Le rêve américain de Nicolas Sarkozy
Ce qui nous fait grincer des dents c'est la vision biaisée de l'Amérique par Sarko dont il vante les mérites en France. Quand il dit "Ce pays avec qui nous partageons des valeurs communes", par exemple, de quelles valeurs parle-t-il ? Qu'a de commun la France avec l'Amérique ? D'abord, ils n'ont pas d'histoire. Ils ont volé celle des autres. Comme il le dit si bien "cette nation d'émigrés"... il pourrait tout aussi bien dire cette nation de colons qui s'est installé sur un sol où vivaient d'autres Peuples -les Indiens- et dont on sait ce qu'ils en ont fait. Ca nous fait penser à la même histoire qui est arrivée aux Palestiniens. Il a une drôle de façon de voir les choses Sarkozy. Les peuples qui souffrent parce qu'ils sont colonisés, cela ne le préoccupe pas le moins du monde, il trouve ça normal. Depuis que Bush est au pouvoir, l'Amérique est la championne des inégalités sociales. "Avoir un emploi ne protège plus de la misère et le mince filet de protection sociale est soumis à des attaques en règle. Plutôt que de lutter contre la pauvreté, on mène la guerre aux pauvres et le gouvernement Bush veut désormais s’en prendre au régime public de retraites au profit d’une capitalisation de type REER, ce qui laissera encore plus démunis les plus pauvres puisqu’ils et elles ne bénéficieront jamais de revenus suffisants pour se garantir une certaine sécurité du revenu pour leurs vieux jours, si jamais ils et elles y parviennent. Pendant ce temps, les riches pourront se prévaloir de baisses d’impôts afin de s’acheter privément les services que l’État ne dispensera plus." "Les libertés publiques en ont déjà pris pour leur rhume avec le USA PATRIOT Act et l’on risque de voir se généraliser non seulement le délit de faciès à l’encontre des personnes d’origine arabe, mais également le délit d’opposition. Les manifestations, même pacifiques, ont de plus en plus de mal à pouvoir se dérouler sans intervention musclée de la police. Des milliers de personnes sont toujours détenues au mépris des règles de droit les plus élémentaires, sans savoir quels chefs d’accusation pèsent sur elles et sans avoir la possibilité d’organiser leur défense." Mais par contre les très très riches le deviennent de plus en plus sur le dos des pauvres... le revenu des 1% d'Américains les mieux payés a augmenté de 87%, pour les 0,1% les mieux payés, de 181% et pour les 0,01% les mieux payés, de 497%. Non, il ne s'agit pas d'une erreur. Lire aussi Les très riches aux Etats-Unis... On pourrait parler aussi du système de santé US qui est un cauchemar sans fin... 45 millions d'Américains n'ont pas d'assurance santé et ne peuvent souvent pas se faire soigner. Voir "Pas de rêve américain pour les pauvres"... il faut aussi savoir que les USA affichent un des taux de mortalité infantile les plus élevés parmi les pays développés. Et que dire de l'instruction ? 6 jeunes américains sur 10 ne sait pas où se situe l'Irak...
Il est de notoriété mondiale que les politiques américains pratiquent l'Art d'ignorer les pauvres, seul le fric compte et les Etats-Unis ont leur propre Tiers-Monde... et leur Afrique à domicile.. et 3,5 millions de personnes sont sans abri. Bush n'a jamais eu d'états d'âmes à pratiquer des coupes généreuses dans le social pour enrichir ses amis armateurs ou pétroliers, cela va de soi.
Quand Sarko dit « Voilà un pays qui connaît le plein-emploi depuis près de quinze ans, un pays où la croissance économique est chaque année supérieure à la nôtre d’un point et demi », là, on s'esclaffe carrément. Il oublie, le cher homme que les Etats-Unis vivent aux crochets de la planète avec une dette extérieure de 2400 milliards de dollars... ce sont tout simplement des prédateurs. Vivre à crédit est le crédo des USA. Lire Le déficit titanesque des Etats-Unis. Alors pourquoi nous parle-t-il de la croissance économique en oubliant le reste ? Et ce n'est pas le Peuple qui est fautif bien entendu.
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On cherche les valeurs communes, on n'en voit pas beaucoup. Le gros problème de Sarko c'est sa vision manichéenne des choses et son aveuglement. Il ne voit que ce qu'il veut voir. Il donne raison à qui il aime même s'ils ont tort et il n'est pas juste, loin s'en faut.
Le rêve américain de Nicolas Sarkozy
par Grégory Marin
Le président de l’UMP, en visite aux États-Unis, rappelle son attachement au modèle socio-économique de l’Amérique de George W. Bush.
Nicolas Sarkozy n’a jamais caché son admiration pour les États-Unis, cette « nation d’immigrés » qui écoute « l’hymne américain » et salue « la bannière étoilée la main sur le coeur », décrivait-il, admiratif, devant les jeunes UMP à Marseille début septembre. Ce pays avec qui « nous partageons des valeurs communes », expliquait-il alors dans le Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy en a revendiqué une nouvelle fois la filiation. Hier, en visite officielle à New York, pour la célébration du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le ministre de l’Intérieur a rencontré le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.
Les recettes américaines pour la France ?
Aujourd’hui à Washington, il doit s’entretenir avec Condoleezza Rice, chef de la diplomatie américaine, et son homologue Michael Chertoff, secrétaire à la Sécurité intérieure. Dans la semaine, il doit également rencontrer deux candidats probables à la présidentielle américaine de 2008. Un agenda rempli de manière à donner à sa propre candidature une stature internationale.
Au-delà des rapports diplomatiques entre la France et les États-Unis, ou des valeurs partagées, Nicolas Sarkozy lorgne sur le modèle économique américain. Pour qui veut casser le modèle social français, l’Amérique de Bush est un parangon d’efficacité. « Voilà un pays qui connaît le plein-emploi depuis près de quinze ans, un pays où la croissance économique est chaque année supérieure à la nôtre d’un point et demi », rêve tout haut le président de l’UMP dans le Monde d’hier. La « société américaine est si exemplaire sur beaucoup d’aspects », elle affiche de « si grandes réussites » qu’il se trouve évidemment des supporters de Nicolas Sarkozy, réunis dans un « groupe libéral et atlantiste », qui souhaitent voir appliquer ces recettes en France. Qu’importe si, pour atteindre ce miracle économique, l’âge de la retraite, comme les minima salariaux et les droits sociaux auront été balayés du revers de la main par les politiques et le patronat. Ou plutôt tant mieux : l’exemple est à suivre pour le candidat à la présidentielle. Nicolas Sarkozy rêve d’imposer le modèle économique et social américain à la France, même si, comme le reconnaît le ministre de l’Intérieur, « le socle social minimum ne permet pas à des millions de gens de vivre décemment ».
Sources : L'Humanité
Posté par Adriana Evangelizt