La conférence de DDVà 11 h
A 11 h donc Dominique de Villepin va donner sa conférence de presse mensuelle et il va trouver face à lui des opposants à son contrat. Ce que l'on comprend bien. Il va donc réaffirmer que le CPE est "un contrat anti-précarité"... il faut qu'il le prouve, il faut donc des garanties. Nous répétons qu'il faudrait qu'il inclut que le salarié ne peut être licencié que pour faute grave, pour commencer...
Conférence de presse de Villepin sur sa politique de l'emploi
Face à la mobilisation des syndicats et de la gauche contre le Contrat première embauche, Dominique de Villepin va défendre sa politique de l'emploi, jeudi à 11H00 lors de sa conférence de presse mensuelle, la première de 2006.
Le Premier ministre doit réaffirmer que le CPE est "un contrat anti-précarité". Réservé aux moins de 26 ans, ce CDI peut être résilié les deux premières années sans justification par l'employeur.
Syndicats, lycéens et étudiants ont appelé à manifester dans toute la France le 7 février pour exiger le retrait du projet. Ils mèneront d'ici là "des actions de sensibilisation", notamment le 31 janvier. Cette date correspond au début de l'examen par les députés du projet de loi sur l'égalité des chances, qui contient le CPE. Le gouvernement a décrété l'urgence sur ce texte.
Après avoir bénéficié pendant plusieurs mois d'une relative atonie des syndicats et de l'opposition, M. de Villepin devra compter avec la mobilisation de la gauche. La journée de mobilisation contre le CPE sera précédée le 2 février d'une grève des fonctionnaires pour les salaires. François Hollande, premier secrétaire du PS, a dénoncé mercredi à l'Assemblée la "précarité organisée" par un contrat "révocable à chaque instant".
Le Parti communiste a affirmé qu'il "mettrait toutes ses forces dans la bataille" et la LCR a souhaité une action "solidaire" des forces de gauche, tandis que Lutte ouvrière a appelé à participer aux manifestations du 7 février. L'affrontement autour du CPE se prépare alors que M. de Villepin s'apprête à lancer "au cours des prochains mois" avec les partenaires sociaux la troisième étape de la "bataille pour l'emploi". Elle doit être centrée sur une "réforme globale du contrat de travail.
La bataille sur le CPE s'est engagée mercredi à l'Assemblée nationale entre une gauche offensive contre "la fin" du contrat à durée indéterminée et une droite qui veut "moderniser" le code du travail. Les hostilités ont débuté avant même l'examen en séance plénière du projet de loi créant le contrat de première embauche (CPE) qui démarre le 31 janvier.
La discussion en commission s'est ainsi déroulée dans un climat tendu et a été émaillée d'incidents. Une délégation de députés de gauche s'est même rendue chez le président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré, pour protester contre des "conditions de travail inacceptables".
Mercredi après-midi, l'opposition a choisi le CPE comme thème unique de ses questions au gouvernement, le PS faisant intervenir trois "poids-lourds", François Hollande, Arnaud Montebourg et Jean Glavany pour interpeller Dominique de Villepin.
Dans les couloirs de l'Assemblée, les députés de la majorité prônaient la nécessité d'un changement des contrats de travail. Pour le sarkozyste Pierre Méhaignerie, "il faut de la flexibilité et une plus grande sécurité pour les salariés qui sont licenciés". Autre sarkozyste, Yves Jego, évoquait le souhait de l'UMP "de sortir de la logique des CDD et CDI pour aller vers un contrat de travail unique". "Ce qui est fait aujourd'hui est une bonne base pour travailler après les échéances de 2007 vers un code du travail plus moderne, plus protecteur et plus lisible", affirmait-il.
"Solidaires" de la manifestation syndicale et estudiantine du 7 février, socialistes, communistes et Verts annonçaient "une bataille d'amendements" pour que "le texte ne soit pas examiné ou le plus tard possible", selon Bernard Roman (PS).
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt