Klarsfeld, l'avocat devenu médiateur de Sarkozy
Arno Klarsfeld, l'avocat devenu médiateur du Ministre de l'Intérieur ou l'incompétence en médiation
Pour conduire sa politique d'expulsion, le Ministre de l'Intérieur fait appel au service de l'avocat Arno Klarsfeld, extrêmiste politique, qu'il nomme "médiateur national."
Par principe, un médiateur est impartial : il ne prend pas parti ; il est neutre : pas de solution contraignante ; pas de préjugé : il ne peut tirer de conclusion.. Arno Klarsfeld aurait-il depuis peu développé les qualités et acquis les compétences nécessaires à la médiation ?
Tout d'abord, logiquement, en admettant que ce poste ait une légitimité institutionnelle, ne devrait-il pas être placé sous l'autorité du Médiateur de la République ? En effet, inscrits dans nos écoles, les enfants et leurs parents ne sont-ils pas des "administrés" ?
Soyons clairs : la mise en place de ce "médiateur" fait figure de système détourné. Il s'agit d'un acte démagogique déplorable. Cet acte ne saurait être cautionné par les professionnels de la médiation. Il consiste à inscrire la médiation dans une politique répressive. Politique de perdant(s). Et quand bien même nous pouvons voir fleurir la médiation partout dans les jardins à la mode, ceci ne saurait justifier l'implication d'un homme de droit, qui plus est d'une incompétence manifeste en médiation, sinon le carriérisme politique, dans cette démarche très contestable.
En l'occurence, ce "médiateur national" a des fonctions de "porte-parole" et de "rappel à la loi" qui ressemblent à celles du médiateur du Procureur de la République. Quoique du côté des "médiateurs pénaux", les choses soient claires et que les compétences soient dans un cadre juridique précis.
Arno Klarsfeld a obtenu la mission d'instruire selon des critères discriminatoires à la fois sociologiques, familiaux et culturels les cas d'admission au séjour des étrangers en situation irrégulière et parents d'enfants scolarisés et, en conséquence, de faire appliquer la politique gouvernementale actuelle visant le système élitiste de l'immigration sélective ("choisie"). Il devrait rendre compte de son activité d'ici la rentrée de septembre. Toutefois, des associations de mobilisent pour enrayer un système qui considère les personnes comme des "problèmes".
A peine nommé par le Ministre de l'Intérieur, l'avocat Arno Klarsfeld a été clair sur sa ligne de conduite et ses a priori « On ne peut pas régulariser tous ceux qui sont scolarisés. Le simple fait d’avoir pénétré illégalement sur le territoire avec un enfant ne peut être créateur de droits. ». La motivation politique a ses raisons, lui qui, en 2003, s’est engagé dans les gardes-frontières de Tsahal, une unité israélienne qui participait à l’occupation illégale des Territoires palestiniens...
Le "médiateur du Ministre de l'Intérieur" a été tout aussi clair sur ses préjugés en adoptant un critère «d'attaches fortes avec la France», lui qui a récemment obtenu à sa demande la nationalité israélienne sait de quoi il parle lorsqu'il affirme un "fort attachement"... Comment imaginer qu'il puisse regarder avec le moindre discernement la situation d'une famille d'origine palestinienne, par exemple ?
Enfin, l'élitisme, cheville ouvrière des descriminations, s'exprime au travers de son seuil de tolérance qui concerne les enfants arrivés en France après l'âge de 14 ans et "bien notés" à l'école...
Bref, l'ordre des avocats a décidemment fort à faire pour clarifier la relation des avocats avec l'exercice de la médiation.
A connaître aussi le parti pris de cet avocat engagé pour la reconnaissance des "bienfaits de la colonisation" : rapport publié sur le site de l'UMP
Sources : Médiatoroscope
Posté par Adriana Evangelizt