Chirac à Bucarest et polémique sur le Liban

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Chirac à Bucarest à la veille du sommet francophone,

polémique sur le Liban

Le président français Jacques Chirac est attendu mercredi soir par son homologue roumain Traian Basescu, avant un sommet de la Francophonie accueillant jeudi à Bucarest plus de 60 pays, mais terni par une vive polémique sur la participation du Liban.L'événement

M. Chirac sera reçu au palais présidentiel par son homologue roumain dans le cadre d'une visite officielle, au lendemain de la décision de l'Union européenne d'accueillir la Roumanie et la Bulgarie au 1er janvier 2007, tout en les plaçant sous stricte surveillance.

La Commission européenne a laissé planer la menace de sanctions au cas où ces pays ne rattraperaient pas leur retard dans certains secteurs dont la lutte contre la corruption, les subventions agricoles et la sécurité alimentaire.

M. Chirac, qui s'était déjà rendu à Bucarest en 1997, devrait assurer son homologue de l'aide de la France dans ses efforts pour achever ses réformes.

La Roumanie, considérée comme très pro-américaine par Paris ou Berlin, après son alignement sur Washington et son intervention militaire en Irak, entend aussi profiter de ce sommet pour resserrer ses liens avec les poids lourds de l'UE.

Elle devient le premier des anciens pays communistes d'Europe de l'Est à accueillir un sommet de la Francophonie, marquant une européanisation de cette organisation qui fête les vingt ans des sommets de la Francophonie, un mouvement né en 1970 avec une majorité de pays francophones africains.

Durant ces 15 dernières années, 14 des 21 nouveaux entrants à l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont été des pays d'Europe de l'Est.

Au total, 63 pays, membres ou observateurs de l'OIF, devraient être représentés à Bucarest, dont 33 ayant confirmé la présence de leur président ou Premier ministre, les autres envoyant leur ministre des Affaires étrangères.

A l'exception notable du Liban, dont seul le ministre de la Culture Tarek Mitri devrait être présent, en raison d'une vive polémique sur la mise à l'écart du président pro-syrien Emile Lahoud.

M. Lahoud a crevé l'abcès mardi, en affirmant que le Liban ne participerait pas au sommet et en accusant, comme il l'avait fait fin juin, son homologue français Jacques Chirac de "pressions directes" sur Bucarest pour que seul soit invité le Premier ministre Fouad Siniora.

Paris a immédiatement démenti toute intervention auprès des autorités roumaines, affirmant ne pas vouloir "entrer dans une polémique".

Défiant le président Lahoud, le Premier ministre pro-occidental Fouad Siniora a quant à lui annoncé qu'il dépêchait M. Mitri comme son "représentant personnel".

Le chef d'Etat libanais pro-syrien est boycotté par les pays occidentaux qui ne le considèrent pas comme légitime. M. Chirac était un ami de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri assassiné en février 2005 alors que la Syrie exerçait une tutelle sans partage sur le Liban.

Signe de l'embarras des organisateurs, Bucarest et l'OIF se refusaient à tout commentaire mercredi sur les déclarations de la présidence libanaise.

La présidence roumaine s'est bornée à indiquer que M. Basescu recevrait le ministre libanais "dans le cadre d'une réunion bilatérale".

L'OIF a salué la présence de M. Mitri, considérant qu'il représente bien son pays au sommet. "Ce qui est important c'est qu'il y ait une représentation libanaise", a affirmé à l'AFP Hugo Sada, son porte-parole.

La déclaration finale du sommet, qui se tient jeudi et vendredi, devrait consacrer une bonne place à l'aide des pays francophones à la reconstruction du Liban, le conflit cet été ayant été "vécu très douloureusement par les francophones", selon l'entourage de M. Chirac.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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