Mercredi,, le jugement du procès des faux électeurs

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Quand on voit ce genre de choses, comment peut-on faire confiance aux élections de Sarkozy et ne pas craindre un "bourrage des urnes" ? En se retrouvant face à Royal, ce sera une chose tout à fait possible vu "l'appareil sécuritaire" venu d'ailleurs qu'il a installé. On va se retrouver dans le même cas que les deux élections de Bush, le trucage complet...

Le jugement du procès des "faux électeurs" parisiens

attendu mercredi




Le procès des "faux-électeurs" qui auraient été recrutés pour maintenir Jacques Dominati à la mairie du IIIe arrondissement de Paris connaîtra son épilogue mercredi avec le jugement de cette affaire de fraude électorale, dont dépend l'avenir politique des deux fils de l'ancien élu UDF.

Après six semaines de débats devant le tribunal correctionnel de Paris, et 17 ans d'enquête, le jugement doit déterminer la responsabilité des Dominati, mais aussi d'anciens employés de la mairie et responsables locaux du RPR, ancêtre de l'UMP, dans cette affaire de fraude électorale.

Selon l'accusation, avant les scrutins de 1989 et 1995, un véritable système de recrutement a été mis en place pour inscrire sur les listes électorales du IIIe des sympathisants de droite habitant dans d'autres arrondissements ou en banlieue, pour doper les scores de Jacques Dominati.

Les audiences se sont centrées sur les élections de 1989, quand le maire de Paris, Jacques Chirac, tablait selon l'accusation sur un "grand chelem" de la droite dans les 20 arrondissements de la capitale pour effacer son échec à la présidentielle de 1988.

Les témoignages ont décrit deux systèmes parallèles : commerçants, relations et famille des Dominati étaient encouragés à rallier le IIIe, tandis que le RPR mobilisait massivement les employés de la ville, notamment ceux de la propreté.

Jacques Dominati, lui, n'a pas contesté avoir su que certains de ses partisans s'inscrivaient indûment,
mais c'était de manière "spontanée" a-t-il insisté, parlant d'une "époque où ça se concevait qu'on soit électeur dans l'arrondissement, dans la mesure où on y était attaché".

Cela n'a guère ému les deux procureurs qui ont requis contre l'ancien élu de 79 ans un an de prison avec sursis, 2.000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité et de privation de droit de vote.

Aujourd'hui retraité dans sa Corse natale, Jacques Dominati a quitté la vie politique, mais ce n'est pas le cas de ses deux fils, à qui l'on reproche d'avoir plus ou moins servi d'agents recruteurs au service de la victoire électorale de leur père.

Six mois de prison avec sursis, 2.000 euros d'amende et, surtout, 3 ans d'inéligibilité et de privation de droit de vote ont été requis contre Laurent (46 ans), conseiller UMP de Paris, et Philippe (52 ans) sénateur non-inscrit.

Les deux frères, qui avaient repris le flambeau paternel, risquent donc de perdre leurs mandats.

Autrefois député et secrétaire national du mouvement Démocratie libérale, Laurent Dominati "a tout perdu de sa vie politique" et vit "un long hiver", depuis sa mise en examen en juin 2000, avait plaidé son avocat.

Et le procès a sapé ses espoirs alors qu'il briguait une investiture UMP dans le fief familial pour les législatives de 2007.

A l'issue du procès, cependant, le président Jean-Claude Kross reconnaissait que Laurent n'avait "quasiment pas de témoins contre" lui. C'est moins le cas de son frère Philippe, qu'un ancien collègue a accusé de "recrutement massif".

Mais outre les témoignages, l'accusation se base sur le point de départ de toute l'affaire : des listes de faux électeurs retrouvées dans un ordinateur de la mairie à l'arrivée de la gauche en 1995.

Pour Jacques Dominati, qui clame son innocence comme ses fils, ces listings ne sont que des "faux".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
Tu as écris :<br /> "Quand on voit ce genre de choses, comment peut-on faire confiance aux élections de Sarkozy et ne pas craindre un "bourrage des urnes" ? En se retrouvant face à Royal, ce sera une chose tout à fait possible vu "l'appareil sécuritaire" venu d'ailleurs qu'il a installé. On va se retrouver dans le même cas que les deux élections de Bush, le trucage complet... "<br /> Franchement moi aussi j'en ai peur mais on ne doit pas accuser quelqu'un sans preuve et juste sur des intuitions. Sarkozy a déjà telement de défauts et fais de choses négatives pour l'attaquer sur des éléments concrets que cela ne sert à rien de faire des accusations infondés.<br /> Nous avons assez souffert des calomnies sur notre président et sur notre premier ministre pour ne pas faire la même chose et être plus factuel<br />  
Répondre
A
Cher Vincent... <br /> On n'accuse pas... on "voit"... on anticipe et on prévient... quand on sera au pied du mur, il sera trop tard. Il faut faire de la prévention car nous n'avons aucune confiance en Sarkozy. Pour satisfaire son ambition, il est capable de tout. C'est une certitude. Cet homme est dangereux, c'est ainsi que nous le ressentons. Il émane de lui quelque chose de malsain. Quelque chose qui noue l'estomac quand on le voit et quand on l'écoute. C'est ainsi Vincent. Et c'est grave.