Les demandes d'amendement de Beyrouth posent problème

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Et bien sûr que cela pose problème. On pond une résolution où l'on n'exige pas à l'armée israélienne de se retirer du territoire libanais. A quoi ça rime ? On recommence la même occupation qu'en Palestine et c'est normal ? Mais où va-t-on là ?

Résolution Liban: les demandes d'amendements

de Beyrouth posent problème

par Hervé COUTURIER

Les ambassadeurs des cinq "Grands" du Conseil de sécurité de l'Onu ont discuté dimanche après-midi des objections libanaises au projet de résolution franco-américain sur le conflit au Liban, sans parvenir à résoudre le problème, a indiqué l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine.

En conséquence, aucune date n'a encore pu être fixée pour mettre le texte au vote. La prochaine réunion du Conseil sur le Liban était prévue lundi matin, le Conseil devant entendre un exposé du secrétariat de l'Onu sur les derniers développements sur le terrain.

Le Liban, dont l'accord est jugé indispensable à la mise en oeuvre de la résolution, a présenté dimanche des demandes d'amendement au projet franco-américain, exigeant notamment le retrait des forces israéliennes du territoire libanais immédiatement après la cessation des hostilités.

"Notre souci est que le gouvernement libanais semble mécontent du projet de résolution produit par la France et les Etats-Unis, donc nous discutons de cette situation mais malheureusement nous n'avons pas de baguette magique", a dit M. Tchourkine à la presse.

Il a invité les Libanais et les pays arabes, que Beyrouth a appelé à rejeter également le texte, à "lire très attentivement ce projet". "S'ils le font, ils verront qu'il contient beaucoup de choses qui sont grandement dans l'intérêt du Liban et surtout qu'il y a un appel clair à une cessation des hostilités", a-t-il dit.

Ni l'ambassadeur américain, John Bolton, ni son collègue français, Jean-Marc de La Sablière, n'ont souhaité s'exprimer après la réunion des "cinq".

A Paris, le ministre des affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, a affirmé avoir multiplié dans la journée les consultations avec ses homologues arabes et américain sur le projet franco-américain, après son rejet par le Liban.

Les demandes d'amendement libanaises ont été présentées lors d'une réunion du Conseil de sécurité au niveau des experts dimanche matin, par le représentant libanais à l'Onu, Nouhad Mahmoud.

Le Liban souhaite que le projet de résolution "appelle Israël, dès la cessation des hostilités, à céder les positions qu'il détient au Liban à la Finul (Force intérimaire de l'Onu au Liban) et retire ses forces derrière la Ligne bleue", a-t-il indiqué.

"Après quoi la Finul cédera à son tour dans les 72 heures la zone comprise entre le fleuve Litani et la Ligne bleue aux forces armées libanaises et les aidera à se déployer dans cette zone et le long de la Ligne bleue", qui marque la frontière entre Israël et le Liban, a-t-il poursuivi.

M. Mahmoud a souligné que son gouvernement voulait que l'armée libanaise "ait le rôle principal dans le contrôle de la zone, la (future) force internationale se contentant de l'aider".

Une autre demande d'amendement libanaise porte sur la question controversée des fermes de Chebaa, a encore indiqué M. Mahmoud. Beyrouth souhaite que le Conseil de sécurité "appelle au retrait immédiat d'Israël des fermes de Chebaa et leur placement sous le contrôle de l'Onu en attendant un accord sur la délimitation de la frontière entre le Liban et la Syrie".

L'Onu considère ce secteur, qui est occupé par Israël, comme appartenant à la Syrie. L'Onu estime en conséquence qu'Israël s'était totalement retiré du territoire libanais en 2000. Le Liban et la Syrie affirment que la zone appartient au Liban et le Hezbollah en a tiré prétexte pour s'y maintenir, officiellement dans le but d'en déloger les troupes israéliennes.

Sources : Cyberpresse


Publicité

Publié dans LIBAN

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
les néocons américains ont voulu berner la diplomatie française en faisant semblant d'accepter un cessez le feu, alors qu'en fait il souhaite permettre une nouvelle occupation d'israel par le Liban !!!Et la diplomatie française a bien failli se faire berner si ce n'est que les libanais et les arabes ne sont pas si cons que les néocons le pensent et que depuis l'occupation de l'Irak par les GI's,  ce mot a repris tout son sens..c'est-à-dire celui qu'il avait en 1940 (massacre et destructions totales garanties) !Bien joué la diplomatie libanaise, il est vrai qu'il ont déjà subi les occupations israélienne de Sharon et ils savent maintenant que Tsahal et nazis-sionisme ne font qu'un !
Répondre