La folle tentation d'Israël
Voila, les malades mentaux habillés en militaires sont fins prêts pour dévaster l'Iran. Parce que quand on entend dire qu'ils vont détruire les centrales nucléaires, on sait exactement à quoi s'en tenir. On l'a vu au Liban. A Gaza. En Irak où tout est arrivé par leur faute, c'est du carnage assuré. Parce qu'ils n'ont jamais assez de sang et de morts sur les mains. Mais là, le pire, c'est ce que les Iraniens vont envoyer sur Israël et donc sur les Israéliens. Et les Palestiniens ne seront pas épargnés non plus. C'est là que l'on voit que cet état n'a jamais été construit pour le bonheur des juifs mais pour leur malheur. Pour finir ce qu'avait commencé Hitler. On lit ça sur des sites chrétiens mais force nous est de constater que c'est la vérité. Ces individus poursuivent un but et se servent des juifs. Point. On comprend donc que la grippe "porcine" et tout un tas d'autres choses ne sont pas arrivées par hasard car les peuples du monde entier sont sous pression à cause de ce sionisme qui cause le désordre sur toute la planète. Alors imposer une loi martiale pour cause de pandémie peut être utile pour juguler les récalcitrants. Ca ne fait rien, il y en a des milliards...
La folle tentation d'Israël
par Jean-Claude Guillebaud
Vont-ils le faire ? Contre toute raison ? Contre la plus élémentaire prudence stratégique ? Le pronom « ils » désigne les durs, les nouveaux faucons du régime israélien qui sont tentés d'envoyer leurs avions bombarder l'Iran. La menace, cette fois, est sérieuse, et depuis plusieurs semaines, les chancelleries retiennent leur respiration. Un vent de guerre souffle à nouveau sur le Proche-Orient. Le gouvernement israélien - désormais dominé par la droite et l'extrême droite - ne dissimule plus sa volonté de détruire les installations nucléaires iraniennes.
Les ultras de Tel-Aviv, et Benyamin Netanyahou en particulier, on s'en souvient, avaient vainement essayé de convaincre le nouveau président américain qu'il était « urgent » de briser les velléités atomiques de la République islamique. Pour le moment, Barack Obama a refusé tout net l'option militaire, alors même qu'en été 2007 Georges W. Bush avait été à deux doigts de céder à ces pressions bellicistes. La différence illustre à elle seule le fossé qui sépare la nouvelle présidence américaine de l'ancienne.
Cette fois, le désaccord entre l'Amérique et Israël est même spectaculaire. Obama poursuit une politique de main tendue à l'égard de l'islam, tout en restant ferme face aux talibans afghans et pakistanais. Jeudi prochain, le 4 juin, il prononcera au Caire un discours que l'on dit « important ». Face à l'Iran - et en dépit des provocations anti-israéliennes (voire antisémites) de son président Mahmoud Ahmadinejad -, le président américain reste attaché à une voie négociée. Il est vrai qu'une élection présidentielle est prévue pour le 12 juin à Téhéran, et il n'est pas certain qu'Ahmadinejad soit réélu. Le durcissement « policier » du régime iranien avéré depuis 2005 pourrait se voir sanctionné par les électeurs qui voteraient alors pour les modérés. Au demeurant, Obama a besoin du soutien de l'Iran pour extirper l'Amérique du bourbier irakien. Souvenons-nous que l'influence de l'Iran sur la majorité chiite d'Irak est déterminante.
La pression américaine empêchera-t-elle les faucons israéliens d'agir ? Rien n'est moins sûr. La possibilité de voir un modéré arriver au pouvoir à Téhéran (ce qui priverait Israël d'un argument) risque même de précipiter une décision militaire. Or, plus Israël se fait menaçant, et plus ces menaces exacerbent le réflexe nationaliste - et pronucléaire - des Perses, pour le plus grand bénéfice électoral du même Ahmadinejad. C'est ce qu'on appelle un cercle vicieux. Une chose est sûre : le scénario d'une intervention aérienne de Tsahal est fin prêt. La presse israélienne ne parle même que de ça. Dans son numéro du 20 mai, le quotidien israélien « Haaretz » a même révélé une étude détaillée de 114 pages, réalisée par des chercheurs du Centre d'études stratégiques de Washington. On y énumère, avec un luxe de détails, les différentes hypothèses militaires envisageables, les risques afférents et les dégâts humains qui en résulteraient.
À bien lire cette étude, la destruction des installations nucléaires iraniennes disséminées - et enterrées - dans tout le pays exigerait l'utilisation d'une bonne centaine de chasseurs bombardiers F15 et F16, sans compter les avions ravitailleurs. Elle impliquerait également l'usage de bombes géantes de type GBU-27 et GBU-28. Et rien ne garantit le succès.
On sait, en revanche, qu'une telle opération rallumerait illico le cycle de la violence, des attentats, des ripostes pétrolières dans toute la région. Les « durs » de l'État hébreu, dressés cette fois contre l'Amérique elle-même, feraient figure de gribouilles. Il est vrai qu'on n'écoute pas sans frémir le nouveau ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman. Ce populiste venu de Russie fait rétrospectivement apparaître Sharon comme un doux humaniste.
La tentation est bien là.