Clearstream : Villepin aurait détruit un rapport en 2004

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Encore une casserole qui s'annonce pour Dominique de Villepin...

 

Affaire Clearstream :

Villepin aurait détruit un rapport en 2004

Dominique de Villepin aurait détruit de ses mains à l'automne 2004 un rapport de la DST qui concluait que son ami Jean-Louis Gergorin était l'auteur d'une manipulation utilisant de faux listings de la société Clearstream, assure un livre qui paraît ce mercredi.

C'est Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST (Direction de la surveillance du territoire) qui le déclare, écrit le journaliste du Monde Hervé Gattegno, auteur de l'ouvrage portant principalement sur Jacques Chirac et intitulé "L'irresponsable".

"Le rapport, qui constituait une preuve matérielle de l'identification du 'corbeau' dès cette époque et démontait la machination, n'a jamais été retrouvé. Et pour cause : devant plusieurs témoins, le directeur de la DST a affirmé depuis que Dominique de Villepin l'avait détruit sous ses yeux", lit-on dans cet ouvrage.

Lundi, Pierre de Bousquet a démenti.

"Je ne puis que m'inscrire en faux contre cette assertion. Non seulement il n'y a jamais eu de 'rapport' de la DST sur cette affaire, mais l'ensemble des documents produits par mon service et déclassifiés a été transmis aux juges chargés du dossier", écrit-il dans un communiqué.

Hervé Gattegno a expliqué à Reuters être en mesure de confirmer que le patron de la DST avait bien fait ce récit. Sollicité par Reuters, Matignon n'a pas répondu dans l'immédiat.

Dominique de Villepin, à l'époque des faits ministre de l'Intérieur, avait commandé en juillet 2004 à Pierre de Bousquet une enquête sur les listings de la société Clearstream.

Ces listes de comptes bancaires, parvenus par lettres anonymes au printemps 2004 au juge Renaud Van Ruymbeke, compromettaient plusieurs centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

La DST était vite parvenue à la conclusion que les listings étaient des faux et que Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, était l'auteur des courriers anonymes au juge Van Ruymbeke.

Entre la fin septembre et la mi-octobre 2004, trois "notes de contact" ont été rédigées avec ces conclusions et Pierre de Bousquet a proposé à Dominique de Villepin d'avertir l'état-major d'EADS, raconte le livre.

On ignore si l'avertissement a été lancé mais Jean-Louis Gergorin est resté en poste à EADS. Le juge Van Ruymbeke n'a jamais été informé des conclusions de la DST et il a dû mener ses propres investigations à l'étranger pour conclure à la manipulation, fin 2005.

Jean-Louis Gergorin a été mis en examen pour "faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse" en juin, de même qu'Imad Lahoud, ex-cadre d'EADS soupçonné d'avoir fabriqué les faux.

Sources : Boursier com

Posté par Adriana Evangelizt

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