DDV s'investit dans l'emploi

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Une excellente analyse des Echos Judiciaires qui met le doigt sur nombre d'épineux problèmes pas évident à résoudre au premier abord. Le Code du Travail a, par exemple, été conçu à une époque où il n'était pas rare de passer sa vie dans une seule entreprise... à autres temps, autres moeurs, c'est sans compter que dans les années 50-60, on vivait une époque de plein-emploi mais la mondialisation a changé la donne... tous ces paramètres entrent donc en ligne de compte et DDV devra manoeuvrer finement pour ne pas que la peur du lendemain s'installe chez les salariés avec ses nouvelles mesures...

Dominique de Villepin s'investit dans l'emploi

par Serge Plenier

Dominique de Villepin veut des résultats en matière d'emploi. A moins de deux ans des prochaines présidentielles, le Premier ministre veut à toute force faire mentir la navrante et fameuse phrase de François Mitterrand : «Contre le chômage, on a tout essayé».


Dans cette optique, la création du contrat «première embauche», ainsi que la mise en place d'un contrat à durée déterminée pour les plus de 57 ans et l'encadrement des stages, prétextes à de trop nombreuses dérives, paraissent aller dans le bon sens.


Après tout, en dernier ressort, c'est toujours au chef d'entreprise que revient la décision d'embaucher. Lui proposer des dispositifs plus souples ne peut que se révéler bénéfique.
Reste que le patronat peut à bon droit se féliciter des remaniements du Code du travail initiés par Dominique de Villepin.
Ces remaniements n'ont d'ailleurs rien de foncièrement illégitime.


Le Code du travail a été conçu à une époque de plein emploi où il était fréquent de passer sa vie dans une seule entreprise. Aujourd'hui, les Trente glorieuses sont derrière nous et la mondialisation a radicalement changé la donne de l'emploi. Il n'est plus rare de changer plusieurs fois d'entreprise, voire de changer de métier au cours d'une vie.
La précarité est apparue sous la pression économique et non par volonté idéologique.
Mais l'adaptation de ce Code du travail n'est pas sans dangers. En ce qui concerne Villepin, elle peut donner l'impression que ce dernier se rapproche des thèses néo-libérales soutenues par Nicolas Sarkozy. En cas de candidature à l'Elysée, le Premier ministre aurait alors des difficultés à faire entendre sa différence.


Surtout, la réforme du Code du travail, une réforme à petits pas et qui ose à peine dire son nom, ne peut qu'irriter les salariés. Hantés par la crainte de perdre leur emploi, ces derniers n'accepteront que difficilement de voir disparaître peu à peu leurs garanties sociales. Les aménagements nécessaires risquent d'être perçus comme des cadeaux faits au patronat à leur détriment. Il ne s'agit plus ici de logique ou de raisonnement, mais de peur : peur du lendemain, peur aussi de la perte d'emploi et de la déchéance sociale qu'elle engendre.
Si elle enfle et se cristallise durablement, cette peur peut avoir des conséquences dévastatrices.
Dominique de Villepin devra obtenir au plus vite des résultats pour désamorcer des réactions sans doute incontrôlables.

Sources : LES ECHOS JUDICIAIRES

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans CHÔMAGE

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