Premiers mensonges et nouvelles provocatioins du candidat Sarkozy

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Premiers mensonges et nouvelles provocations

du candidat Sarkozy

Après un lancement de candidature raté malgré le soutien d’une partie de la presse quotidienne régionale, Nicolas Sarkozy a tenté de rattraper le coup avec 2h52 d’antenne dans l’émission "A vous de juger ", le jeudi 30 novembre.

A nous de juger donc, la prestation du Président de l’UMp qui entre mensonges et provocations, n’a pu éviter de prononcer une jolie bourde : "Ce n’est pas un hasard si j’ai gagné la compétition interne à l’UMP ". Bel esprit démocratique alors que la compétition interne n’a pourtant pas encore commencé...

Voici les extraits les plus intéressants que nous avons retenus de la prestation de Nicolas Sarkozy. A vous de réagir et de nous donner votre avis !


1. Premiers mensonges de campagne :

"Je viens avec un projet pour répondre aux questions que se posent les Français (…) Je ne pense pas qu’il faut masquer la vérité aux Français (…) Je ne peux pas mentir".

  • « Entre 97 et 2002, 15000 CRS ont été utilisés exclusivement pour - maintenir l’ordre dans les manifestations, je les ai mis par petites unités dans les quartiers où on manquait de police ». Nicolas Sarkozy déforme un peu la réalité. Depuis son arrivée au Ministère de l’Intérieur, les forces de police présentes dans les quartiers difficiles ont été largement diminuées en raison de la suppression de la police de proximité. Résultat : de nombreux commissariats et postes de police ne peuvent fonctionner en raison d’une pénurie d’effectifs. Là où, en revanche, Nicolas Sarkozy a raison, c’est que la seule présence policière réelle dans ces quartiers est consacrée à une mission de "rétablissement de l’ordre" (CRS) plutôt qu’à une sécurisation continue de ses territoires. On en a vu les conséquences lors des événements de novembre 2005...
  • « Chaque fois que j’ai été saisi d’une défaillance de la police française, je l’ai sanctionnée ». Depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur en 2002, Nicolas Sarkozy n’a cessé d’encourager les forces de police à “reprendre en main” les quartiers et à punir énergiquement les “voyous”. Ce discours musclé a été suivi dans les faits par un accroissement des violences policières. Ainsi, dans son rapport publié en avril 2005, Amnesty International dénonce “l’impunité généralisée” qui caractériserait les affaires de violence commises par des policiers, en France. Le document recense notamment une trentaine de “graves violations des droits humains, avérées ou présumées, commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes”. Nicolas Sarkozy continue donc de nier la réalité des bavures. D’ailleurs, il expliquait en 2005 à Marseille que “l’augmentation des plaintes, ça ne veut pas dire qu’il y ait une augmentation des bavures”. C’est tout dire...
  • « Je ne pense pas que le fait de devenir chef d’un parti empêche d’être ministre de l’Intérieur. Je ne sais pas ce qu’est être multicarte ». Nicolas Sarkozy ne sait pas ce qu’être multicarte ? Il devrait pourtant s’en apercevoir s’il assumait les différentes responsabilités dont il a la charge. Il cumule, en effet, les mandats électoraux et/ou responsabilités politiques suivantes : président du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale (l’UMP), président d’un exécutif local (le conseil général des Hauts-de-Seine) et ministre de l’Intérieur. Ces multiples casquettes posent au moins trois types de problèmes. Sur le plan de l’efficacité, on peut légitimement se demander comment un homme politique peut mener à bien l’ensemble de ces missions au nom de l’intérêt général. Sur le plan du renouvellement démocratique, il apparaît que ce trust met encore plus à mal des institutions qui souffrent déjà cruellement du manque de diversité des classes dirigeantes. Sur le plan de l’éthique enfin, il est pour le moins surprenant de constater que Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, contrôle via un préfet sous sa responsabilité la légalité des décisions prises par Nicolas Sarkozy, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et décide des redécoupages électoraux pour lesquels milite Nicolas Sarkozy, président de l’UMP.
  • « L’erreur des 35H a entraîné une régression salariale et a pesé sur la croissance française ». Rappelons juste que les 35 heures ont créé plus 400 000 emplois et ont favorisé une croissance historique en France entre 1997 et 2000...
  • « Je n’ai pas dit que la justice était laxiste. J’ai ciblé un juge et un tribunal (Bobigny) ». Faux aussi. Nicolas Sarkozy a, à de nombreuses reprises, laissé entendre que les magistrats sont, pour lui irresponsables. Dans un entretien au Figaro du 24 juin 2005, il s’interroge en ces termes à propos des magistrats : “tout le monde doit rendre des comptes, être responsable de ce qu’il fait. Y a-t-il une profession qui peut être à part  ?”. Du régime des primes au pouvoir disciplinaire du garde des Sceaux, de nombreux instruments permettent pourtant de contrôler voire de sanctionner des juges. Dans le cas d’une erreur judiciaire, la justice peut même se retourner contre un magistrat dont la responsabilité personnelle est engagée.
  • « Entre 1997 et 2002, et reprenez moi tout de suite si je me trompe, la délinquance a augmenté de 14%. Depuis que je suis ministre de l’Intérieur, elle a baissé de 9%, ce qui fait un million de victimes en moins. Le taux d’élucidation était de 1 coupable sur 4, aujourd’hui 1 sur 3. Avec les mêmes effectifs, la police travaille mieux ». Et bien, nous allons le reprendre puisqu’il se trompe ! Les faits de violence aux personnes n’ont cessé d’augmenter depuis la prise en main de la police par Nicolas Sarkozy. Toutes les études produites par l’Observatoire National de la Délinquance le confirme d’ailleurs !
  • "Je crois à une grande politique industrielle". Faut- il rappeler que notre pays a perdu cette année plus de 100 000 emplois salariés, que notre commerce extéreur est au plus mal, que nos investissements productions sont parmi les plus bas de la zone euros, etc...mais Nicolas Sarkozy ne doit pas être comptable de la politique gouvernementale, pourtant sur ces 4 ans, il fut un an ministre de l’économie et des finances.
  • "Dans les prisons, on ne peut pas continuer comme cela !" il est nécessaire de rappeler que l’état des prisons françaises est directement lié à l’inadéquation entre la politique d’incarcération voulue par Nicolas Sarkozy et la faiblesse des politiques alternatives à la prison.

2. Nouvelles provocations verbales...

Ces extraits se passent souvent de commentaires mais susciteront certainement vos réactions !

  • « L’Etat est trop endetté, les Français pas assez ». et d’ajouter : "Il faut permettre aux jeunes de rêver de devenir propriétaire". Ici Nicolas Sarkozy reprend son antienne sur sa volonté de construire une France de propriétaires. Il veut un état moins endetté, mais par l’entremise des prêts hypothéquaires, il veut par contre que ce soit les français qui s’endettent..."pour rêver de devenir propriétaire" et pour le plus grand bonheur des organismes banquaires et de crédits.
  • « Ceux qui s’élèvent pendant la révolte des banlieues, qui défendent les droits de l’homme, je regrette qu’ils n’aient rien dit lors des incendies de bus ».
  • « Je ne fais aucun amalgame, ni de l’âge, ni du lieu d’habitation, ni de la couleur de peau ».
  • « Rien ne m’a été donné dans ma vie car je n’ai rien demandé » .
  • "Il faut dire la vérité aux Français, il y a un lien entre le problème des banlieues et l’immigration....l’accumulation dans les quartiers fait que cela devient une poudrière".
  • "Le président du tribunal de Bobigny refuse de condamner les multirécidivistes, il faut le remplacer !".

Sources Reso

Posté par Adriana Evangelizt


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V
La capacité de Sarkozy à dire tout et son contraire n'est pas nouvelle.<br /> En ce moment il annonce des aides de toutes parts et en même temps il parle de réduire la dette ...Chercher l'erreur ...<br /> En ce qui concerne les juges, le candidat à le droit de critiquer mais le ministre d'Etat ne doit pas le faire, mais le respect de la République passera après ses propres intérets ...
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