LES MESURES DE DOMINIQUE DE VILLEPIN

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ah, il y a de l'amélioration dans les mesures prises par Dominique de Villepin...  vient-il sur nos sites pour lire nos récriminations et en tenir compte ? Sourire. Nous le remercions d'avoir tendu la main aux minima sociaux... la prime de 1000 euros va sûrement être un bon appât d'autant qu'il faudra quatre mois de salaires pour les toucher. Et après ? Ah là mes copines me disent que je pinaille... peut-être. Ducoup sa côte remonte encore en flèche... elles y vont du "tu vois... il est pas que beau..." Les femmes finalement sont comme les hommes, elles attachent beaucoup d'importance au physique. Mais bon... dans l'immédiat, force nous est de constater qu'il fait de son mieux... que c'est pas trop mal... et au train où vont les choses, c'est lui qui sortira gagnant pour la présidentielle. Et c'est les femmes qui le feront gagner. Savez-vous combien, il y en a en France en âge de voter ? Et d'hommes ? En 2004, il y avait 17 663 797 femmes de 20 à 64 ans et 5 791 475 femmes de plus de 65 ans contre 17 421 704 hommes de 220 à 64 ans et 4 014 362 d'hommes de plus de 65 ans. Là dedans ne sont pas comptés les 18-20 ans... faites le calcul et ce qui pourrait faire la différence...

Sur son site, "La bataille pour l'Emploi..."

La vidéo où il explique...

Les mesures du plan de "croissance sociale" version Villepin

Un libéral-social, voilà ce qu'était Dominique de Villepin. Le premier ministre a présenté, jeudi 1er septembre, un programme économique et social qui va au-delà des simples annonces fiscales pour les budgets 2006 et 2007.

Libéral parce que M. de Villepin fait du retour à l'emploi pour chaque Français la pierre angulaire du plan pour "remettre d'aplomb notre modèle social" , dit-il. Les incitations à la reprise d'emploi sont donc nombreuses mais l'encadrement des demandeurs d'emplois, la sanction des abus sont aussi des éléments-clefs du dispositif.

Social et étatiste, le premier ministre l'est aussi parce qu'il a choisi d'accompagner cette incitation au travail par de nombreuses mesures, une réforme en profondeur de l'impôt sur le revenu et un programme de grands travaux.

La prime pour l'emploi devient le principal instrument d'intervention de l'Etat. Ce mécanisme de crédit d'impôt qui permettait aux personnes à faibles revenus (8,8 millions de bénéficiaires chaque année) de recevoir, chaque année, une sorte d'impôt négatif au lieu de payer l'impôt sur le revenu va être mensualisé à partir du 1er janvier 2006. Jusqu'à présent, il était versé au bout de douze à dix-huit mois (lors de la liquidation de l'impôt sur le revenu).

Pour les revenus les plus modestes, cette contribution de l'Etat va devenir essentielle dès 2006. Un smicard à temps partiel qui touche 500 euros par mois recevra désormais un complément de revenu de 300 euros par mois, soit une augmentation de près de 60 %. Le coût pour l'Etat sera d'1 milliard d'euros pour 2006 et 2007.

La prime de reprise d'une activité va être élargie et mensualisée. Les 1 000 euros versés aux chômeurs de longue durée lors de la reprise d'une activité seront désormais alloués à tous les bénéficiaires de minima sociaux. Elle sera en outre complétée par un forfait mensuel de 150 euros pendant un an.

Les sanctions seront renforcées. Seuls la moitié des titulaires du RMI signent actuellement un contrat d'insertion alors qu'il est en principe obligatoire. Le premier ministre a donc demandé aux services de l'ANPE de les recevoir tous avant le 31 décembre et le contrôle des fraudes et des abus sera renforcé. Le cumul du RMI et du travail au noir entraînera la suspension du RMI et la sanction des employeurs. Le refus de formation ou d'offre d'emploi pourra entraîner la suspension temporaire de l'allocation.

L'impôt sur le revenu va être réformé. Après la pause décrétée en 2006 par le premier ministre pour respecter notamment les engagements européens de la France et la baisse des charges sur les salaires modestes du plan emploi, M. de Villepin annonce une simplification et une réduction de l'impôt sur le revenu de 3,5 milliards d'euros en 2007, pour les revenus 2006. La réforme doit profiter d'abord aux classes moyennes, qui bénéficieront d'une réduction à quatre (contre sept) du nombre de tranches. Pour un célibataire gagnant 30 000 euros par an, le gain sera de l'ordre de 15 %.

Le premier ministre veut aussi accroître la lisibilité de l'impôt et baisser les taux affichés en intégrant l'ancien abattement de 20 % appliqué aux salaires déclarés dans les taux de l'impôt. Enfin, il a promis de s'attaquer "aux mécanismes inextricables d'abattements, de réductions, de crédits d'impôt et de déductions" , au détriment des redevables qui bénéficiaient de tels mécanismes. M. de Villepin s'engage notamment à s'attaquer aux phénomènes d'évasion fiscale en fixant "un montant maximal de réduction d'impôt".

L'impôt de solidarité sur la fortune sera encadré. Sans s'attaquer de front à un impôt sensible dans l'opinion, le premier ministre a entendu sa majorité parlementaire qui lui demandait de réduire les effets de cet impôt. En demandant aux ministres de l'économie et du budget de lui faire des propositions dans le prochain budget et de "déterminer le niveau de prélèvement maximal à partir duquel l'impôt perd sa légitimité et son efficacité ", M. de Villepin accepte que l'ISF soit de nouveau plafonné en prenant en compte l'ensemble des impôts et des revenus d'un individu.

Pour compenser l'effet de la hausse des prix du pétrole, une "aide à la cuve" de 75 euros sera accordée aux ménages non imposables qui se chauffent au fuel. L'Etat se propose également de prendre en charge la moitié de la dépense pour l'achat d'équipements fondés sur les énergies renouvelables comme le chauffe-eau solaire.

Le crédit-impôt voiture propre sera pratiquement doublé mais, à l'inverse, le montant de la carte grise sera doublé pour les véhicules polluants (environ 8 % du parc). En matière de limitation de la vitesse sur les autoroutes à 115km/h, le premier ministre admet "ne pas avoir retenu ces propositions" et préfère "recommander aux Français" de réduire de 10km/h leur vitesse sur route et autoroute.

Des mesures ponctuelles de relance du pouvoir d'achat. Les entreprises sont incitées à verser en fin d'année un bonus de 1000 euros à leurs salariés, entièrement exonéré d'impôt et de charges sociales et fiscales.

En matière d'immobilier, le prêt à taux zéro va être considérablement élargi : les ménages gagnant entre 4000 et 7000 euros par mois dans les zones urbaines pourront désormais en bénéficier. En matière de logement social, plusieurs l'Etat va réquisitionner les terrains de la SNCF et se propose de céder à la mairie de Paris les terrains des Batignolles qui devaient accueillir les jeux olympiques.

Le programme des grands travaux d'infrastructure va être considérablement étendu. Au total 10 milliards d'euros d'argent public (dont une partie des recettes de privatisation) seront consacrés à la construction de nouvelles infrastructures ferroviaires et routières, aux transports urbains et à l'innovation industrielle.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

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