Fin de non recevoir des Farc à la mission française sur Ingrid Betancourt
On va donner quelques leçons de psychologie à Nicolas Sarkozy parce qu'apparemment, il n'y entend goutte. Alors si ON était président de la République Française, il y a longtemps qu'Ingrid Bétancourt serait libre. Pour commencer. Pour la simple raison, que nous aurions exigé que le traître Uribe nous envoie les 500 prisonniers. Nous ne nous serions pas contentés de promesses. Car c'est tout ce qu'il sait faire. Promettre mais sans jamais tenir et encore moins donner. C'est un menteur et un fourbe. Et en tant que Chef d'état, nous saurions cela. Tout comme nous saurions que ce n'est point lui qui gouverne mais son armée dont certains membres sont jusqu'au cou dans le trafic de cocaïne et qu'ils assassinent sans vergogne des milliers de paysans en les faisant passer pour des guérilleros des Farcs ou en prétendant que ce sont ces derniers qui les ont assassinés. Comme c'est le Washington Post qui le dit, ceci ne serait point un mystère pour nous. Ensuite, nous n'arranguerions pas comme lui la Résistance marxiste mais devant la face du monde, nous dirions à Uribe : "La plaisanterie a assez duré, Monsieur Uribe. La France n'est point dupe de vos manigances. Nous savons très bien que votre armée met en péril chaque jour la vie des otages en menant des incursions dans le voisinage des Farc bien que vous affirmiez le contraire. L'attaque surprise où l'un des dirigeants de la Résistance a été assassiné par vos soins en est la preuve. A tel point que nous nous posons la question "Le président colombien veut-il vraiment que la libération d'Ingrid Betancourt réussisse ou veut-il au contraire la faire échouer ?" Aussi pour prouver votre bonne foi, nous exigeons que vous libériez les prisonniers des Farcs et pour ce faire, nous vous envoyons un avion afin qu'ils puissent être transférés sur notre sol et que nous puissions procéder à l'échange. Si vous refusez, le monde entier sera témoin que s'il arrive quelque chose aux otages, vous serez le principal coupable. La balle est dans votre camp." Nous ne contenterions pas de nous adresser aux Farc en leur intimant l'ordre de libérer les otages sans rien recevoir en retour. Parce que nous savons que nous vivons dans un monde où l'on obtient rien sans rien. Se peut-il que Sarkozy soit aussi ingénu que veulent bien le croire les Farcs ? Ou bien est-il complice d'Uribe ? Jusqu'à quand va-t-il se laisser mener par le bout du nez par ce personnage sinistre ?
Fin de non recevoir des Farc à la mission française sur Ingrid Betancourt
La mission humanitaire mise en place par la France pour tenter d'accéder à l'otage des Farc Ingrid Betancourt s'est heurtée dès son arrivée jeudi à Bogota à une fin de non-recevoir des guérilleros des Farc qui n'acceptent pas de libérations unilatérales d'otages.
Un haut dirigeant des Farc, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'y aurait pas de libérations d'otages sans un échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).
"C'est seulement comme conséquence d'un échange de prisonniers que ceux qui sont retenus dans nos camps pourront en sortir libres", a annoncé M. Granda.
Auparavant l'agence ANNCOL, proche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a qualifié jeudi "d'ingénu" le président français Nicolas Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire sans avoir obtenu d'accord préalable avec la guérilla.
"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse", a estimé ANNCOL.
Un avion français Falcon 50 est prêt à décoller pour se rendre à San Jose del Guaviare (sud-est), ville située dans la région où se trouverait Ingrid Betancourt, a rapporté jeudi la radio privée Caracol.
Depuis Bucarest pour le sommet de l'Otan, le président Sarkozy s'est refusé à livrer le moindre détail sur la mission, qui compte parmi ses membres un ancien consul de France à Bogota, Noël Saez, selon une source proche du dossier.
"J'ai des nouvelles mais, compte-tenu de la sensibilité de cette question je ne veux pas en dire davantage", s'est contenté de déclarer M. Sarkozy.
Les commentaires d'ANNCOL ne sont guère encourageants, laissant entendre que le succès de la mission, à laquelle sont également associées l'Espagne et la Suisse, paraît compromis.
"Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite (......) et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy", poursuit ANNCOL.
L'absence de contact de l'ambassade de France avec les rebelles depuis l'élimination par l'armée colombienne le 1er mars du numéro deux des Farc Raul Reyes, a poussé mercredi soir l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud à demander l'aide de la sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba.
Mme Cordoba, qui a négocié avec les Farc aux côtés du président du Venezuela Hugo Chavez la libération récente de six otages colombiens, a annoncé à la presse avoir été informée par M. Marlaud qu'Ingrid Betancourt "était dans un état grave".
"L'ambassade de France a sûrement besoin d'une intervention de ma part et je vais m'en occuper", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle ne pourrait parler avec les Farc "sans l'autorisation du président (colombien Alvaro) Uribe".
Les ambassadeurs de France, d'Espagne et de Suisse ont été reçus jeudi par le président Uribe et le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo pour "aborder les thèmes propres à la mission" humanitaire, a-t-on appris auprès de la présidence colombienne.
A Paris, la soeur de l'otage Astrid Betancourt a appelé à "ne pas délaisser" le canal de négociation que représente Hugo Chavez, soulignant qu'il a un contact direct le chef rebelle Ivan Marquez.
Le président Chavez est le seul jusqu'à présent à avoir obtenu des rebelles la libération d'otages colombiens.
La mission a été lancée au lendemain d'un nouvel appel solennel de Nicolas Sarkozy pour que la guérilla libère l'otage franco-colombienne que le chef de l'Etat a décrite comme en "danger de mort imminente".
L'ex-candidate à la présidentielle colombienne souffre notamment d'une hépatite B et son état serait alarmant, selon plusieurs témoignages indirects relayés par la famille et ses comités de soutien.
Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits "politiques" que la guérilla des Farc, en lutte contre les autorités colombienne depuis 1964, dit vouloir échanger contre 500 guérilleros emprisonnés en Colombie.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt