Sarkzoy l'Américain suscite une polémique

Publié le par Adriana EVANGELIZT

C'est sous-estimer les Français que de dire "qu'ils jugent assez peu un candidat sur la politique étrangère." Il ne faudrait pas que les atlantistes prennent leurs rêves pour des réalités. Ils nous prennent pour des boeufs. Ils ont tort. Sarkozy ferait bien de lire un grand maître à penser américain, Zbigniew Brzezinski qui dit :

 « L’Amérique a besoin de regarder en face une nouvelle réalité mondiale d’importance capitale : le fait que la population du monde entier connaît un réveil politique sans précédent dans son ampleur et son intensité et qui a pour résultat que la politique du populisme est en train de transformer la politique du pouvoir » puis il poursuit : « Il n’est pas exagéré de dire qu’à présent, au 21e siècle, la population de la plus grande partie du monde developpé se trouve dans un état d’agitation politique et que dans beaucoup d’endroits elle est en effervescence. C’est une population au plus haut point consciente de l’injustice sociale et ce, à un degré jamais vu jusqu’à présent, et qui garde souvent rancune du manque de dignité politique qu’elle éprouve... ces énergies dépassent les frontières nationales et sont un défi tant pour les Etats que pour la hiérarchie mondiale existants et au sommet de laquelle est toujours perchée l’Amérique.. » « Pour résumer, ce réveil politique continuel est à présent mondial dans son étendue géographique, sans un continent ou une région qui restât fortement passive du point de vue politique ; il est complet dans sa dimension sociale, avec pour seules exceptions des communautés paysannes isolées restant encore inaccessibles à la stimulation politique ; elle est remarquablement jeune dans son profil démographique et donc succeptible de se mobiliser vite politiquement ; et une grande partie de son inspiration est d’origine transnationale, à cause de l’effet cumulatif de l’instruction et de moyens de communication de masse. » Et pour conclure, il met en garde : « Le diagnostic politique qui suit accepte la proposition de la discontinuité historique du 11 septembre mais dit que le défi central de notre époque est non pas celui du terrorisme mondial mais plutôt celui de l’intensification de l’agitation causée par le phénomene du réveil politique mondial. Ce réveil est socialement massif et il radicalise politiquement ». (1)

1) Extraits de l’article Le dilemme du dernier guerrier de Zbigniew Brzezinski tiré du rapport de Barry Grey "L’administration Bush et le déclin du capitalisme américain"

Et ce qui vaut pour l'Amérique, vaut certainement pour la France... la conscientisation des peuples n'est pas une légende. La révolte couve et gronde... et le vrai problème pour les élites n'est pas le terrorisme. Le terrorisme est, par contre, un prétexte pour toujours davantage museler, davantage embastiller ceux qui sont près à la révolte. Et ils sont de plus en  plus nombreux.

"Sarkozy l'Américain" suscite une polémique avant la présidentielle

par Audrey KAUFFMANN

La relation entre Paris et Washington a fait irruption dans le débat politique en France à sept mois de la présidentielle, après une rencontre entre George W. Bush et le favori de la droite Nicolas Sarkozy, dont l'attitude pro-atlantiste est critiquée de tous bords.

Aux Etats-Unis la semaine dernière, où il représentait la France aux cérémonies du 11 septembre, Nicolas Sarkozy s'était posé sans fard en ami de Washington, affichant son désir de "rebâtir la relation transatlantique" mise à mal depuis l'intervention américaine en Irak en 2003.

Avec regret, il avait souligné que cette crise était la plus grave depuis 1966 et le départ des forces américaines des bases de l'Otan en France.

Il a exprimé des vues en phase avec l'administration américaine sur les grands dossiers internationaux, comme l'Iran, tout en manifestant son admiration pour la société américaine. "Oui, j'aime les Américains", a-t-il notamment lancé.

Depuis son retour à Paris, "Sarkozy l'Américain", comme l'a surnommé une partie de la presse, essuie une volée de bois vert de la part de l'opposition socialiste et centriste et fait face à un certain courroux dans ses propres rangs.

Le président Jacques Chirac, qui s'était opposé avec force à la guerre en Irak, a peu apprécié le propos de son bouillant ministre de l'Intérieur: lundi, Chirac l'a tancé sans le nommer, assurant avoir des "relations de confiance" avec George Bush mais sans "soumission".

Prompts à s'emparer de l'affaire, les présidentiables socialistes crient au scandale et à l'humiliation et dénoncent en M. Sarkozy un "candidat pro-Bush".

L'ex-Premier ministre Laurent Fabius a traité Sarkozy de "caniche", un terme employé par d'autres en Grande-Bretagne pour qualifier Tony Blair.

La star des sondages à gauche Ségolène Royal est à son tour montée au créneau mardi. Elle a profité de l'occasion pour afficher sa ligne sur les relations avec Washington, alors que ses détracteurs l'accusent de manquer de convictions à l'international: distinguant "alliance" et "alignement" avec les Etats-Unis, elle a promis qu'elle n'irait jamais "s'agenouiller devant George Bush".

Au passage, Mme Royal a aussi accusé Nicolas Sarkozy, son rival probable pour 2007, de cautionner "le critère de guerre préventive" et la "théorie de guerre du bien contre le mal" prônée par Washington.

Les centristes de l'UDF ne sont pas en reste: leur président François Bayrou, lui aussi candidat déclaré à la présidentielle, a dénoncé une "glorification" de George Bush de la part de Sarkozy, lors d'un voyage de "campagne électorale" effectué, a-t-il accusé, avec les deniers du contribuable.

Après un déplacement à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a peaufiné à New York et Washington sa stature internationale, rencontrant non seulement George W. Bush mais aussi la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et d'autres responsables de l'administration américaine.

S'il assure ne pas comprendre "la polémique" sur sa visite américaine, il peut néanmoins se targuer d'avoir lancé le débat sur le chapitre franco-américain.

L'un de ses partisans, le député Pierre Lellouche, s'est d'ailleurs félicité qu'il ait rompu "avec le politiquement correct" -- "c'est rafraîchissant". Ce proche de M. Sarkozy a fustigé "l'antiaméricanisme" des élites françaises qui est le "nationalisme des imbéciles".

Sarkozy "a pris des risques" en posant avec Bush, commentait mardi l'analyste politique Christophe Barbier. Des risques toutefois mesurés car lors d'une élection présidentielle, "les Français jugent assez peu (les candidats) sur la politique étrangère", a-t-il relevé.

Sources : Cyberpresse

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L
Heureux qu'une union sacrée contre le candidat néocon hongrois aux élections présidentielle française soit en train de voir concrètement le jour !<br /> De la gauche au centre, en passant par les gaulliste de l'UMP et même les souverainistes, tous les candidayts patriotes semblent avoir pris la mesure du danger que représente le candidat hongrois sarkozy pour l'indépendance de la france en matières internationales, tant politiquement, militairement  qu'économiquement !!!!<br /> Heureusement le dernier voyage du caniche sarkozy chez ses maîtres néocons et sionistes outre-atlantique aura largement contribué à éveiller les consciences nationales sur les intentions de ce naboléon hexagonal et visiblement, il y de quoi s'inquiéter !!!<br /> Pour l'union sacrée contre le barbare venu de l'EST qui se proposait de faire de la France la carpette des néocons et autres sionistes d'outre-atlantique !!!
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