Nucléaire: Sarkozy met en garde Téhéran contre une attaque israélienne
Il est quand même assez stupéfiant d'entendre Sarkozy dire -en avertissant l'Iran d'une possible attaque israélienne : «il ne s’agit pas de savoir si c’est légitime, intelligent ou pas. » Où va-t-on là ? S'il est légitime pour les zionistes de bombarder l'Iran alors il est légitime pour la Russie de bombarder la Georgie pour la sécurité de ses citoyens. Et demain n'importe quel pays peut bombarder n'importe qui. Mais il est vrai qu'Israel et les Etats-Unis ne s'en privent pas. La distorsion du Droit International interprété par Sarkozy laisse pantois. Car contrairement à lui, nous pensons que c'est illégime, pas intelligent du tout et surtout criminel. Sarkozy n'ose pas, n'est-ce pas, tancer les zionistes, il préfère avertir l'Iran que...
Ce sont des propos irresponsables qui légitiment le crime.
Nucléaire: Sarkozy met en garde Téhéran contre une attaque israélienne
Selon le président français, en visite en Syrie, si Téhéran continue son programme d'«obtention du nucléaire militaire», l'Etat hébreu pourrait frapper.
Selon le président français, «il ne s’agit pas de savoir si c’est légitime, intelligent ou pas. Qu’est-ce qu’on fera à ce moment-là? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe».
Nicolas Sarkozy s’exprimait au début du sommet quadripartite qui réunissait, jeudi matin à Damas, outre la France et la Syrie, la Turquie et le Qatar. Au cours de ce mini-sommet, d’une heure environ, doivent être abordées les discussions indirectes entre la Syrie et Israël, via la Turquie, les relations syro-libanaises et la périlleuse question du nucléaire iranien.
Preuve de la divergence de vues entre Paris et Damas, le président syrien Bachar al-Assad avait réaffirmé mercredi lors d’une conférence de presse commune avec Sarkozy, que l’Iran cherchait à se doter de «nucléaire civil et non pas militaire».
Mais pour Sarkozy, «la position internationale est de dire: l’Iran doit arrêter l’enrichissement (de l’uranium). Moi, j’ai été plus loin en disant que la France était prête à aider l’Iran à avoir le nucléaire civil, comme témoignage de notre bonne volonté».
La «bonne volonté» - sonnante et trébuchante - de Paris n’est cependant pas sans condition: «En tout état de cause, l’Iran ne peut pas refuser les contrôles complets et honnêtes» de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a rappelé Nicolas Sarkozy.
«Est-ce qu’il n’y a pas une voie de passage? L’Iran ne peut pas dire “je continue l’enrichissement et en plus je n’accepte que des contrôles partiels”. […] Si l’Iran continue l’enrichissement, c’est un problème mais au moins, que les contrôles par l’AIEA aient lieu de façon complète. A ce moment-là, la bonne foi sera établie» a ajouté le chef de l’Etat français.
D’après lui, «la Syrie peut jouer […] un rôle important pour convaincre». Arrivé mercredi à Damas, le président Sarkozy devait repartir pour Paris à la mi-journée.
Sources Libération
Posté par Adriana Evangelizt