Les Casques bleus français le long de la ligne bleue

Publié le par Adriana EVANGELIZT

La seule chose que l'on dira c'est que ce n'est pas la joie...

Avec les Casques bleus français, le long de la ligne bleue

Cernés par les champs de mines, une trentaine de Casques bleus français tiennent l’une des positions les plus isolées de la Finul, collée à la ligne bleue, la frontière avec Israël, rapporte l’AFP dans un reportage signé Hervé Asquin.


Le lieutenant Gwenn Jeffroy et ses hommes de la 3e compagnie du régiment de marche du Tchad ont découvert mercredi ce camp de 150 mètres de long sur 50 mètres de large, situé au sud-ouest du village de Yaroun, au Liban-Sud. Ils y vivront dix jours en quasi-autarcie avant d’être relevés.


Depuis Yaroun, bourgade violemment bombardée par l’artillerie israélienne, la route plonge dans une vallée désertique. Puis elle serpente au milieu des champs de mines, marqués par d’explicites panonceaux rouges à têtes de morts, pour remonter jusqu’à la position de la Finul et découvrir la ligne bleue.
Un panneau se distingue des autres. Il indique en arabe : « Défense d’entrer, Hezbollah ».
La position 6-50 de la Finul, occupée jusqu’à ces dernières semaines par des Casques bleus ghanéens, domine un paysage biblique : collines arides et sèches où paissent quelques troupeaux de chèvres efflanquées, côté libanais ; couvertes de cultures et prospères, en territoire israélien.


La « 6-50 » n’a pourtant rien d’un désert des Tartares moderne. De l’autre côté de la frontière, en léger surplomb, se dresse le mirador d’un poste d’observation israélien, silhouette fantomatique avec ses filets de camouflage qui flottent au vent. Au pied du mirador, au-delà d’une rangée de grillages, on distingue vaguement ce qui doit être un bunker.
« Regardez là-haut, il y a une caméra à côté du gyrophare jaune, je suis sûr que quelqu’un nous observe quelque part derrière un écran », dit un soldat français.

La « 6-50 » n’a pourtant rien d’un désert des Tartares moderne. De l’autre côté de la frontière, en léger surplomb, se dresse , silhouette fantomatique avec ses filets de camouflage qui flottent au vent. Au pied du mirador, au-delà d’une rangée de grillages, « Regardez là-haut, il y a une caméra à côté du gyrophare jaune, dit un soldat français.


La mission première de ces Casques bleus est simple : « Observer tout mouvement israélien, libanais ou de l’ONU, suspect ou non, et rendre compte. » La position possède pour cela son propre mirador et quatre postes d’observation aux angles du camp.
La consigne se résume en quatre lettres, NVAD, pour « Nature, Volume, Attitude et Distance » des éléments observés.


La radio crachote : Mike (nom de code de la sentinelle du Mirador), les yeux rivés sur de puissantes jumelles, signale la présence de trois chars Merkava et d’un blindé de transport de troupes israéliens. Ils sont au loin, sur le chemin de ronde de la frontière.
Deux fois par jour, une patrouille israélienne passe dans un sens puis dans l’autre sur cette route défendue par un champ de mines, des barbelés, des détecteurs de mouvements et un grillage dont on suppose qu’il est électrifié. Entre Français et Israéliens, aucun contact.


Les conditions de vie des Casques bleus sont des plus spartiates : quatre tentes et des lits Picot surmontés de moustiquaires pour dormir, une douche froide bricolée sous un réservoir d’eau, un bloc de toilettes de campagne, un générateur, de l’eau minérale, les rations de combat, un fruit frais et du pain pour l’alimentation.

Les conditions de vie des Casques bleus sont des plus spartiates : quatre tentes et des lits Picot surmontés de moustiquaires pour dormir, une douche froide bricolée sous un réservoir d’eau, un bloc de toilettes de campagne, un générateur, de l’eau minérale, les rations de combat, un fruit frais et du pain pour l’alimentation.


Elles n’entament guère l’enthousiasme du marsouin Kevin Caillet. À 24 ans, il vit là sa première Opex (opération extérieure), quelques semaines seulement après avoir terminé ses classes. « Nous sommes très fiers d’être ici pour instaurer un climat de paix et aider l’armée libanaise à contrôler le Liban-Sud », dit-il, les yeux rivés sur le soleil couchant, son « Famas », le fusil d’assaut réglementaire, en bandoulière.


Vieux routier des Opex, le caporal-chef Oscar Da Silva, 37 ans, a l’œil à tout. La position des tentes, abritées par un mur de béton, ne lui plaît pas. « La zone de vie est exposée, il va falloir la déplacer derrière un merlon, une butte de terre absorbe beaucoup mieux le choc des obus », observe-t-il en professionnel averti.

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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