MAM conteste l'accélération du calendrier de l'UMP
Et oui, MAM n'est pas dupe.
"MAM" conteste l'accélération du calendrier de l'UMP
Le bureau politique de l'UMP du mercredi 22 novembre, qui doit fixer les modalités de la compétition interne pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle, s'annonce tendu. Le parti est sous le choc de la désignation transparente et ouverte de Ségolène Royal par les militants socialistes. Parmi ses 120 membres, certains ne sont pas sûrs d'avoir le temps de s'y rendre. Ainsi, Dominique de Villepin indique, dans Le Figaro du 21 novembre, qu'il travaille. Il se rendra à l'invitation de Nicolas Sarkozy "si (sa) tâche le (lui) permet".
Michèle Alliot-Marie a mis en garde le président de l'UMP. "Le conseil national de jeudi dernier (où la ministre de la défense a été sifflée) a montré une vraie difficulté à débattre sérieusement au sein de l'UMP", estime-t-elle dans une lettre dévoilée par Le Parisien du 21 novembre. "Cela ne donne pas une bonne image de notre famille de pensée, au moment où les Français ont eu le sentiment que le PS avait montré sa capacité au débat, écrit-elle à M. Sarkozy. Je te propose que nous nous rencontrions pour parler des moyens d'enrichir le débat."
Dès mercredi soir, elle compte contester l'idée de M. Sarkozy, pressé de se déclarer officiellement après le triomphe de Mme Royal, de proposer une date butoir - sans doute le 5 décembre - pour faire acte de candidature à l'investiture par le parti, le 14 janvier. "Je m'exprimerai sur ma candidature au début de l'année prochaine", martèle-t-elle.
Les partisans de M. Sarkozy s'agacent de ces velléités de contestation interne, rappelant l'écrasante supériorité du président de l'UMP. Selon un sondage Ipsos-Le Point effectué du 17 au 19 novembre, 77 % des sympathisants de l'UMP affichent leur préférence pour M. Sarkozy, loin devant Mme Alliot-Marie (17 %) et M. de Villepin (6 %). Pourtant, 49 % des Français souhaitent un deuxième candidat UMP à l'élection présidentielle, tout comme 34 % des sympathisants UMP.
Certains, à droite, s'inquiètent que ces divisions se prolongent. Même d'anciens supporters de M. de Villepin, comme Philippe Douste-Blazy ou Renaud Donnedieu de Vabres. "Si l'on se sent en décalage, on peut élaborer son propre projet, mais, après le 14 janvier, je ne considérerai pas cette demande comme légitime", affirme le ministre de la culture.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt