Les Libanais dans un total dénuement
Condoleeza Rice est "profondément préoccupée" et "inquiète pour la situation humanitaire" mais ne fait rien pour y remédier. Elle pousse même la morgue jusqu'à dire précédemment qu'à la Maison Blanche, ils priaient pour les Libanais. Ca doit forcément empêcher les pilonnages de l'armée israélienne, les destructions de maisons et les assassinats des civils, des militaires et de tout ce qui bouge au Liban. Enfin, franchement, quand on voit ces individus nous bassiner avec leur croyance, se réclamer de Dieu ou de Jésus et perpétrer les pires crimes, il faut bien se rendre à l'évidence, ils sont plutôt du côté satanique que du côté christique mais malgré tout, ils sont persuadés du contraire, ce qui montre bien l'inversion et la déliquescence des valeurs. Tuer, assassiner est devenu un acte légal par les puissants, voler les terres ou les maisons de son voisin aussi... au nom de Dieu. C'est vous dire combien le dieu auquel ils croient est diabolique...
Les Libanais dans un total dénuement
par Madjid Makedhi
De mal en pis ! La situation humanitaire se dégrade prestement au Liban. Les bombardements israéliens qui s’abattent depuis 12 jours sur le pays et visant essentiellement les infrastructures de base ; routes, ponts, aéroports, réservoirs de carburant… ont provoqué une situation humanitaire explosive.
Les civils libanais sont les principales victimes de ce conflit, le plus meurtrier qu’a connu le pays du Cèdre depuis 10 ans : plus de 370 civils tués et des centaines de blessés et 800 000 personnes contraintes à fuir leurs maisons. Le bilan risque de s’alourdir davantage. L’OMS, l’Unicef et le CICR tirent la sonnette d’alarme et lancent des appels à l’aide internationale pour éviter la catastrophe. La Communauté internationale ne cache pas également son inquiétude quant à la production d’un véritable « désastre humanitaire ». « Je crains un désastre humanitaire majeur », a déclaré, en début de semaine, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.
En visite, hier au Liban, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a affirmé, elle aussi, qu’elle était « profondément préoccupée » par le sort du peuple libanais et par la situation humanitaire au Liban. « Je suis profondément préoccupée par la situation du peuple libanais et ce qu’il subit. Et je suis, évidemment, inquiète pour la situation humanitaire », a-t-elle souligné dans une déclaration reprise par l’AFP.
Les milliers de réfugiés libanais, de l’avis des organisations humanitaires opérant sur place, sont pris entre le marteau et l’enclume. En sus de la difficulté de fuir le pays, les organisations humanitaires peinent à se déplacer pour leur faire parvenir les aides et procurer les soins aux personnes malades, notamment les enfants. L’acheminement des stocks de nourriture et de médicaments, déplorent l’ONU et le CICR, fonctionne au ralenti à cause de l’état des routes et les dangers liés aux bombardements.
A l’instar des Libanais, les ressortissants étrangers ont continué à fuir le pays dans le cadre des opérations d’évacuation organisées par de nombreux gouvernements. Pour répondre aux besoins pressants des 800 000 réfugiés, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Jan Egeland, a lancé, hier, un appel à la communauté internationale pour réunir une aide d’urgence de 150 millions de dollars. Une somme nécessaire, selon l’ONU, pour permettre aux victimes des raids israéliens de survivre durant les trois prochains mois. Selon un rapport du bureau de l’ONU distribué au Caire, le secteur de la santé nécessite 32,4 millions de dollars, l’alimentation 14,5 millions, l’eau et l’assainissement sanitaire 13,7 millions, le soutien logistique 38,8 millions, l’hébergement et les secours 28 millions, la Protection civile et la lutte contre les mines 16,5 millions, les services communs 5,1 millions et l’enseignement 100 000 dollars. « Plus l’offensive dure, plus la situation sera dramatique », a précisé le responsable onusien. Et d’ajouter : « Le Liban fait une fois de plus l’expérience d’un cycle de violence dévastateur, avec une population prise entre deux feux. Avec un conflit qui est entré dans sa deuxième semaine, la situation humanitaire ne fait qu’empirer. »
Sources : El Watan
Posté par Samuel Davis Roth et Adriana Evangelizt