La France réalise sa plus grande opération d'évacuation à Beyrouth
Liban: la France réalise sa plus grande opération d'évacuation à Beyrouth
La France a évacué vendredi plus de 2.000 ressortissants de Beyrouth, le plus important transfert mené jusqu'à présent dans le cadre de l'opération Baliste, en déployant pour la première fois l'ensemble de ses moyens militaires mobilisés depuis le début de la crise.
Quatre navires de guerre ont participé à cette opération de rapatriement des Français et étrangers, mise en place après le début du conflit entre Israël et le parti chiite libanais du Hezbollah le 12 juillet.
Selon une source militaire, quelque 1.380 ressortissants ont été évacués à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral, deuxième plus gros bâtiment de la flotte française.
Environ 600 ont embarqué sur le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco et quelque 200 ont été évacuées à bord de la frégate anti-sous-marine Jean-de-Vienne, soit un total d'environ 2.180 personnes.
Le quatrième navire, la frégate anti-aérienne Jean-Bart, était chargée de la "sécurisation" du port pendant les opérations d'évacuation. Au total, près de 1.500 militaires français ont été dépêchés en Méditerranée orientale, indique-t-on de source militaire.
Les ressortissants désirant quitter le pays, Français et étrangers de tous âges, ont commencé à embarquer dans le calme à bord des navires vers 10H00 (07H00 GMT), jusqu'à environ 17H00.
Comme lors des opérations précédentes, elles avaient été regroupées tôt dans la matinée au lycée franco-libanais de Beyrouth, pour être conduites en bus au port de la capitale libanaise. Une quarantaine de bus ont effectué des rotations au cours de la journée.
Le Siroco a quitté le port de la capitale libanaise en début d'après-midi. Le Mistral, le Jean-de-Vienne et le Jean-Bart devaient appareiller vers 18H00 (15H00 GMT), pour un retour prévu à Larnaca (Chypre) samedi matin.
Les opérations de débarquement, qui devaient commencer initialement vendredi soir, ont été retardées, Larnaca n'étant "pas en mesure d'accueillir pour la nuit tous ces rapatriés", a expliqué à l'AFP le commandant en second du Siroco, Thierry Fromont.
Les évacuations de vendredi constituent le plus important transfert mené jusqu'à présent dans le cadre du dispositif français de rapatriement.
Elles portent à quelque 10.500, dont 8.500 Français, le nombre de personnes rapatriées par la France depuis le début de la crise le 12 juillet, selon le ministère français des Affaires étrangères.
Selon le ministère, les estimations initiales, faites au début de la crise, portaient sur environ 8.000 personnes désirant partir, un chiffre susceptible d'évoluer en fonction du conflit et de situations personnelles imprévues.
Aucune nouvelle rotation n'est ainsi prévue pour le moment, mais le dispositif reste en place jusqu'à nouvel ordre.
"La situation sur place est très volatile et nous nous tenons prêts à assurer d'autres opérations si nécessaire", a souligné le porte-parole de Baliste, le capitaine de frégate Bertrand Bonneau.
A Chypre, quelque 6.000 personnes de différentes nationalités évacuées du Liban attendaient toujours d'être rapatriées dans des camps de transit ou des hôtels, selon les modalités arrangées par leurs ambassades respectives.
Quelque 47.000 personnes, sur un total d'environ 90.000 ayant fui le Liban, sont arrivées à Chypre depuis le début de la crise. 41.000 d'entre elles sont reparties par avion.
Un dernier navire américain chargé des évacuations devait quitter Beyrouth pour une arrivée prévue vendredi soir à Chypre.
Par ailleurs vendredi, quelque 550 Canadiens évacués du Liban sont arrivés en Turquie.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt