François Bayrou s'oppose à Sarkozy
Un article donc qui parle de François Bayrou et des différences qu'il revendique avec Sarkozy... par ailleurs un nouveau blog vient d'être créer en l'honneur de François Bayrou et de son parti libre... L'UDF et le Parti libre
François Bayrou lance l'UDF, "parti libre", à l'assaut de l'UMP
A quinze mois de l'élection présidentielle, François Bayrou a lancé dimanche l'UDF, rebaptisé "le parti libre", à l'assaut de la forteresse UMP, promettant aux Français "un projet d'espérance".
"Nous sommes là tous ensemble parce que nous avons choisi de changer la vie, la situation, le destin de notre pays", a déclaré le président de l'UDF devant les 3.000 militants du parti centriste réunis en congrès extraordinaire à Lyon.
"Changer la vie" était le titre du programme socialiste de 1972, repris lors de la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1981.
"Nous avons fait le choix d'une formation politique qui assume sa liberté pour changer le destin politique de son pays. C'est avec fierté que nous avons pu aborder la nouvelle définition de l'UDF, l'UDF le parti libre", a lancé François Bayrou.
Sa stratégie d'indépendance a été approuvée à une écrasante majorité - plus de 90% - par les 31.000 adhérents du parti socialiste. Son seul contradicteur, Gilles de Robien, seul membre UDF du gouvernement Villepin, avait renoncé à se rendre à Lyon et à présenter une motion, dénonçant "une parodie de démocratie".
Pour François Bayrou, il n'est plus question de répondre aux questions sur l'appartenance ou non de l'UDF à la majorité UMP dirigée par le Premier ministre, Dominique de Villepin, ou à l'opposition menée par le Parti socialiste.
"La seule majorité qui nous intéresse, c'est la majorité de 2007, c'est la majorité que la France va se donner pour que son destin soit différent", a-t-il dit.
L'UDF, a-t-il martelé, est "une force nouvelle qui n'est pas entre l'UMP et le Parti socialiste mais qui s'oppose aux deux".
"Ce dont nous avons la charge, c'est l'espérance d'un pays qui avait depuis longtemps oublié le sens de ce mot", a-t-il dit. "C'est un moment juste parce que tous les épuisements de la France, toutes les usures se lisent à livre ouvert et se fait sentir une urgence, c'est qu'apparaissent des responsables résistants, rebelles, capables de ne céder à aucune pression".
Evoquant la présidentielle du printemps 2007, François Bayrou s'est engagé, à la différence de Jacques Chirac, à ne pas faire "la moindre promesse électorale".
"DIFFÉRENCES FONDAMENTALES" AVEC SARKOZY
"Nous avons 18 mois pour donner à ce projet d'espérance pour la France et les Français le visage qui sera le sien quand les échéances approcheront", a dit le président de l'UDF, pour qui "quelque chose a commencé à Lyon". "Vous étiez des milliers, malgré la neige, à bâtir quelque chose qui ne s'arrêtera pas".
François Bayrou s'est attaché à souligner ses divergences avec l'UMP et avec le chef du parti "de la droite et du centre", Nicolas Sarkozy.
"J'ai plusieurs différences fondamentales avec Nicolas Sarkozy. Tout d'abord le modèle de société et son goût pour le modèle américain. Nous avons un autre modèle de société. Mais j'ai une différence plus marquée que les autres encore avec lui : lui croit à une certaine surenchère, même verbale, moi je crois qu'on peut écarter cette violence pour faire la société". Souhaitant se positionner clairement à la gauche de l'UMP, il a "désapprouvé l'inspiration de la pétition contre l'adoption par des couples homosexuels".
"Je désapprouve les termes de cette pétition. Non pas que je sois favorable à l'adoption par les homosexuels, mais ce sujet mérite d'être traité avec prudence et respect", a-t-il dit.
"Il y a des centaines et des milliers d'enfants qui sont élevés dans notre pays par des couples homosexuels. Des femmes et des hommes traversent cette épreuve de la vie qui fait qu'on commence une vie de couple normale et que le destin fait qu'on découvre d'autres éléments de son identité. Ces personnes avaient eu des enfants, elles assument très bien leur rôle de parent", a-t-il plaidé.
"Et que fait-on quand une mère est célibataire ou qu'elle adopte seule un enfant et qu'elle l'élève très bien ?" a-t-il demandé.
François Bayrou a également dénoncé le libéralisme économique défendu par Nicolas Sarkozy.
"Le modèle libéral, c'est le meilleur modèle, celui qui développe le plus de chevaux, le plus puissant en matière d'énergie, mais on n'a pas le droit dans une voiture de confondre le moteur et le volant. Le projet de société doit être conduit non pas par l'économie, mais par la démocratie, sinon c'est la sortie de route", a-t-il expliqué.
"Nous avons deux devoirs, celui de débrider le moteur et d'assurer le volant", a conclu François Bayrou.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt
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