamné à une contravention de quatrième classe, soit 135 euros. Mais il courra surtout le risque que les salariés enfumés exercent leur droit de retrait, autrement dit cessent légitimement de venir au travail en arguant que le tabagisme passif qu’ils subissent présente un danger grave et imminent pour leur santé et leur vie. Avec la loi plus que jamais de leur côté, ils seront sans doute de plus en plus nombreux à oser faire valoir leur droit à un environnement sain devant la justice.
A lire aussi :
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Pour en savoir plus :
Décret du 16 novembre 2006 fixant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif
En complément :
Sources : L'Entreprise com
Posté par Adriana Evangelizt