DDV donne des leçons d'optimisme
Il a raison Dominique de Villepin, "ce n'est pas en levant le doigt pour savoir dans quel sens va le vent" que l'on pourra faire avancer les choses dans notre pays. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, voir des extraits de vidéo ICI... Ne soyons pas défaitistes, une fois que l'on est au creux de la vague, il n'y a pas trente six solutions. Soit on monte, soit on coule. A-t-ton jamais vu le Peuple Français couler ? Non. Ce n'est pas son destin.

Dominique de Villepin donne une leçon d'optimisme pour 2006
Dominique de Villepin s'est livré mardi, lors de ses voeux à la presse, à une leçon d'optimisme et de volontarisme en appelant les Français à ne pas céder aux sirènes des "déclinologues" et en leur promettant "des résultats" en 2006, notamment sur le front de l'emploi. Sortant du silence imposé par la traditionnelle séquence des voeux présidentiels, où Jacques Chirac a fait des annonces tous azimuts et clairement fait savoir que sa succession n'était pas ouverte, le Premier ministre a pris soin de rappeler à plusieurs reprises qu'il était à son poste pour accomplir "la mission" confiée par le chef de l'Etat.
Un an après que son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin eut appelé les Français à adopter la "positive attitude", M. de Villepin a lui exhorté à croire au "devenir français", retrouvant pour l'occasion ses envolées lyriques remisées depuis son arrivée à Matignon.
Pour rendre "la vie plus belle", il a aussi invité les journalistes à mettre "quelques gouttes d'humour et de tendresse" dans leurs écrits ou leurs reportages.
"Je sais qu'il est de bon ton de douter, de s'interroger", a-t-il dit avant d'ironiser sur le surgissement de "nouveaux experts, les déclinologues".
Le chef du gouvernement n'a pas fait d'annonces particulières, les réservant pour sa conférence de presse mensuelle du 26 janvier, mais a plutôt explicité sa philosophie et son "combat pour une certaine idée de la politique".
Affirmant que le pays est sorti "fortifié" de la crise des banlieues, il a réaffirmé que 2006 devait être une année "utile", celle de "l'engagement", de "la vérité", du "courage" et de la "détermination".
Sans surprise, M. de Villepin, qui a fait de la "bataille" pour l'emploi sa priorité, a rappelé que "le grand défi d'aujourd'hui, c'est de faire reculer le chômage".
Fort de premiers résultats encourageants sur ce front, il proposera fin janvier la "deuxième étape" de son plan pour l'emploi, qui "ciblera l'effort sur les jeunes".
Sans préciser s'il irait plus loin dans la modification du code du travail, le créateur du contrat nouvelle embauche a rappelé qu'il fallait permettre à ceux qui le souhaitent de "travailler plus et plus longtemps".
"Je raisonne en termes d'objectifs. Ce qui m'intéresse, c'est comment faire pour débloquer les choses. Je suis ouvert à toutes les possibilités, j'utilise toutes les pistes sans limite", a-t-il confié ensuite à quelques journalistes.
S'exprimant sans notes sur un fond bleu où l'on pouvait lire le slogan "2006, avançons ensemble", il a déclaré qu'en cette année de l'égalité des chances, il fallait aux Français "une raison de vivre ensemble", par delà leurs différences. Face aux obstacles, il suffit, a-t-il dit, de "lever la jambe".
"En 2006, nous devons avoir des résultats, nous aurons des résultats. C'est un enjeu démocratique majeur, si nous voulons éviter que les échéances de 2007 ne soient qu'un simple exutoire" et une réédition du scénario de la présidentielle de 2002, a insisté M. de Villepin.
Plaidant pour un langage de "vérité", il a décoché une pique dont il n'a pas précisé si elle visait son éventuel rival pour 2007, Nicolas Sarkozy: "le faux-semblant, le mensonge, la fuite en avant, cela fait illusion quelques mois, parfois quelques années, (mais) on ne bâtit rien sur le faux-semblant".
Si M. de Villepin se garde toujours de dévoiler la moindre ambition présidentielle, certains de ses partisans ne manquent plus de l'évoquer pour lui, tel le député UMP Hervé Mariton qui a estimé mardi qu'il avait "les qualités" pour prétendre à l'Elysée.