L'âne démocrate de Ségolène... et Sarcow-boy fessé par Chirac
L'âne démocrate de Ségolène...
par Christophe Beaudouin
Sé-go-lène, aussi....L'Atlantisme de Sarkozy n'a d'égal que celui de Royal. C'est ce que veut rappeler François Asselineau, à la lecture des commentaires dans la presse et sur internet, sur le voyage de Nicolas Sarkozy à Washington. Pour l'ancien conseiller de Charles Pasqua, c'en est trop : "Oser dédouaner Ségolène Royal de tout atlantisme et appeler de fait à voter pour elle est une manipulation spécialement peu ragoûtante. Faut-il rappeler ici que Ségolène Royal a été, au PS, l'une des plus ardentes partisanes du Oui à la Constitution européenne ? Faut-il rappeler ici que cette Constitution européenne est réclamée par les Etats-Unis d'Amérique - quel que soit le gouvernement - depuis 1951, et qu'elle obéit à un plan, savamment ourdi depuis un demi-siècle, qui consiste à vassaliser la France dans un glacis atlantiste en la ligotant de façon absurde dans un attelage baroque d'un nombre grandissant d'Etats aux intérêts contradictoires ? Faut-il souligner que Ségolène Royal est même plus atlantiste que Sarkozy puisque, contrairement à ce dernier, elle réclame l'entrée de la Turquie dans l'Union, objectif stratégique majeur de la diplomatie états-unienne qui vise a faire coïncider le périmètre de l'UE et celui de l'OTAN ? Faut-il noter que l'entrée de la Turquie dans l'UE a été réclamée publiquement à Ankara par le président Bill Clinton le 15 novembre 1999 (Conférence de presse à Ankara à l'issue de son entretien avec le Président Süleyman Demirel - dépêche AFP 15/11/1999 - 15h35) ? Faut-il signaler qu'au moment de la récente offensive israélienne au Liban, Ségolène Royal a dénoncé la diplomatie française (qui a pourtant agi le mieux qu'elle le pouvait compte tenu de la servitude volontaire à laquelle elle a consenti depuis Maastricht)- et que Mme Royal a proposé comme solution d'avoir recours à... Bill Clinton (tiens donc !) comme médiateur ? Faut-il préciser que Mme Royal a été lancée dans la presse selon une organisation marketing hautement élaborée et gérée très finement par l'agence américaine de publicité Ogilvy ? Faut-il relever qu'Ogilvy est l'une des sociétés du groupe américain WPP, l'un des 400 groupes mondiaux les plus puissants, très proches de la CIA et qui possède notamment les deux grandes sociétés de désinformation mondiales que sont Hill&Knowlton et Burson-Marsteller ? Faut-il souligner que le Président de WPP est un ancien du cabinet de.. Bill Clinton (tiens donc !) à la Maison Blanche et que d'un seul coup les idées de Mme Royal s'éclairent d'un nouveau jour ? Conclusion : sous couvert de dénoncer l'atlantisme de Sarkozy, [on] vise subtilement à entériner l'idée que les Français n'ont de choix qu'entre Srarkozy et Ségolène Royal. Soyons clairs : [on] vise à nous mettre dans le crâne que les Français n'auraient le choix qu'entre le candidat poussé par le Parti Républicain américain et le candidat poussé par le Parti Démocrate américain. Comme d'habitude, les Américains et leurs puissants relais politiques, médiatiques, industriels et financiers, ne comprennent rien aux dynamiques historiques. Aveuglés qu'ils sont par leur "hyper impuissance", ils ne comprennent pas que les Français vont envoyer ballader ce pseudo-choix entre "Bannière étoilée" et "Etoilée bannière" conclut Asselineau.
...et Sarcow-boy fessé par Chirac
"Lamentables", "irresponsables", "faute". Selon le journal Libération, c'est en ces termes que Jacques Chirac, visiblement très en colère a qualifié les propos du Ministre de l'Intérieur parti il est vrai à Washington pour critiquer la France et notamment la position française contre la guerre d'Irak en 2003. Dans un discours prononcé devant la Fondation franco-américaine, Nicolas Sarkozy s'était dit convaincu que les relations entre la France et les Etats-Unis souffraient de "trop d'incompréhensions" et "parfois de mauvaise foi". Se référant à la crise traversée par les relations entre Paris et Washington en 2003, le Ministre de l'Intérieur en campagne électorale aux Etats-Unis (!), sortant totalement de son champ de compétences ministérielles, critiquait ici le fait que la France ait brandi la menace d'opposer son véto à une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui aurait légitimé l'intervention américaine en Irak. Il a notamment fait allusion au discours enflammé prononcé au Conseil de sécurité par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères et aujourd'hui Premier ministre, qui avait valu à la France, image inédite dans l'histoire des Nations Unies, une "standing-ovation" des ambassadeurs du monde entier, à l'exception des Etats-Unis et d'Israël. Venu se faire adouber à Washington juste après Bruxelles, M. Sarkozy en a profité pour balancer depuis les Etats-Unis au Premier Ministre français un aimable coup de pied :"J'ai toujours préféré l'efficacité dans la modestie plutôt qu'une grandiloquence stérile" faisant encore allusion à Dominique de Villepin. Au fait, on a une petite question d'ordre pratique au sujet de notre efficace et modeste Ministre de l'Intérieur : est-ce l'UMP ou l'Etat qui finance les voyages du candidat Sarkozy ? Si c'est l'UMP, est-il déjà investi par son parti ? Si c'est l'Etat, n'y-a-t-il pas financement illicite d'une campagne électorale ?
Sources : Observatoire de l'Europe
Posté par Adriana Evangelizt
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