DDV aurait détenu des listings bancaires falsifiés

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alerte à la bombe ! On se demande comment va finir cette histoire ?

Clearstream : M. de Villepin aurait détenu des listings bancaires

falsifiés remis par M. Gergorin

par Gérard Davet et Hervé Gattegno

 

Avant d'interroger le premier ministre, convoqué jeudi matin 21 décembre, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont versé au dossier Clearstream une nouvelle pièce embarrassante pour Dominique de Villepin : le procès-verbal d'audition de Philippe Camus, ancien coprésident du groupe EADS, interrogé le 13 décembre en qualité de témoin, et qui a livré à son égard plusieurs détails compromettants.

M. Camus a ainsi raconté qu'au début de mai, Jean-Louis Gergorin – qui était alors son subordonné chez EADS –, lui avait laissé un message sur son répondeur téléphonique, dans lequel il reconnaissait explicitement avoir remis certains des listings de Clearstream à M. de Villepin. Or M. Gergorin, qui a admis être le "corbeau" qui avait adressé les documents falsifiés à la justice en 2004, a toujours nié, devant les enquêteurs, avoir remis la moindre pièce à M. de Villepin.

"Jamais dans les listings que j'ai donnés au général Rondot en octobre-novembre 2003 et jamais dans les listings que j'ai transmis à M. de Villepin en janvier 2004 ne figurait de près ou de loin le nom de Nicolas Sarkozy", aurait pourtant affirmé M. Gergorin dans ce message. Si ce point devait être confirmé, il pourrait faire encourir au premier ministre le soupçon de "recel de faux", puisqu'il est acquis que les documents dont il est question avaient été manipulés pour y faire figurer indûment les noms de personnalités.

Dans un autre message daté du même jour, M. Gergorin avait – toujours selon M. Camus – justifié le recours au général Rondot par la nécessité de "vérifier la fiabilité" des listings, ajoutant : "J'ai fait l'erreur d'aller voir Villepin pour lui demander plus de moyens techniques, à partir de là ça c'est politisé…" M. Camus a promis aux juges les deux enregistrements, qu'il avait conservés, "dans les meilleurs délais".

Enfin, Arnaud Lagardère, l'un des principaux actionnaires d'EADS, aurait assuré à M. Camus que "jamais l'affaire des listings Clearstream et le rôle de Gergorin n'avaient été évoqués" lors d'un entretien avec M. de Villepin, le 23 septembre 2004. Celui-ci avait pourtant reçu, la veille, des informations établissant l'implication de M. Gergorin dans la manipulation.


Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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