Nouvelle carte militaire: 83 sites supprimés, 320 millions d'euros de compensation
La réforme de l'armée au nom du terrorisme. Vu les dernières lois votées aux USA, on comprend très bien que les terroristes sont tous les dissidents du régime qui se met en place. Tous les révoltés. Tous les manifestants. Donc ce qui se met en place en France est dans le même cursus. La colère des Français monte d'un cran jour après jour, les manifestations vont aller crescendo, il faut museler tout ça. Voilà où se situe le terrorisme, cependant il faut bien avouer aussi que la politique sarkozienne notamment étrangère ne nous fait pas que des amis. Ainsi certaines alliances de la France avec des pays bannis par les sionistes pourrait fort bien nous attirer quelques foudres. Souvenons nous des propos de Menahem Begin au sujet des attentats imputés au Mossad à Paris, il a glissé un jour à un journaliste américain qu’il espérait que la France qui aidait l’Irak avait « appris la leçon ».
Nouvelle carte militaire: 83 sites supprimés, 320 millions d'euros de compensation
Le Premier ministre François Fillon a présenté jeudi le plan de modernisation de la Défense, qui conduira, à partir de 2009, à la suppression de 20 régiments, 11 bases aériennes et d'une base aéronavale, promettant des compensations face aux vives inquiétudes des élus locaux.
Au total, l'exécutif prévoit la suppression de 83 sites ou unités à partir de 2009, et 33 déménagements d'une ville à l'autre, des mouvements qui peuvent concerner de quelques dizaines à 2.502 personnes pour la base aérienne de Metz, appelée à fermer après 2011.
Il était de la "responsabilité" du gouvernement de conduire cette réforme qui s'inscrit dans le prolongement de la professionnalisation des armées, réforme "qui n'avait pas été menée jusqu'à son terme pour des raisons d'aménagement du territoire", a dit M. Fillon.
La réorganisation découle aussi, selon M. Fillon, de l'apparition de nouvelles menaces et notamment "le développement considérable du terrorisme" alors que le risque "d'une invasion sur notre territoire" n'existe plus.
"On n'est pas dans un monde plus dangereux qu'avant, mais il est certainement moins stable", a-t-il ajouté.
"On ne touche pas aux muscles" de l'armée, a de son côté assuré le ministre de la Défense Hervé Morin. Pour lui, "l'effort majeur va être effectué sur la structure du ministère, sur l'ensemble des échelons intermédiaires, des structures diverses et variées".
Dès 2009, le gouvernement prévoit notamment de fermer le 57e régiment d'artillerie de Bitche (Moselle, 1.138 personnes), le 601e régiment de circulation routière d'Arras (Pas-de-Calais, 730 personnes), la base aérienne 101 de Toulouse, le 12e régiment d'artillerie d'Haguenau (664 personnes, Bas-Rhin), la ville alsacienne récupérant cependant le deuxième régiment de hussards de Sourdun (Seine-et-Marne, 895 personnes).
Le 501e-503e régiment de chars de combat (RCC) de Mourmelon (1.256 militaires) dont les élus s'étaient fortement mobilisés, a finalement été maintenu.
Le Premier ministre a jugé "bien compréhensibles" les inquiétudes des collectivités locales concernées, mais réaffirmé qu'il n'était pas du "rôle de l'armée" de faire de "l'aménagement du territoire".
Une enveloppe de 320 millions d'euros va être mise à disposition des "territoires les plus touchés à travers des contrats et des plans redynamisation des sites de défense".
Pour la trentaine de sites "les plus concernés", des "contrats de reconversion" seront prévus. Le secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire Hubert Falco a indiqué qu'il espérait pouvoir présenter au Premier ministre "dès octobre 2008" les premiers contrats de ce type.
Pour le quart Nord-Est, très touché par les redéploiements, un "plan national" sera mis en oeuvre, a expliqué M. Fillon sans donner plus de détails.
M. Fillon a aussi indiqué que 5.000 postes de fonctionnaires parisiens devraient être redéployés d'ici 2012, en particulier en faveur des agglomérations de Metz, de Caen, de Châlons-en-Champagne, et Provins.
Le chef du gouvernement s'est engagé à faire en sorte qu'il n'y ait pas "de cumul de toutes les réorganisations" des réformes en cours, évoquant le "gel de certaines restructurations civiles", dont certaines figuraient par exemple dans la nouvelle carte judiciaire.
Hervé Morin a souligné de son côté que "les 2 milliards d'euros d'économies in fine" que permettrait la réforme seraient "totalement réinjectés dans l'équipement des forces".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt