L'ex-secrétaire d'Etat Pierre Bédier jugé en correctionnelle

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Voilà les élites. Nous ce que l'on ne comprend pas c'est pourquoi Pierre Bédier est encore aujourd'hui président du Conseil général des Yvelines et député UMP du département ????? Depuis quand les voleurs, les malhonnêtes et les prévaricateurs sont dispensés d'être engeôlés ?  Depuis toujours, m'a répondu un ami. Elle est belle la Justice ! Là, on n'entend pas Sarkozy dire qu'elle ne fait pas son travail. Il couvre les malandrins et il embastille l'enfance, c'est plus simple. Comme dit le Syndicat de la Magistrature, qui casse un oeuf est beaucoup plus criminel que qui vole dix boeufs. Les corrompus ont droit de cité, le monde en est peuplé. Comment voulez vous franchement que la société s'améliore si ceux -sont sensés montrer l'exemple- sont pires que les délinquants ? Qui empêchera quelqu'un de penser "Si lui l'a fait, pourquoi pas moi ?"

Nous en avons vraiment soupé des gangsters en col blanc qui ruinent la France. Soupé de tous ces véreux qui ne parviennent à obtenir des hauts postes qu'en se vautrant dans la malhonnêteté. Les vrais criminels pavanent et le citoyen ordinaire est criminalisé. Deux mondes, deux ordres, deux lois. Le libéral fascisme est un nouvel ordre dont Sarkozy est le parangon en France. Et vous croyez franchement que cela va durer comme les impôts ? La révolte gronde...

L'ex-secrétaire d'Etat Pierre Bédier jugé en correctionnelle

L'ex-secrétaire d'Etat UMP Pierre Bédier, soupçonné d'avoir bénéficié de sommes en liquide en échange d'attribution de marchés publics pour sa ville de Mantes-la-Jolie (Yvelines), sera jugé à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Trois autres personnes comparaîtront aux côtés de M. Bédier, entre le 25 septembre et le 25 octobre, devant la 11e chambre correctionnelle présidée par Olivier Leurent.

Il s'agit de Jacques Masdeu-Arus, député-maire (UMP) de Poissy (Yvelines), de Gilles Forray, premier adjoint UMP de Poissy, et de Jean-Pierre Pécriaux, ancien expert comptable de Michel Delfau, un entrepreneur en nettoyage industriel soupçonné d'avoir versé des fonds aux élus en échange de l'obtention de marchés.

Décédé en juillet 2005, M. Delfau avait été mis en examen en 2003 notamment pour "abus de biens sociaux".

A l'origine de cette affaire, l'épouse de M. Delfau, Aloka Delfau avait révélé en décembre 2001 dans un courrier au procureur de la République de Paris que son mari avait notamment effectué d'importants retraits en espèces au sein des sociétés pour en faire bénéficier MM. Bédier et Masdeu-Arus et Forray.

Par la suite, les investigations menées par la brigade financière et le juge Philippe Courroye ont montré par exemple qu'entre 1998 et 2001 le total des retraits de fonds s'élève à 1.297.035 francs (197.731 euros).

M. Bédier, dont plusieurs témoignages attestent qu'il a perçu, alors qu'il était maire de Mantes-la-Jolie, des sommes en argent liquide, conteste, de même que ses co-prévenus, les remises de fonds.

Toutefois, l'instruction a montré que des rendez-vous dans des restaurants étaient organisés entre MM. Delfau et Bédier au cours desquels des enveloppes auraient été remises. Chaque rencontre était précédée d'un retrait de fonds par M. Delfau : 50.000 francs (7.622 euros) le 28 juillet 2000 et la même somme les 20 février, 14 mars et 12 août 2001.

L'ex-secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la Justice du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait dû démissionner au moment de sa mise en examen en janvier 2004. Il est aujourd'hui président du Conseil général des Yvelines et député UMP du département.

M. Forray est soupçonné par la justice d'avoir perçu des sommes de l'ordre de 5.000 francs mensuels (762 euros), mais aussi pour un prêt non remboursé d'environ 400.000 euros au préjudice d'une des sociétés du groupe Delfau. Il aurait également bénéficié de l'achat en avril 2002 d'un appartement à Marrakech financé par l'entrepreneur. Sa compagne, Chantal Guerroult, est décédée en septembre 2003 à l'issue de sa garde à vue, à la suite d'une ingestion massive de médicaments.

M. Masdeu-Arus devra répondre de remises d'espèces en échange de l'attribution de marchés de nettoyage à la ville de Poissy. Il aurait été bénéficiaire notamment d'un versement de 50.000 francs (7.622 euros) en août 2001 remis par M. Delfau.

Enfin, M. Pécriaux est renvoyé lui pour "complicité d'abus de biens sociaux", car il a accepté, selon l'accusation, de couvrir par des manipulations comptables les délits commis par l'entrepreneur.

Sources : AFP

 

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